Forum Roleplay RP commun - La Croisée des Destinées

 RP commun - La Croisée des Destinées

Falmala

Bientôt (pré-inscription ici), cela sera à vous de continuer l'histoire ici ou d'aller à la rencontre des autres personnages à l'Asylam-Bar. RP libre, tous les débutants sont bienvenus et encouragés à tenter l'expérience.

Respectez les autres, ne tuez pas, dans vos RPs, un autre joueur, un des leurs officiers ou ne faites pas la conquête d'une de leurs planètes ici,** à moins que vous l'ayez réellement fait In Game.**

Background de l'histoire

Vacant depuis la mort de l’empereur Régalion V, le trône impérial était devenu l’objet de nombreuses convoitises.

Une terrible guerre avait éclatée lors de la dernière strate. Elle devait permettre aux plus puissants seigneurs des différentes factions de déterminer lequel d’entre eux serait le plus digne de gouverner et de faire renaître l’Empire de ses cendres.

Alors que la Baronne de Kovahk, sortie victorieuse du conflit, s'apprêtait à s’emparer de la couronne impériale et à reconstruire l’Empire, une alliance, financée par Négore, fut créée afin de s’opposer à ses projets. Le Doge de Négore et les peuples des démocraties parvinrent ensemble à convaincre le sénat impérial de faire élire le prochain empereur lors d’un suffrage populaire.

En réaction, Kovahk proclamait à son tour un empereur, selon les anciennes traditions impériales.

Tandis que les flammes de la guerre civile embrasaient progressivement le centre de la galaxie, les Etats les plus éloignés sentaient l’étreinte de fer impériale se relâcher. Les partisans Cardanites ressurgirent au son des cris de liberté et des exhortations religieuses. Un nouveau mouvement était né: la confrérie d’Ahriman.

La Galaxie de l’Œil ne saurait tolérer la présence de deux empereurs. Lequel sortira victorieux de ces hostilités ? L’Empire devenu démocratique ou le nouvel empire Kovahkarh ? Assistera-t-on à la renaissance de Cardan grâce à la confrérie d’Ahriman ? Négore, avec sa grande fortune, soumettra-t-elle la galaxie grâce à la puissance de l’argent ? Ou le fier peuple de Synelle sera-t-il assez influent pour prendre le pouvoir par les urnes?

Tant de possibilités, tant de choix à faire, les voilà tous à la Croisée de leurs Destinées.

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A vos claviers pour la suite!

édité le 09.05.2017, 22:23

Falmala, 7 mai 2017, 11h08

Kern

Kreligg, village montagneux de la planète Agamar

Kellian était arrivé en courant sur la place centrale. Paniqué, il s'était égosillé dans les rues : "Ils sont là ! Ils sont là !". Tous étaient immédiatement sortis, malgré l'heure matinale, leurs fusils à la main, la plupart encore endormis et nus. Les impériaux n'avaient pas tardé, le bruit de leurs blindés retentissant dans les gorges rocailleuses de la vallée de Vald.

Ils avaient bien tenté de résister, mais n'eurent à peine l'occasion de riposter à la première salve. Maintenant, Kellian mourait, enseveli sous les gravats du moulin ionique, emporté par un missile déflagratoire. Il tenait dans sa main le pendentif d'Olaka que lui avait donné sa mère, sûrement morte à présent. Il pleura, pleura pour tous ses frères tués aujourd'hui, implorant les dieux de bien vouloir accueillir son âme.

Il faisait nuit, quand Varek Le Pieux et ses hommes arrivèrent sur place. Ils avaient reçu un signal étrange de leur groupe de la vallée Vald, sûrement brouillé en partie par les impériaux. Il était arrivé avec des heures de retard. Plus une âme ne vivait à Krellig. Deux blindés impériaux avaient cessé de brûler, un troisième était enseveli sous des rochers.

Partout des cadavres, femmes, hommes et enfants conjointement. L'Empire Akhénien avait été sans pitié. Certains soldats de Varek reconnurent des proches, s'effondrèrent dans les larmes et les cris. Mais aucune imprécation aux dieux ne sortit des bouches. Même si leur volonté était de voir les enfants de la confrérie morts et mutilés, elle restait sacrée.

Varek vit une main émergeant des décombres, agrippant fermement un objet. Il approcha. La main était gelée, morte depuis longtemps. Elle tenait un pendentif d'Olaka, la déesse de la clairvoyance, fille du tout-puissant** Ahriman**. Il embrassa le pendentif, et le mis autour de son cou.

Il convoqua ensuite ses hommes au centre du village dévasté, et ensemble ils formèrent un cercle avant de s'agenouiller dans le sable, les cendres et le sang. Ils entonnèrent ensuite une terrible prière :

  • Ahriman, père des dieux, maître de l'univers, fléau des impurs, nous t'implorons ici, pour nous donner la force, l'énergie et le courage de lutter contre tes ennemis. Donne à notre bras la force d'exercer notre revanche sur ceux qui font souffrir ton peuple. Donne à ton peuple la force de rebâtir sur ses ruines, et de prêcher ton Verbe par-dela toutes les frontières.
  • Karn, seigneur du fer, maître de guerre, terreur des ennemis. Venge-nous. Déverse ton feu et ta fureur sur les impériaux. Déchaîne ta rage sur ces misérables chiens. Nourris-toi de notre haine, régent de l'obscurité, car demain ne connaîtra ni lumière ni chaleur, tant que l'Empire souillera notre bonne terre de sa présence.

Demain, le soleil ne brillera pas pour les Akhéniens, et Agamar sera libre.

édité le 09.05.2017, 13:45

édité le 09.05.2017, 13:48

Kern, 9 mai 2017, 13h44

SIKA PROD

SIKAREP V savait qu'il était temps de parler aux peuples de ses planètes. Ses intendants le revêtirent de son armure de cérémonie et SIKAREP V s'approcha solennellement de son auditoire...

Cardanites! Magothistes!

Ma mère Cecil Baetz m'a engendré sans père! Moi seul, pouvais l'élever, au rang de Sainte mère!

Sainte Cecil, dorénavant pour l'honorer, vous userez! Moi seul, m'assurerai que vous saurez la respecter!

Je suis retourné au Gouffre de l'Antique Sépulture! Moi seul, pouvais en revenir vivant, soyez-en sûre!

Ahriman m'a chargé de vous prendre sous mon aile! Moi seul, peux vous convertir, ma force est réelle!

Vous avez souffert de nombreuses guerres! Moi seul, comprend ce que vous avez souffert!

J'ai priez le Dieu Ahriman pour vous sauver! Moi seul, sais à quel point vous êtes assoiffés!

Les Dieux Cardanites ont entendu ma prière! Moi seul, a été exaucé, et j'en suis fier!

Les Dieux m'ont guidé vers les réserves d'eau bénite! Moi seul, peux étancher votre soif, et vous ressuscite!

