Forum Roleplay Prélude à la vérité

Prélude à la vérité

Ethana/Alecto

Un bruit régulier de pas résonnait dans la grande salle de pierre, au centre du château sans âge, de la capitale de la planète Tisiphone. L’édifice était si vieux que même les archives ne mentionnaient pas son année de construction, mais de tout temps, il avait été le siège des dirigeants de la planète. Son inconfort, comparé aux installations récentes, était censé rappeler aux régnants la situation des moins aisés, et encourager leur rigueur ainsi que les empêcher de se perdre dans le luxe.

Seulement, voilà, pour une jeune femme à peine sortie de l’adolescence, ces notions étaient fort désagréables. Et, surtout, elle n’avait aucune envie de loger à cet endroit. Mais vu le décès inattendu de son père, voilà que lui incombait la tâche de régner.

Avant tout de chose, elle avait entrepris un pèlerinage pour savoir à quel Dieu se dévouer, et la réponse avait été sans appel « Olaka ». Cela contrariait la jeune femme, son caractère été bien trop emporté pour prendre du plaisir à la réflexion et à la contemplation. La seule chose faisant écho à ce qu’elle était, dans les préceptes de la déesse, était sa quête de vérité personnelle, et sa volonté d’imposer sa Vérité au reste de la galaxie.

"Intendant, il va vous falloir redécorer cette salle aux couleurs d’Olaka… Et remettre dans un état convenable son temple. "

Le vieil homme, immobile à côté d’elle, semblait inquiet, triturant ses doigts.

"Bien Madame…Quels sont les délais ?"

"Au plus vite. Tout doit être prêt pour mon investiture…Aucun retard ne sera toléré."

Les yeux de la jeune femme étaient fermes et dénués d’émotions, le vieillard se contenta de hocher la tête et de quitter la salle pour aller répandre ses ordres. Sa maîtresse n’était ni connue pour sa patience, ni pour sa clémence, et il ne souhaitait pas courir le risque de lui donner une raison de le punir. Qu’Olaka l’ait choisie l’avait rassuré, mais cela ne semblait pas avoir changé la jeune femme d’un iota. Pourquoi avait-il fallu que son père décède ? Lui qui était juste et doux, adorateur du vénérable Gothran. Si le pouvoir avait plus semblé attirer la demoiselle, il l’aurait sans doute pensée à la racine d’un coup monté, mais malgré la longue liste des défauts de la jeune femme, la soif de pouvoir en était absente. Par contre, cela n’était pas absent des défauts du précepteur qui l’avait élevée, peut-être faudrait-il enquêter de ce côté-là.

Cet homme-là était plus que trouble, et le vieil Intendant avait toujours eu des doutes à son égard. Mais sa, désormais, suzeraine l’avait toujours adoré, et son père également.

De son côté, la jeune femme s'interrogeait encore sur comment mené à bien tout les tâches qui lui incombait, et ce fut donc naturellement qu'elle interrogea dans une prière les Dieux pour savoir quels comportements adoptés.

Ce fut la déesse mineure Gaya qui répondit à ses questionnements, l'exhortant à faire preuve de bonté, d'amour, et de pardon...Cette réponse divine arracha un grognement d’insatisfaction à la jeune femme qui se mit à réfléchir à comment la mettre en œuvre.

P.S : Grand merci à Sikarep pour l'illustration du château.

édité le 16.05.2017, 9:26

Ethana/Alecto, 16 mai 2017, 9h17

Ethana/Alecto

La lumière déclinait dans la salle, désormais éclairer par quelque bougies dont les flammes tremblaient, répandent des ombres inquiétantes dans la pièce. La jeune femme était toujours assise là, élaborant des plans silencieusement, cherchant à savoir comment lier les siens aux volontés contrariantes des Dieux. Dans la salle, s'avança un homme d'âge mûr au visage buriné. Il marchait tel un félin, et il aurait été bien difficile à deviner qu'il s'agissait là plus d'un homme d'armes que de lettre.

"Oh ! Isaïe ! Vous tombez à point nommé ! J'ai une fois de plus besoin de vos lumières !"

Le soulagement pouvait se lire sur les traits d'Alecto, qui espérait que son précepteur aurait des conseils avisés sur la situation.