Rejoignez, sans tarder, la Confrérie d'Ahriman! Moi seul, peux vous initier aux Dieux, et à leur manne!

De gré ou de force, nous serons votre salut!

édité le 09.05.2017, 21:08

édité le 10.05.2017, 9:04

SIKA PROD, 9 mai 2017, 20h57

Draguel

Le culte de la Moisson se préparait à mater la dernière poche de rébellion sur Patiens. Ce n'étaient que des hérétiques osant protester contre le nouvel ordre en place. Apest Alménos, le dirigeant du culte, ne mis pas longtemps à se préparer pour la purge. Il ne s'encombrait pas d'une quelconque armure qui l'empêcherait de recevoir le présent de leurs dieux, la souffrance. Il était habillé d'une tenue simple et d'un long manteau noir qui le recouvrait. A la main, il tenait Messorem, son kusarigama. L'arme était constitué d'une faucille sur lequel était relié un poids par une longue chaîne. L'heure de la sombre récolte ne si fit pas attendre, les portes du vaisseau s'ouvrirent et laissèrent se déverser un flot de fidèles, pour la gloire de Byfron.

En plein cœur de la bataille alors que les combats résonnaient tout autour, Apest cultivait la mort arrachant la vie à tous les hérétiques qui passaient à porter de sa faucille. Mais tandis qu'il tuait un malencontreux rebelle une pique vint s'enfoncer dans son flanc gauche. L'homme à l'autre bout de l'arme jura et cria : " Vous vous prenez pour des dieux mais voit ton sang coulé vous n'êtes que des hommes ! ". Apest le regardait droit dans les yeux et tout en agrippant la pique, pour que l'homme ne lui échappe pas, il lui dit en s'avançant et en enfonçant l'arme plus amplement dans son corps : " Nous ne sommes pas des dieux, nous sommes leurs émissaires. ". Et d'un coup, le sourire au lèvres, il abattit son adversaire terrifié.

La bataille prit fin. Les rebelles, hommes, femmes et enfants, avaient tous péris. Pour le culte, il était temps d'entamer les sacrements et le rituel de l'Ensemencement. Les cadavres des hérétiques furent rassemblés et sur chacun d'eux il fut gravé un signe pour signifier à Byfron qu'il s'agissait de sacrifice. Les corps étaient ensuite ensemencés dans une grande fosse creusée sur le champs de bataille. Leurs âmes purent rejoindre le royaume du dieu de la souffrance divine et des morts. Quant-aux corps des croyants, ils ne furent pas incinérés comme l'ancienne coutume cardanite le souhaitait. Ils étaient amenés derrière la cathédrale et les églises où ils furent ensevelis eux aussi car pour ces fidèles il n'y avait rien de plus glorieux que de vivre auprès de leur dieu dans la mort. Dans le culte chaque membre est un moissonneur qui doit faucher le plus de vie avant de se présenter à Byfron qui l'accueillera avec les honneurs qu'ils leurs sont dues. Pour les remercier de leur servitude il fait fleurir les lieux de repos éternel et fait germer les champs de ses dévots.

Draguel, 20 mai 2017, 17h45

Kern

"Accompagne-moi, Ahriman, dieu des dieux, tout-puissant père de l'Univers. Accompagne-moi, et contemple en ton honneur la désolation que j'abats sur nos ennemis".

Tous écoutaient la prière murmurée de Varek, dit Le Pieux. Chacun, à son poste, avait délaissé un instant sa tâche, pour communier avec leur chef. Le prêtre de Karn à ses côtés s'inclina, saluant la dévotion exprimée. Les tirs secouèrent la coque du vaisseau pour toute réponse.

Sans un mot, le seigneur cardanite redressa la tête, dominant le pont depuis le siège de capitaine qu'il occupait. Autour, plusieurs cadavres. Ceux des officiers impériaux du vaisseau, emportés par l'attaque surprise. Les informations s'affichaient sur les écrans suspendus au plafond. L'un d'entre eux avait grillé, un autre s'éteignait puis se rallumait sans cesse. Les autres étaient porteurs de mauvaises nouvelles.

La vitesse du phénix diminuait toujours. Les moteurs auxiliaires trois et quatre du côté babord avaient subi un court-circuit et surchauffé, le moteur principal tribord avait été touché. Le circuit de refroidissement du générateur de bouclier avait lâché, Varek avait ordonné d'éteindre le bouclier du vaisseau pour éviter une explosion du noyau, comptant sur la coque pour encaisser les lasers de la flotte impériale.

Ils étaient arrivés jusqu'à la passe de Hakeln, à 740 kilomètres d'Eldrinar, la principale base d'occupation impériale sur Agamar. Mais les Akhéniens n'entendaient apparemment pas laisser la confrérie d'Ahriman s'emparer de leur vaisseau amiral. Une armada de chasseurs et de corvettes étaient à leurs trousses, et des cyclopes n'étaient pas loin derrière, menaçant d'user de leur terrible canon ionique.

  • Zrinia, Hamel, je veux ces systèmes d'armement calibrés sur ces cyclopes, immédiatement !
  • Nous faisons de notre mieux, seigneur, répondit Hamel dans son communicateur, mais leur système de sécurité est plus évolué que ceux que nous connaissons !
  • Olaka n'a-t-elle pas assez enseigné l'intelligence à notre peuple, pour que celui-ci soit berné par les technologies de l'Empire ? Votre mieux ne m'intéresse pas, je veux ces canons opérationnels.
  • Oui, seigneur Varek. Olaka nous guide.

Elle les guidait, nul doute possible, pensait Varek, serrant dans sa main le pendentif de la déesse qu'il avait récupéré dans la vallée de Vald. Récompensant sa foi, la déesse semblait effectivement avoir avantagé les cardanites, car le tonerre des canons du phénix résonna. Les dégâts étaient cependant déjà considérables, et ils perdaient de l'altitude, les débris suivant le sillage du vaisseau.

Le seigneur cardanite se leva, et quitta le pont en direction de la salle du réacteur. Les stabilisateurs devaient tenir. Quand soudain, un appel résonna depuis les hauts-parleurs.

  • Nous sommes abordés ! Les impériaux ont réussi à pénétrer dans le hangar 5 !
  • Que tous les combattants se dirigent vers ce hangar, ordonna Varek dans son communicateur. Ils ne doivent pas entrer !
  • Seigneur Varek ! (Varek reconnut Armin, le capitaine de la fraternité ardente, ses meilleurs combattants) ils ont déjà enfoncé les portes du hangar ! Ils sont dans les coursives !
  • Alors par Karn, positionnez-vous dans les coursives centrales, et retenez-les ! Nul ne doit arriver jusqu'à nous ! Que tous les techniciens reviennent vers le pont !
  • Nous sommes coincés, Varek, déclara Zrinia. Un contingent nous coupe la route. Nous les empêcherons d'entrer dans la salle des machines. Que le feu d'Ahriman nous venge.

Varek ne l'entendait pas de cette oreille. Il était hors de question d'abandonner Zrinia, ni aucun autre de ses frères et soeurs. Il dégaina son épée et se lança dans les coursives du vaisseau, toujours secoué par les tirs. Il passa près des baraquements, où l'équipage avait été massacré dans son sommeil par les zélotes d'Agamar. Une odeur de mort terrible encombrait l'air, mais les hérétiques avaient mérité leur fin.

Bientôt, ce fut le bruit des armes automatiques qui se firent entendre. Varek se plaqua contre une porte blindée entrouverte, apparemment défectueuse. Derrière la porte, les commandos de l'empire, sous leurs épaisses armures, étaient barricadés et mitraillaient impitoyablement l'entrée de la salle des machines. Le seigneur de la confrérie fit une prière silencieuse à Karn, sentant la colère bouillir en lui et guider son bras. Puis il se lança.

Ce fut un combat âpre et sanglant. Surpris par l'ardeur de l'attaque, les impériaux étaient au corps-à-corps avec Varek. L'un d'eux tenta de frapper de la crosse de son fusil, mais il cueillit la lame noire à la gorge avant de s'effondrer dans son élan. Un autre fit feu. Varek glissa sur le côté dans une roulade tandis que le soldat derrière lui prit le tir en plein abdomen. En se relevant, le cardanite ficha son épée dans le crâne du dernier soldat qui lui faisait face.

Varek se dressa ensuite vers la salle des machines, où des yeux dissimulés dans l'ombre n'avaient rien loupé du combat.

  • Par tous les dieux, qu'attendez-vous !? Courez !

Zrinia se lança, suivie d'Hamel et des autres survivants. S'ensuivit une course effrenée dans les coursives du phénix, sous les tirs des renforts impériaux. Quelques-uns s'effondrèrent de part et d'autre, Hamel fut touché à l'épaule, mais ils arrièvrent sur le pont en un seul morceau.

  • Armin ! Retrouvez-nous sur le pont !

Personne ne répondit.

  • Armin, commanda Varek, par Ahriman, je vous interdis de mourir !

Aucune réponse ne vint. Les lourds pas des impériaux résonnaient dans les couloirs menant au pont, tandis que des explosions secouaient la coque du vaisseau. Le phénix perdait toujours plus d'altitude et menaçait de s'écraser contre les falaise de Hakeln.

  • Seigneur, vous devriez voir ça !

Varek le Pieux alla vers l'homme qui l'appelait d'un poste de contrôle. Il lui fit visionner l'enregistrement d'une caméra des hangars. Plusieurs vaisseaux de transport s'étaient posés, déversant une petite armée à l'intérieur du vaisseau volé.

  • Redressez l'assiette du vaisseau. Déployez les volets restants, et relevez le nez du vaisseau, positionnez-vous en perte de vitesse.
  • Mais seigneur, nous allons nous écraser !
  • Précisément, mais si nous relevons l'avant du vaisseau, ces diaboliques infidèles seront les premiers à s'en rendre compte.

Les fidèles s'exécutèrent, redirigeant l'énergie des réacteurs vers les stabilisateurs frontaux, déployant les volets encore opérationnels. Le géant d'acier releva lentement le nez, le sol n'étant plus qu'à quelques dizaines de mètres.

Soudain, un des frères s'écria :

  • Par Ahriman, qu'est-ce que !!!!

Un vaisseau impérial s'écrasa de tout son poids sur l'avant du phénix, le forçant à piquer du nez. Dans l'habitacle du pont, tout le monde fut projeté, contre les murs ou le sol, sous la violence de l'impact. Varek eu tout juste le temps de relever les yeux pour voir le sol escarpé se précipiter contre eux.

  • Qu'Ahriman nous garde.

Kern, 22 mai 2017, 13h42

Zolored

Le palais impérial était comme à son habitude très animé. Des centaines de missives ainsi que de nombreux diplomates accouraient depuis toute la galaxie pour espérer une entrevue avec l’impératrice.

L’Empire a choisi, et c’est une première, en votant pour le trône impérial qui est revenue à Naelys d’Asphalie, noble ayant rejoint l’empire depuis peu avec sa sœur jumelle Zéphyria. A son arrivée, l’impératrice s’est rapidement entouré d’une équipe forte et de hauts nobles pour maintenir l’unité, le puissant maréchal Akulian, en charge de l’armée impériale en ses temps troubles pouvant néanmoins compter sur l’appui des finances du gardien Jyah. L’empire reprenait de sa superbe et le palais ressemblait enfin à l’ancien temps où partout à travers l’univers on venait chercher conseil, aide et protection à l’empereur en place.

La grande salle du trône est toujours aussi impressionnante, même si elle ne sert qu’en de rares occasions c’est bien cette image que gardent les dirigeants de faction y passant grâce à ses murs richement décoré et toutes ses lignes convergent vers l’imposant trône de l’empire Akhénien.

Naelys passa une porte de la salle pour se diriger vers un bureau annexe où travaillait son intendante (qui se trouve également être sa sœur jumelle), à peine rentrée son visage s’illumina.

-Zéphyria !!! Je suis contente de te voir, j’avais peur que tu sois partie à la salle d’entrainement ! Comment trouves-tu ma tenue ?

se dandine et tourne sur elle-même pour montrer sa magnifique robe mauve soulignant ses élégantes courbes et laissant entre-paraître une de ses jambes, elle lui tire la langue avant de continuer sans laisser le temps à sa sœur de répondre

-Je sais ce que tu vas dire, mais reconnais qu’un des grands avantages en étant impératrice et intendante c’est que l’on peut tester des centaines de tenues de toutes les couleurs et en changer autant que l’on veut ! Elle est sublime tu ne trouves pas ? Moi je l’adore ! Tu devrais essayer avec moi quelques tenues je sais déjà celles qui pourraient t’aller à merveille ! Ne fait pas cette tête, j’en ai pris moins d’une dizaine cette fois…

-Si tu veux on en essayera quelques-unes, tu es très belle comme ça. Tu vas même pouvoir essayer son effet sur notre petit ambassadeur, Maloss te demande pour ses affaires.

-Je suis contente que tu te plaise à être intendante, je savais que tu tiendrais à t’assurer toi-même de la sécurité du palais et à défaut d’aimer la diplomatie, tu ne te débrouilles pas si mal et même vraiment très bien.

-Ce n’est pas ce que je préfère mais bon, je m’y fais. A ce sujet, je vais justement à la salle d’entrainement pour les épées, ça ne fait jamais de mal, à plus tard.

Naelys se mit à rire légèrement avant de lui répondre

-Il fallait bien que je te sorte de ta zone de confort, à tout à l’heure !

L’impératrice se dirigea ainsi vers le bureau de l’ambassadeur Maloss, sourire aux lèvres.

Zolored, 21 juin 2017, 21h38

Falmala

Au premier Sang

Un vaisseau s’approcha de l’orbite de Tanith avec lenteur. Une fois en orbite il annonça ses intentions.