"Olaka m'a choisi pour la servir, comme vous le savez...Mais, Gaya m'encourage à faire preuve de...Pardon..Et d'amour.."

Elle avait presque craché les deux derniers mots, tant ce à quoi la Déesse la poussait lui semblait inapproprié.L'homme eut une moue plus que dubitative, puis au bout de quelque seconde prit la parole.

"Le pardon des péchés s'obtient toujours dans la douleur, ma Dame, vous devriez le savoir."

La jeune femme le dévisagea, loin d'être persuadée par sa réponse.

"Je ne suis pas sûre que Gaya, qui prône l'amour, voit cela de cette façon, si ?"

"Et bien...Par amour de votre prochain, vous pouvez leur offrir le pardon par la souffrance, afin que leur péché leur soit pardonné à ne les poursuive plus."

Cette réponse sembla la satisfaire et elle se contenta de hocher la tête. Il connaissait mieux les Dieux qu'elle et savait, assurément, mieux percevoir leur volonté.

"Ainsi l'amour de mon prochain alimentera le feu ardent du pardon."

Elle n'avait plus qu'à espérer que c’était bien la volonté de la déesse qui lui avait répondu. Ce chapitre clos, elle commença à exposer ses plans afin de trouver conseil et sagesse.


Durant ses prières du soir, avant son repos, la demoiselle espéra avoir un signe, pour savoir si la voie que lui montrait son précepteur était bien celle à suivre. Il était hors de question de s'attirer les foudres d'une Déesse même mineure. Et ainsi, que ce fut Byfron qui daigna lui répondre, elle fut soulagée. Elle n’oublierait pas et abattrait le feu du pardon pour châtier ceux qui auront osé toucher aux siens. Elle en faisait la promesse solennelle.

Puis, alors que la nuit était avancée, elle alla aux archives afin de se plonger un moment dans le savoir comme le souhaitait Olaka. Il fallait qu'elle comprenne la galaxie qui l'entourait si elle voulait avoir une chance d'être une personne qui compte dedans et de faire entendre au plus grand nombre la vérité. Mais la planète était désuète, et ses systèmes de communication aussi. Pire que cela, son père l'avait tenue à l'écart de la vie galactique et elle n'en connaissait que ce que les cours d'histoire lui avaient appris. Il avait d'ailleurs tenu toute la planète à l'écart des considérations galactique, considérant qu'avoir une position aussi neutre que possible était le moyen le plus avisé de servir Gothran et que la discrétion était le premier rempart contre la guerre.

Ces derniers jours, elle se mettait au courant. Elle avait été indignée par beaucoup de changement qui avait eu lieu, mais cela renforçait sa détermination à servir la confrérie d'Ahriman. Et plus le temps passait, plus il était évident qu'elle ne suivrait pas la politique imposée par son père, et son grand-père avant lui. On ne pouvait pas répandre de vérité sans se faire étendre, et se faire étendre était impossible sans se faire connaître.

Une fois ses lectures finies, elle fit une dernière prière, plus discrète, adresser au Prophète, avant d'aller se coucher, comme lui avait appris l'homme qui l'avait élevée. Elle savait que sa maisonnée n'était pas prête à rejoindre sa foi pour l'instant, mais cela viendrait, et de gré ou de force, ils n'auraient d'autres choix que de s'y soumettre le moment venu.

édité le 16.05.2017, 10:06

Ethana/Alecto, 16 mai 2017, 9h47

Ethana/Alecto

"Dame Alecto ?...Dame Alecto !"

La jeune femme, perdue dans sa contemplation d'une carte de la galaxie, sursauta, tournant son regard froid sur son Intendant.

"Que se passe-t-il ?"

"Nous avons un problème avec notre nouvelle raffinerie...Elle ne produit plus…."

"Et bien, faites-la réparer ! Ne voyez-vous pas que je suis occupée à chercher où nous pourrions nous étendre ?!"

"Oui, Madame, bien madame...Il y a aussi ce dossier...De notre sécurité intérieure que vous devriez lire au plus vite..."

"Ne vous inquiétez pas cela sera fait."