- Centre de contrôle de Tanith, ici le Sétus, vaisseaux de l’intendante Impérial Zéphyria D’Asphalie, nous sommes attendus pour un duel sur vos terres contre Dame Alecto.

- Sétus, ici centre de contrôle de Tanith, permission de pénétrer l'atmosphère accordé.

Zéphyria été assise près d’une des baies vitrées et observait l’approche d’un oeil absent, pour une fois elle n’était pas au commandes du vaisseau et son esprit pouvait s’évader avant l’affrontement. La planète était d’un vert profond, d’énorme forêts recouvraient de vastes étendues. Lorsqu’il se rapprochèrent elle pu voir une grande citée se dessiner au milieu de la verdure. Tanith Magna était la capitale de la planète et elle était majestueuse et entourée d’un impressionnant mur. Ses tours métalliques brillaient dans le soleil matinal au milieu d’une verdure luxuriante et de cours d’eau d’un bleu profond. Elle pu reconnaître également l’arène à côté du palais gouvernemental. Elle était gigantesque et impressionnante, comparée à celle ou Zéphyria avait l’habitude de s'entraîner celle ci en faisait au moins 6 fois la taille.

L’hydre impériale amorça la descente vers la piste d'atterrissage et finit par se poser en délicatesse sur le tarmac. Le temps pour l’équipage de donner les dernières indications et transmettre les données à la tour de contrôle Zéphyria ferma les yeux et respira profondément. Elle l’avait attendu longtemps ce moment et s’était entraîné dur pour affronter un adversaire qu’elle espérait digne d’être combattu. Sa main se glissa sur sa dague qu’elle fit rouler entre ses doigts en se remémorant les dernières semaines.

Après que Alecto ait accepté de se mesurer à elle, Zéphyria avait pris contacte avec elle afin de savoir quel arme elle voulait utiliser. Elle ne s’était pas attendu à ce que la jeune femme lui réponde l’épée longue et était restée quelques secondes sans voix, lorsqu’on lui annonça son choix. Zéphyria s’entraînait depuis sa prime jeunesse et avait manié un nombre d’arme de tout type. Son arme préférée restant le rapière, agile, rapide et léger. L’épée longue quand à elle demandait plus de force brute et la maniabilité n’était pas vraiment la même. Mais elle avait accepté et avait fait demander son maître d’arme dans les minutes qui avaient suivies. Zéphyria avait du rire lorsqu’il vu ses yeux effarés.

- Vous allez vous battre à l’épée longue ?

- Oui

- Mais vous n’avez que les bases du maniement de cette arme, vous avez toujours privilégier le rapière.

- Je le sais bien cher maître Toan, mais vous avez quelques semaines pour me rendre aussi efficace à l’épée longue que je le suis au rapière.

Le maître secoua la tête et se gratta le cuire chevelu en poussant un long soupire.

- Il faudra beaucoup d’heures pour vous remettre à niveau.

- Alors ne perdons pas de temps. Je me ferais pardonner auprès de Lency de vous accaparer pendant quelques longues semaines.

Zéphyria esquissa un sourire amusé et le maître d’arme lui rendit le même sourire et résigné l’invita à le suivre d’un geste de la main.

- Je n’ai pas le loisire de me laisser battre par un membre de la confrérie. Je refuse de perdre Toan.

- Je sais Dame Zéphyria… je le sais …

Ainsi commencèrent de longues semaines de remise à niveau. Les entraînements furent dure et très longs. Tous les soirs maître et élève, rentrèrent à la maison couverts de bleu, les muscles endoloris et épuisés. Zéphyria avait esquiver de nombreuses réunion diplomatiques pour parfaire son entraînement, mais le résultat en valait la peine. De part sa volonté et son assiduité le maniement devin fluide et plus naturel. La force dosée et les angles de frappe étudiés. Le dernier entraînement avait eu lieu la veille du combat et Zéphyria avait été très satisfaite du résultat. Elle avait passé une partie de la nuit à méditer et observer le étoiles en se demandant si ce combat allait être jugé à sa juste valeur. Elle ne le faisait pas uniquement pour prouver ses capacité, mais l’honneur de la famille était aussi en jeu. Depuis qu’elles avaient rejoint les terres impériales elle se demandait comment allait se profiler l’avenir. Deux sangs forts coulaient dans ses veines et l’empire comptaient sur elle et sur sa soeur pour le mener vers une domination comme elle l’avait toujours proclamé. C’est sur ses pensée qu’elle s'enfonça dans un sommeil agité, peupler d’affrontements, négociations et de jeu des origines.

Quelqu’un tira Zéphyria de sa rêverie.

- Dame Zéphyria, nous pouvons débarquer. Un véhicule sécurisé vous attend et vous mènera jusqu’à l’arène.

- Merci officier Niwil, j’arrive tout de suite.

L’officier la salua et quitta le compartiment. Zéphryria quand à elle observa la cohue sur le tarmac et le véhicule qui se garait devant son vaisseau. Elle se dirigea vers un grand coffret de bois qui trônait sur une étagère, elle l’ouvrit et en sortit un long objet emballé dans un tissu soyeux et richement décoré. Elle ouvrit le cordon et observa la garde de l’arme, y glissa les doigts quelques instants puis referma le tissus dessus afin de pouvoir la transporter. Zéphyria se présenta sur la rampe de sortie, en tenant fermement l’épée à la main. L’air était chaude et humide, il allait probablement faire un temps exceptionnel. Elle observa le tarmac, on l’attendais devant un petit véhicule qui devait l’amener jusqu’à l’arène, il était simple mais entouré d’un léger champ de force. Elle s'avança et monta dans le véhicule où elle fut accompagnée de quelques gardes. Il était petit et léger et semblait rouler de façon électrique. Sa suite quant à elle suivrait dans un autre véhicule. Le véhicule se mit route et Zéphyria apprécia la caresse du vent sur son visage. Il croisèrent d’autres vaisseaux dont celui de son adversaire dont les étendards d’un violet intense ressortait au soleil parmis les étendards synellectiques. Elle la vit debout près de son propre véhicule, le visage sérieux, les cheveux relevé en chignon et ses vêtements amples et sombres s’agitaient doucement dans le vent matinal. Elle leva les yeux au passage du véhicule de la suite impériale et Zéphyria lui fit un signe de tête un un salut du bout des doigts un grand sourire aux lèvres. Alecto la regarda passer le visage dur et fermé.

Zéphyria passa le reste du trajet à observer la beauté des lieu, ses énormes arbres qui semblaient se mouvoir. On lui apprit qu’on les appelait des Nals et qu’ils ne semblaient pas uniquement pouvoir se mouvoir, mais qu’ils pouvaient effectivement le faire et cela expliquait le grand mur qui entourait la ville pour la protéger. Lorsqu’ils arrivèrent au pied de l’arène les yeux de la jeune femme se promenèrent sur les grands estrades en bois. Cela semblait encore plus impressionnant vu d’en bas. Elle sauta hors de véhicule et se dirigea vers la porte.

- Ma dame attendez, nous allons devoir vous équiper de protections

- De protections ? Je croyais que nous devions combattre au premier sang!

- C’est bien le cas mais il faut vous protéger un minimum, nous ne pouvons vous perdre ni l’un ni l’autre dans un bête accident.

- Un bête accident ….

- Oui madame ….

Zéphyria secoua doucement la tête et finit par se rendre dans l’arène afin qu’on l’aprête. Ce jour là elle portait sa tenue préférée, un ensemble de cuire souple et noir. Elle avait partiellement tressé ses cheveux sur les côtés de la tête afin qu’ils ne la gênent pas durant le combat. Une paire de bottes souples et ses gants renforcés. Elle confia toutes ses autres armes à son maître d’entraînement qui avait été très silencieux jusqu’à la. Elle détacha ses couteau de lancé sur la cuisse et confia sa précieuse dague après l’avoir retourné quelques fois entre ses doigts. On lui enfila de très légères plaques de protection sur les épaules, sur l’avant de la poitrine et dans le dos. On lui proposa un casque qu’elle refusa avec obstination.

- Dame Zéphyria pour votre protection !

- Je ne vois rien avec ce machin sur le crâne, il est hors de question que je porte ça !

Ils avaient abandonnés résignés. Zéphyria récupéra son arme et la déballa lentement avec une cérémonie qui lui était propre. Elle plia le tissus, le tendit à son maître et empoigna l’arme avec assurance, la sous pesa et la fit tournoyer avec grâce autour de son corps a la force d’un seul poignet avant de l’attraper des deux mains et de se mettre en garde. Elle resta ainsi quelques instants et souris. Elle entendis du bruit et du remue ménage aux portes, Alecto devait être arrivée. Elle s’éloigna quelque peu de l’entrée et observa l'immensité l’arène, silencieuse. Elle fera les yeux et laissa son esprit vagabonder quelques instants aux gré des odeurs et de bruits. Bientôt un combat allait avoir lieu, un délicieux frisson parcouru son corps. Bientôt elle allait enfin pouvoir se mesurer à un adversaire digne de se nom. Elle allait pouvoir prouver sa valeur et elle attendait ce moment depuis bien longtemps.

édité le 24.07.2017, 21:14

Falmala, 5 juil. 2017, 1h25

Ethana/Alecto

Quand Alecto avait annoncé à son maître d’armes qu’elle allait se battre en duel contre l’Intendante Impériale, il avait hoché la tête d’un air entendu. Au choix du maniement de l’épée longue, il avait, à nouveau, hoché de la tête, cette fois un peu plus surpris. Son élève avait toujours préféré les épées courtes, et il avait vu, derrière ce choix, une volonté de piéger son adversaire. Quand elle lui avait présenté l’arme que Varek lui avait donnée, là, par contre, ses yeux étaient passés de multiples fois de l'arme à la jeune femme. Puis, il l’avait exhorté de renoncer et de prendre une lame plus standard.

L’épée en question était magnifique. Grande et large, elle disposait, en vérité de deux lames séparable. La plus large, et la plus longue, était d’un acier d’un noir profond, alors que sa jumelle, plus fine, était d’un acier clair variant entre le blanc pur et des tons légèrement plus bleutés suivant la lumière environnante.

Malgré la beauté de l’arme, Alecto avait voulu écouter son professeur. Mais elle n’avait pas pu. Quelque chose qu’elle n’arrivait pas à qualifier l’appelait corps et âme, et elle avait l’intime conviction que la manier pendant le duel était son destin.

Les premiers jours d'entraînement avaient été un calvaire. Jamais elle n’avait autant peiné ; plusieurs fois, elle avait eu l’impression que l’étrange épée avait sa volonté propre, et qu’elle était plus son ennemie qu’une alliée. Evidemment, elle se souvenait des instructions et des mises en garde de Varek, mais elle n’avait jamais rien connu de tel. Plusieurs fois, elle avait même hésité à séparer les lames et se servir exclusivement de la blanche. Mais, elle avait chassé cette idée. Le blanc et le noir mêlés correspondait à la façon dont elle voyait le monde, et plutôt que de briser l’équilibre, elle préférait tenter de le trouver.

Peu à peu, les heures d'entraînement étaient devenues des heures de méditation durant lesquelles elle tentait de comprendre sa nouvelle compagne. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cela c’était montré bien plus épuisant que les heures passées à la manier. Cette épée faisait remonter à sa conscience toutes les choses aptes à la tourmenter, et, même en-dehors des méditations, la conscience de la jeune femme n’était plus jamais tranquille. La mort de son père, l’exécution de son précepteur, l’incertitude sur ses origines, tout cela, et tant d’autres choses, l’assaillait sans cesse.

Dès lors, elle n’avait pas eu le choix. Elle aurait pu travailler sur elle pour accepter ces événements, faire corps avec eux, mais cela prendrait des lustres. Son seul choix, donc, était d’ériger une forteresse mentale pour empêcher l’épée de jouer avec son moral. C’est pour cela qu’elle passait des heures et des heures à méditer.

Ainsi, elle avait passé le trajet jusqu’à Tanith dans une soute. La passerelle, certes, l’attirait, mais le lieu était trop bruyant, et elle n’y était pas nécessaire : d’autres officiers sauraient tout à fait gérer le voyage et l’arrivée sur la planète.

Quand, enfin, il fut temps de descendre sur la planète, une sérénité particulière avait enfin gagné la jeune femme. À défaut d’être en phase avec son arme, elle l’était avec elle-même. Certes, malgré son sommeil retrouvé durant le trajet, elle gardait les traits tirés et sévères qui la caractérisait dernièrement, mais elle n’était pas soucieuse. Lors de la descente, elle ne put voir que peu de choses de l’endroit ; on lui expliqua, cependant, que la planète était en grande partie recouverte de forêt, et que la plupart des arbres étaient capables de se mouvoir. N’ayant connu nulle autre planète que Tisiphone, qui restait une planète terriblement aride, elle se promit qu’elle resterait quelques jours pour pouvoir observer tout cela.

Une fois sur le tarmac, on la dirigea vers un autre moyen de transport, censé l'amener jusqu’à l’arène. Alors qu’elle discutait des arrangements à prendre avec un membre de sa suite, elle vit passer le véhicule de son adversaire alors que cette dernière lui adressait un signe de la main, et elle lui répondit d’un hochement de tête.

S’installant seule à l’arrière, elle prit sur ses genoux la lame qui serait à partir de cet instant, et jusqu’au duel, sa seule vraie compagne. Heureusement, l’arène n’était pas loin et, à peine arrivée, on lui donna de quoi s'équiper. Ainsi, elle enfila et ajusta, par dessus ses habits d’un tissu simple et ample, différentes plaques de métal censées la protéger.