Une lassitude inhabituelle planait dans la voix de la jeune femme. Et le vieil homme n'osa insister plus, il se retira pour aller se consacrer à ses tâches. Sa maîtresse changeait, et ses changements étaient plutôt rassurants. Certes, elle restait ferme et bien souvent froide, mais elle utilisait tout son temps et son énergie pour rendre meilleures les conditions de vie de son peuple, et cela l'Intendant était bien placé pour le voir. Jamais Tisiphone n'avait autant prospéré. Il ne pouvait qu'espérer qu'elle continue ainsi.

Ce ne fût que bien des heures plus tard, alors que le crépuscule était tombé depuis longtemps qu'Alecto lu enfin le fameux rapport. Il s'agissait de l'enquête sur la mort de son père. Elle savait que c'était en cours, mais elle avait supposé qu'on découvrirait juste qu'il avait contracté telle ou telle maladie mortelle, ou que l'âge avait eu raison de lui, et n'y avait pas prêté attention plus que cela.

Plus sa lecture avançait, plus elle se rendait compte qu'elle s'était fourvoyée. Et pas seulement sur les causes de la mort, mais aussi sur son entourage. Son visage, souvent tendu, était maintenant figé dans une expression vide et ce fut d'une voix tout aussi blanche qu'elle interpella le garde le plus proche.

"Allez me chercher Isaïe !"

"Maintenant ? Nous sommes au milieu de la nuit, ma dame !"

"Maintenant."

Surpris, le garde partit aussi tôt. Une fois seule, la jeune femme se leva et vérifia que son bouclier personnel soit activé, elle ouvrit également un des tiroirs de son bureau pour se saisir de lame qui s'y cachait. Une arme courte, qu'elle n'aimait pas, mais qui lui serait utile si elle devait se défendre dans l'espace confiné de la pièce. La posant nonchalamment à portée de main, elle se rassit et attendit l'arrivée de son conseiller le plus proche.

Elle n'eut pas à attendre longtemps. Apparament, il ne devait pas dormir non plus. Alors qu'il entra, elle lui désigna une chaise d'un mouvement de tête, puis lui tendit le dossier lu précédemment.

"Expliquez-vous."

Il baissa les yeux quelques secondes sur le dossier qu'il ouvrit et feuilleta rapidement.

"Que voulez-vous dire ?"

"Vous savez aussi bien que cette façon d'éliminer quelqu'un est marquée de votre sceau."

"Vous faites erreur, ma dame, je suis innocent...Quelqu'un aura voulu m'accuser !"

"Ne me mentez pas !"

Un silence de plomb s’en suivit, et pendant de longues secondes leurs regards s'affrontèrent. Celui d'Alecto ne flancha pas, à aucun moment, et Isaïe finit par détourner le sien.

"C'était nécessaire, ma dame."

Un rire vide d'émotion sortit des lèvres de cette dernière.

"Pourquoi donc ?"

"Je ne peux vous le révéler pour le moment, vous le saurez bien assez tôt."

Elle soupira, longuement.

"Vous serez exécuté à l'aube."

"Vous n'avez pas ce pouvoir ! J'ai le droit à un procès ! !"

"JE dirige cette planète. Il n'y a nul besoin de procès"

"Mais vous avez besoin de moi ! Je suis le seul à savoir la Vérité et à pouvoir vous guider !"

Hochant négativement, elle ajouta d'une voix désolée.

"Vous vous trompez Isaïe....Olaka est la seule guide dont j'ai besoin... Gardes !"

Alors que ses derniers rentraient dans la pièce, l'air interloqué. Son précepteur lui lança un regard suppliant.

"Tout ce que j'ai fait…Je l'ai fait pour votre bien, Alecto."

" Emmenez-le...Et enfermez-le. »

Il y eut quelque seconde de flottement, puis les gardes exécutèrent les ordres reçus. Elle fut étonnée qu'il ne tente pas de se débattre, mais c'était bien mieux ainsi. Puis pendant de longue seconde, elle resta seule, debout, dans son bureau, avant de se rassoir.

Son masque impassible se fissura alors et des larmes perlèrent le long de ses joues. Perdre son père avait été dur. Certes, leurs caractères étaient opposés, mais il avait toujours été bienveillant avec elle, et il l'avait laissée suivre la voix qu'elle désirait. Savoir qu'Isaïe l'avait trahi était bien pire. C'est lui qui l'avait éduquée, lui qui lui avait apporté des clefs de compréhension du monde. Elle lui avait voué une confiance aveugle. Et elle savait maintenant qu'elle avait eu tort. Dans aucune logique valable, on ne tuait pas le père d'une personne pour l'aider. Et quelqu'un qui avait assassiné son suzerain pourrait recommencer. Il devait mourir.

Ethana/Alecto, 22 juin 2017, 16h07

Ethana/Alecto

L'exécution avait eu lieu le lendemain matin. Sans heurt, une fois de plus, l'homme ne s'était pas débattu. Alecto s'était forcé à y assister, c'était son devoir. Il l'avait fixé tout du long, en ne disant rien. Il n'avait pas non plus parlé quand on lui avait demandé ses dernières volontés, il s'était contenté de tendre une lettre à la destination de la jeune femme. Elle l'avait prise, mais ne l'avait pas lue. Elle le ferait seule. À aucun moment, elle n'avait détourné le regard, assumant pleinement la sanction qu'elle lui avait elle-même donnée.

Évidemment, la rumeur s'était répandue comme une trainée de poudre, et l'Intendant s'était empressé de transmettre au média la cause de cette exécution. Le peuple semblait s'en accommoder, content que justice ait été faite pour leur ancien seigneur. Cependant, le vieillard attendait depuis des heures que la jeune femme daigne le recevoir et quand elle accepta enfin, il la trouve dans une pièce seule, le visage serré, et il oublia immédiatement les raisons qui le poussaient à venir.

S'approchant d'elle calmement. Il ne pouvait que constater qu'elle tenait entre les mains un papier, et il se demanda ce que cela pouvait bien être pour qu’elle semble aussi perturbée.

"Vous êtes la mémoire de Tisiphone, Intendant...Vous connaissez tous les secrets de ma famille, et tous les tourments qui ont pu l'habiter."

"Je n'irais pas jusqu'à là, Madame.."

Mieux que quiconque, le vieillard savait que les compliments étaient souvent le signe d'ennuis qui allait sortir de nulle part.

"J'ai besoin de votre savoir...J'ai besoin de savoir d'où je viens."

Voilà qui était surprenant. Et c'était une des rares questions à laquelle il ne savait pas répondre. La naissance de l'héritière avait été cachée, et à vrai dire, personne ne connaissait le nom de sa mère.

"Je ne sais pas, Madame."

"Vous ne savez pas ?...Vous ne savez pas que mon profil ADN est si différent de celui de mon père que je ne pourrais même pas être une lointaine cousine ?! Pire qu'il n'y a sans doute aucun membre de ma famille, même éloignée qui vive sur cette planète ?!"

L'Intendant la dévisagea, la surprise déformant ses traits.

"Tout le monde sait que vous êtes la fille de votre peur...Vous délirez !"

"Tenez votre langue ! Je ne délire pas !...Vérifier les résultats de l'analyse que j'ai demandée pour voir."

Elle lui tendit le papier. Il ne le regarda pas.

"Pourquoi en avoir demandé?"

"Pour respecter la dernière volonté de mon précepteur."

Ceci expliquait cela. Cet Isaïe avait donc été un poison pour cette famille jusqu'à la fin.

"Les médecins sont au courant d'où venait la demande ?....Il ne faudrait pas que le peuple vous juge illégitime."

"Ils ne le savent pas. Il n'y a que vous et moi qui sachions....Je pensais que vous sauriez me l'expliquer."

"Je suis navré de vous décevoir....Si je peux aider.."

"Pour le moment...Cela n'a pas la moindre importance. Cela ne change pas mes devoirs...Mais quelqu'un, ou quelque chose, à œuvrer pour que je sois ici et pour que mon père garde tout cela secret…Et je découvrirais pourquoi. Il va vous falloir recruter un sacré maître-espion pour trouver cela."

"Cela sera fait."