Ces gestes, elle les avait répétés maintes fois dans sa vie, et les accomplir l’aidait à ne pas donner plus de place à l’appréhension qui commençait à l’habiter. Une fois équipée, elle se dirigea vers la porte avant de se faire interrompre.

“Dame Alecto ? Vous oubliez votre casque !”

“Non, je ne l’oublie pas.”

Ne faisant pas le moindre geste pour s’en saisir, elle quitta la pièce de préparation devant le regard dépité du jeune homme qui lui avait parlé, et qui ne savait comment réagir.

L’arène était très grande, et les spectateurs semblaient être venus nombreux. Néanmoins les yeux d’Alecto ne fixait qu’une seule chose, son adversaire. Par bien des côtés, elles étaient semblable, en tout cas physiquement parlant, et les gens qui les regardaient risquaient d’avoir rapidement de la peine à les distinguer. Cela n’avait pas d’importance, et alors que la jeune femme avançait, elle affermit la prise qu’elle avait sur son arme, laissant également son pas, d’habitude si droit et rigide, presque protocolaire, devenir plus souple et félin. Quand elle estima être à la bonne distance de son adversaire, elle s’arrêta.

“J’espère, Intendante Zéphyria, que vous allez m’offrir un bon combat…”

Evidemment que cette dernière avait pu l’entendre, et se mettant soigneusement en garde, Alecto attendit une annonce de l’arbitre pour se lancer à l’assaut.

“Aujourd’hui, vous allez être témoin du duel entre l’Intendante Impériale Zéphyria, et le Grand Maître Alecto. Cette dernière a provoqué l’autre suite à une insulte proférée à son encontre.

Le duel sera réglé au premier sang. L’honneur et la droiture doivent être respectés, et aucune bassesse ne sera tolérée. Mesdames….En garde !”

HRP : Merci à Iseult et Kern pour la relecture <3

Ethana/Alecto, 9 juil. 2017, 20h19

Falmala

Musique

Au bout de quelques minutes elle sentit approcher Alecto et un dernier frisson se profila le long de son échine.

- J’espère, Intendante Zéphyria, que vous allez m’offrir un bon combat…

La voix d’Alecto était décidée et froide.

Zéphyria se retourna lentement un sourire aux lèvres, les yeux froids et concentrés. Elle prit une longue inspiration et fixa son adversaire dans les yeux. Elle était calme et son seul objectif se situait devant elle.

Un arbitre Syn s’approcha :

- Aujourd’hui, vous allez être témoins du duel entre l’Intendante Impériale Zéphyria, et le Grand Maître Alecto. Cette dernière a provoqué l’autre suite à une insulte proférée à son encontre. Le duel sera réglé au premier sang. L’honneur et la droiture doivent être respectés, et aucune bassesse ne sera tolérée. Mesdames….En garde !

Le vide se fit dans la tête de Zéphyria, le combat pouvait commencer. Il n’y eut que quelques secondes avant que Alecto ne se jette en avant pour l’attaquer. L’épée relevée au dessus de son épaule droite elle l’abattit avec force sur Zéphyria qui elle parra du plat de la lame pour enchaîner sur sa propre attaque. Elle visa les côtes dans un mouvement rotatif vers le bas, mais Alecto en dévia la trajectoire de sa lame. Zéphyria recommença son attaque mais du côté opposé qui fut également déviée par la lame de son adversaire. Tournant sur elle-même elle tenta des attaques à différents niveaux. Épaules, côtes opposés, cuisses, mais Alecto dévia chaque attaque avec habilité. Puis Alecto reprit de la vitesse et ce fut à son tour de rendre les coups en alternant selon les ouvertures que lui offrait Zéphyria. Mais elle les esquiva ou les contra sans trop de difficulté.

Les deux femmes échangèrent de nombreux coups rapides déviant l'attaque à chaque fois. Elles semblaient danser sur une mélodie silencieuse, le seul son qui pouvait s’entendre était le choc des deux armes qui se rencontraient à une vitesse soutenue.

Alecto finit par trouver une parade avec une ouverture, d’un pied habilement placé elle fit ployer le genou de son adversaire et lui asséna un coup à l’épaule qui fit un son mat contre la protection. Zephyria fit une roulade sur le côté avant de sauter sur ses pieds. Elle vérifia son épaule, où sa protection était marquée, mais il n’y avait pas de sang. Elle eu un sourire mauvais, son coeur battait fort et vite et elle ne semblait pas seule dans ce cas.

Ses yeux se rétrécirent et elle repartit à l’attaque. Ses coups furent rapides et précis, ne laissant aucun instant de répis. Alecto dû se concentrer sur la défense, parant au mieux les assauts répétés jusqu’au moment où un coup d’épée fut plus rapide et la frappa à la cuisse. Le coup fut vif et cinglant. Zéphyria s’arrêta, et Alecto baissa le yeux sur sa cuisse et y glissa une main. Le tissu de son pantalon était déchiré et on pouvait distinguer une marque rouge sur sa peau. Un des juges approcha pour vérifier mais Alecto secoua la tête en montrant sa main, il n’y avait pas de sang. Zéphyria était satisfaite, pas encore de sang et elle avait réussi à la toucher. Un sourire amusé se dessina sur ses lèvres tandis que celles de son adversaire semblaient s’amincir sous la contrariété. Zéphyria fit rouler ses épaules en faisant un moulinet avec son arme et se remit en position, Alecto quant à elle raffermit sa prise sur son arme. Les deux femmes se jetèrent l’une contre l’autre, fermement décidées à attaquer la première. Les armes s'entrechoquèrent avec un bruit sourd, puis les attaques mutuelles se mirent à pleuvoir, chacune frappait et parait au plus vite. Elle tournaient l’une autour de l’autre et la vitesse des coups étaient impressionnante, on aurait dit une danse où le soleil miroitait sur les lames au rythme des coups portés.

La fatigue commençait à se faire sentir et les bras étaient douloureux après autant de coups échangés. Les deux femmes se retrouvèrent corps contre corps parant chacune la lame de l’autre avec vigueur. Elle se regardèrent au fond des yeux, le souffle court, la rage dans l’oeil et la volonté de vaincre.

- J’espère que je suis à la hauteur de vos espérances... fillette, susurra Zéphyria malgré son souffle court

- Ne m’appelez plus jamais fillette !!! , répondit Alecto d’une voix grondante.

Zéphyria dû sourire, elles étaient tellement proches l’une de l’autre que leur souffles saccadés s’emmêlaient. La jeune femme eut une étincelle dans l’oeil, se pencha en avant et vola un baiser à Alecto, puis dans un grand éclat de rire elle fit un grand pas en arrière et partit en courant pour trouver une autre zone pour continuer le combat. Alecto resta d’abord quelques secondes immobile surprise par ce baiser, puis poussa un grognement avant de se lancer à sa poursuite en criant.

- Je vais te tuer !!! Reviens ici !!!

Du haut des gradins on n’avait pas forcément pu distinguer ce qui était arrivé, le geste avait été rapide et furtif. Les spectateurs avaient simplement vu Zéphyria détaler dans la direction opposée à son adversaire et les partisans d’Alecto huèrent allègrement.

Zéphyria avait trouvé un bout de plaine ondulée. La course avait détendu ses jambes et ses bras avaient eu l’occasion de se reposer quelques minutes. Elle vit Alecto arriver en courant telle une furie et se remit en garde prête à la réceptionner. Son adversaire se jeta sur elle dans la ferme intention de la toucher et Zéphyria dû se concentrer pour ne pas laisser passer une des attaques. Elle tournoya sur elle-même pour esquiver un coup et réussit à frapper dans le dos d’Alecto et entailla sa tunique. Il y eut un silence dans les gradins et le temps semblait comme figé. Un juge se précipita vers les deux combattantes mais n’eut pas le temps de les rejoindre avant que Alecto fût repartie à l’attaque.

Elle avait les yeux d’un bleu acier froid et terriblement déterminés, Zéphyria l’avait touchée encore une fois et cela elle ne pouvait se le permettre. Elle attaqua avec précision et soudainement avec un calme absolu. Les coups se firent rapides et précis, alternant les attaques hautes et basses. Un coup après l’autre d’une façon quasi chirurgicale, Zéphyria quant à elle semblait redevenue sérieuse, le visage fermé et parait tant bien que mal les coups qui pleuvaient et tenta de contre-attaquer. Une étincelle se fit dans le regard d’Alecto et elle put atteindre le flanc de son adversaire. Elle fit une large entaille dans le cuir de celle-ci. Zephyria eu un petit hoquet de surprise et regarda l’état de son blouson.

Cette fois le juge fut plus rapide et se précipita vers elle. Zéphyria regarda dans la déchirure de son vêtement. Le coup avait été précis et violent, elle devinait déjà le bleu qui allait apparaître au fil des prochaines heures. Elle attendit et observa, le juge quant à lui écarta les pans du tissu, mais aucune goutte de sang ne fit son apparition. Il recula à nouveau en faisant signe par la négative que le combat n’était pas terminé. Aleco observait la scène le souffle court, l’effort avait été conséquent mais elle semblait satisfaite de son coup. Elle en profita pour fermer les yeux et retrouver le calme intérieur dont elle avait besoin. Zéphyria quant à elle tendit son arme au juge, qui la pris dubitatif, puis elle retira son blouson et les protections qui avaient été fixées dessus.

- Dame Zéphyria, les protections !!!

Elle lui jeta le blouson avant de reprendre son arme. Elle pris une longue et profonde inspiration un peu douloureuse à cause des côtes.

- Dame Zéphyria, j’insiste !

- Reculez !, gronda t-elle.

Ses bras étaient douloureux, et la fatigue malgré les nombreuses heures d'entraînement commençait à se faire sentir. Alecto l’observait sereine à nouveau et lui sourit de façon très satisfaite. Zéphyria se remit en garde, cala ses pieds sur le sol et fixa son adversaire le regard glacé comme une nuit au plus profond de l’hiver. Il allait falloir qu’elle la touche et ne plus retenir ses coups, le moment était venu pour que le sang coule.

édité le 24.07.2017, 21:26

Falmala, 24 juil. 2017, 21h19

Ravager

Previously in Asylamba,

Quelque part au fond de la Galaxie de l'Oeil...

Je ne me lassais jamais de contempler cette planète. Elle était pourtant couverte d’eau à 95 pourcents; ce qui, vous en conviendrait, ne laisse pas beaucoup de place aux constructions classiques, aux vastes prairies présente sur Félicia et encore moins à des formations rocheuses exotique.

En ce qui concerne la masse continentale qui complète le pourcentage, ce n’était qu’une longue masse de terre verdoyante s’étendant sur des kilomètres, charmante à bien des égards avec son vert émeraude ainsi que la faune et la flore qui s’y étaient développées loin des conflits et de l’urbanisation en général.

Non, ce qui nous avait amenés ici était la forte densité ferreuse de la planète ainsi qu’un ancien continent gigantesque recouvrant un tiers de la planète, seul bémol il trônait à une profondeur constante d'environ 100m mais les réserves en matière de ressource étaient virtuellement inépuisables.

Lors de l’arrivée de la maison Négienne dans ces territoires reculés, fuyant aussi loin qu’ils le pouvaient la barbarie sans fin des Kovahkarh, cette planète très excentrée et isolée fut immédiatement reléguer aux archives du gouvernement, trop difficile à exploiter, trop éloigné, trop isolé. Autant de qualificatif qui correspondait exactement à ce que je cherchais.

Il ne m’en fallait pas plus pour soustraire furtivement ce nom, un peu trop protocolaire : PX-758-ZT, des archives. Supprimant toutes traces de son existence et préparant une flotte pour m’y rendre, cette planète serait mon sanctuaire. Elle s’appellera Reach.

Quelques mois plus tard.

  • L’exploitation des mines 1 à 4 se poursuit et les mines 5 à 9 seront bientôt prêtes pour leurs mises en service mon Seigneur. Dit l’ingénieur en charge des installations de Reach.

  • Très bien. Officier, faites préparez ma corvette.

Il est temps de rejoindre la Capitale, mon statut de Diplomate m’apporte certaines aises en matière de déplacement mais n’abusons de rien. Aussi longtemps que le Conseil ne soupçonnera pas l’existence de cette station mieux cela vaudra.

Arrivant au spatioport la corvette attendez mon arrivée, prête à décoller. Un peu de compétences fait plaisir à voir.

À l'instant où j’embarquai, une communication privée interrompit mes pensées, je reçu la transmission directement dans l’implant cybernétique à côté de mon œil gauche. Cette fréquence est censée être privé, qui a encore...

  • Tal’Ri Thal mon diplomate préféré ! J’ai besoin de toi. Dis l’Impératrice Zéphyria D’Asphalie avec son ton narquois.

  • Zéph... Excusez-moi, Impératrice. Que puis-je pour vous ? Craignant le pire.

  • Trois fois rien, j’arrive dans le système, préviens ta flotte de ne pas descendre mon vaisseau à peine sorti d’hyperespace, tu seras gentil.

  • Dans le système ? Comment ..?

  • Oui sur Reach, Zéphyria terminée. Mettant fin à la communication dans la foulée.

Toujours aussi charmante pensai-je sans arrière-pensée, j’appréciais sincèrement les personnes qui savaient ce qu’elles voulaient. Et le moins que l’on puisse dire c’est que Zéphyria en faisait partie, de plus ça n’enlevez rien à son charme ravageur. Soupir. Les D’Asphalie joueront avec mon cœur d’homme faible encore longtemps.

L’Hydre de l’Impératrice sorti de l’hyper espace et s’arrêta juste avant de pénétrer les limites du système. Plusieurs Cerbères aux couleurs Négiennes stationnaient en orbite accompagnés de petites escadrilles qui patrouillaient en alertes.