Ethana/Alecto, 23 juin 2017, 14h36

Ethana/Alecto

Tant de temps s’était écoulé. Tant de choses s’étaient produites. Le duel, la guerre, l’autre guerre, la perte de sa planète mère, la mort de son Intendant et plus fidèle conseiller... Mais, enfin, elle touchait au but. On lui avait annoncé le matin même le retour des espions qui avaient été envoyés à travers la galaxie, mais surtout à l’Empire, et cette fois, peut-être y aurait-il des résultat. Son maître espion en était, en tout cas, persuadé. Avant la guerre, elle les aurait accueillis dans le bureau de son vieux château de pierre, sur Tisiphone. Mais la planète n’était plus à elle depuis longtemps et elle ne la considérait, désormais, que comme un point stratégique sur la carte de la galaxie. Son quartier général, maintenant, se situait dans un phénix, souvent en orbite d’Achlys, mais prenant également part aux assauts contre ses ennemis. Ses quartier étaient, certes, moins confortables que ceux sur une planète, mais elle s’y sentait dans son élément. Néanmoins, le maître espion décida de l’interrompre alors qu’elle s'entraînait dans le gymnase du vaisseau. Il s’était approché alors qu’elle effectuait une série de mouvements complexes en faisant tournoyer sa lame, et s’était contenté d’un toussotement pour attirer son attention. La jeune femme s’était interrompue et avait fait un signe de tête dans sa direction pour la saluer.

“Maître espion. J’espère que cette interruption en vaut la peine..”

“Je vous en laisse seule juge, Grand Maître, mais je n’en doute pas trop.”

“Je vous écoute.”

“Nous avons trouvé réponse aux deux questions que vous vous posiez.”

“Aux deux ? Excellente nouvelle ! Dites-moi tout.”

“J’ai pris la peine de couper les caméras de sécurité et les micros du gymnase avant de venir...Je pense qu’il vaut mieux que personne n’entende ce que j’ai à dire...Les espions qui en savaient trop ont été éliminés, ma Dame.”

Le regard d’Alecto se fit légèrement suspicieux. Elle avait remarqué, depuis un certain temps déjà, qu’il ne l’appelait ma Dame que lorsqu’il craignait pour elle. Toutefois, elle lui fit signe de continuer.

“Nous avons dû fouiller loin dans les archives impériales, et retrouvé certains effets personnels de personnages morts depuis bien longtemps. Je serais en mesure de trouver le nom de vos parents génétiques...Mais je ne pense pas que cela soit pertinent.”

La jeune femme failli lui rétorquer de but en blanc qu’elle était la seule à choisir ce qui était pertinent ou pas, mais elle ravala ses mots et continua d’écouter.

“Je ne sais pas trop comment vous annoncer cela de façon convenable et je m’excuse déjà si j’oublie les formes...Mais nous avons trouvé une correspondance ADN totale. Vous...Vous êtes un clone de l’Impératrice Alecto I, ma Dame.”

La révélation atteignit la jeune femme comme un coup de marteau dans le ventre. Mais avant que son émotion ne la submerge, elle lança un regard froid à son espion et se contenta de dire.

“Donnez-moi votre rapport, et laissez-moi seule.”

“Ma Dame...Vous ne devriez peut-être pas...”

Le regard de la jeune femme se fit meurtrier alors qu’elle reprenait la parole, prononçant distinctement chaque syllabe.

“Laissez-moi seule.”

Il n’insista pas plus, lui donna le dossier et partir sur le champ, sachant qu’elle était bien capable de lui trancher la tête s’il ne le faisait pas.Elle se dirigea vers le râtelier d’arme et y déposa son épée avant de commencer à lire le rapport. Elle aurait voulu pouvoir se persuader qu’il avait fait une erreur mais les données étaient là, et bien trop précise. Des questions commençaient déjà à naître dans son esprit et elle sentait une partie d’elle-même s’effriter. Qui était-elle vraiment ?

Avant qu’elle n’ait le temps de s'apitoyer, son com sonna et, instinctivement, elle accepta la communication.

“Grand Maître, nous arrivons à portée de notre cible.”

“Bien, j’arrive.”

Le temps des questionnements philosophiques viendrait plus tard. Pour l’heure, elle était Alecto, Grand Maître de la Confrérie d’Ahriman, et ses ennemis allaient voir son courroux.

Ethana/Alecto, 23 août 2017, 15h28

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