  • Sérieux, quelles défenses pour une planète avec autant de flotte…

Enclenchant la télécommunication.

  • Ici l’Echinda, vaisseau Impérial en visite amicale.

  • Ici le Capitaine du vaisseau Négien Hades déclinez votre identité pilote.

  • Ici l’Echninda, veuillez s’il vous plait libérer le passage on m’attend. Le Seigneur Thal attend ma visite.

  • Ici l’Hades aucune commu… un instant s’il vous plait ….

Un grésillement se fait entendre, des voix étouffées, une légère dispute. Zéphyria s’installant au plus profond de son fauteuil de pilote.

Tal’Ri mon chou, il t’en a fallu du temps.

Le grésillement se fait à nouveau entendre.

  • Ici l’HadesEchinda vous pouvez circuler …

  • Merci bien, Echinda terminé !

L’Hydre reprit son envol, et esquiva tous les vaisseaux stationnés en orbite. Un autre vaisseau sortait de l’atmosphère lentement tel un mastodonte chargé à bloc.

Un croiseur lourd Phénix ici ? A quoi il joue encore ? S’étonna Zéphyria.

Zéphyria accéléra et fonça droit sur le vaisseau et dévia au dernier moment en passant à un cheveu du monstrueux bâtiment de guerre.

  • Dame Zéphyria, un peu de prudence je vous prie, vous vous rendez compte si nous devions expliquer notre passage ici !!!

  • Mais oui Garry calmez-vous, tout va bien, il n’y a aucun incident à déplorer….

  • Oui, pour l’instant !

Zéphyria regarda le capitaine du vaisseau qui regrettait presque d’avoir confié les commandes à la jeune Impératrice. Il savait qu’elle était un pilote renommé, mais une légère folie l’habitait et il craignait que celle-ci finissent par créer des soucis.

L’Hydre Impériale se dirigea lentement dans l’atmosphère pour se diriger vers le spatioport.

Sur la planète ;

Le spatioport des dignitaires avait été dégagé pour l’arrivée de l’Hydre Impériale. Vaisseau impressionnant au demeurant et plein de grâce.

Activant mon implant : Officier de pont, faites préparez une navette pour l’Impératrice dès son arrivée. Fournissez-lui une escorte, elle refusera mais faites-le. Envoyez la navette à mes appartements privés.

Quelques minutes passèrent entres le passage en trombe du vaisseau de l’Impératrice et l’annonce de son arrivée, je n’étais pas particulièrement anxieux je connaissais Zéphyria depuis des années.

Néanmoins il y’avait toujours cette « impertinence » chez elle qui l’a rendu imprévisible au fil des années, à la limite de dangereuse.

Zéphyria entra dans mes appartements, évidemment sans la moindre trace de la garde que je lui avais assignée.

  • J’espère au moins que cette fois ils ne sont pas blessés…Soupira Tal’Ri.

  • Qui donc ? S’esclaffa Zéphyria toujours flanquée de son sourire narquois.

  • Personne. Que puis-je pour toi Zéphyria ?

  • Tu ne m’appelles plus Impératrice toi maintenant ?

  • En privée ? Si tu y tiens je…

  • Humour, on se détend. Soudainement sérieuse à l’exception de son sourire.

On dirait un chat qui joue et je crains d’être la souris.

  • Je suis là pour quelques… achats. Reprit-elle.

  • Le classique ? Toujours pas attiré par quelque chose de plus… sophistiqué ?

  • Non, toujours pas. Petit rire sinistre.

  • Je vois, suivez-moi… Impératrice Zéphyria D’Ashphalie.. Devenant lui aussi un peu plus taquin.

  • Ho ça va si on peut plus rigoler… S’esclaffa-t-elle de plus belle.

Je la conduisis à travers l’installation situé sur la lande de terre émergée, installation de taille modeste constituait en grande majorité de hangar et de zones de chargements ainsi que de spatioports. Bien que construite sur la seule partie émergée des terres, l’installation respectait plutôt bien le relief assez plat et vallonné. Offrant ainsi à ses visiteurs une vue assez satisfaisante des étendus d’eau couleur saphir et de l’autre par ses étendues verdoyante couleur émeraude.

Je sentais que plus d’une question la taraudait sur ma présence ici, les moyens employer ainsi que la discrétion que j’accorde aux affaires mener ici n’avait rien de conventionnel, je ne savais toujours pas comment elle avait obtenu l’information de l’existence de cette station.

Mais je préférais laisser ces questions en suspens tant qu’elle ne sauterait pas le pas.

Pour ma part j’avais une petite idée de qui aurait bien pu lâcher l’information. Une autre d’Asphalie je le crains. Soupirant en mon fort intérieur. Parfois je suis vraiment stupide.

  • Nous voilà au dépôt d’arme, substance et produit de contrebande provenant de l’Empire Kovhakarh on devrait te trouver ce qu’il te faut.

  • Kovahk n’est pas un Empire…répondit Zéphyria en grinçant des dents.

  • Certes… Néanmoins pour ce qui est des poisons, des dagues et des gadgets ils sont fort les bougres ! En même temps avec un assassinat politique par jour et une trahison diplomatique par semaine ils en ont bien besoins. Dit-il en soupirant.

  • Je cherche un poison mortelle qui tue lentement en tétanisant la victime, la rendant inoffensive mais consciente de son environnement de préférence avec la possibilité d’enduire une lame… J’ai déjà entendu parler de ce produit et je le réserve à une personne en particulier.

  • J’ai le poison dont tu parles, le venin de Mandragore. Il est quasi introuvable et je n’en ai que très peu.

Tal’Ri se mis a fouillé une caisse arrivée il y’a quelques jours seulement, beaucoup de coïncidences décidément... Il tira une caisse rembourré estampillé « Matière dangereuse » et en sortis un petit flacon contenant une substance légèrement mauve.

  • Tiens, dit-il, et s’il te plait ne le brise pas hein.

Zéphyria regarda avec intensité le flacon, avec envie, et le pris délicatement.

  • La couleur plaira à la personne concernée. Murmura Zéphyria.

  • Tu disais ? Demanda Tal’Ri intrigué.

  • Non, rien, une pensée amusante.

  • Et j’ai ici une dague très rare ayant appartenu à un ancien dignitaire Kovahkarh, toujours pratique pour leur faire porter le chapeau.

  • Charmant, je prends les deux. La dague et la fiole de Mandragore. Je te dois combien ?

  • Ohh laisse, pas besoin, répond juste à une question : Comment as-tu eu connaissance de ce système ? Il n’est dans aucun registre, ni aucune base de données. Je m’en suis assuré.

  • Tiens on profite de ces privilèges pour voler une planète carrément.

  • Emprunté, et j’en connais d’autres qui use de leur privilège, n’est-ce pas ? Ma question Zéphyria.

  • C’n’est pas impossible que Naelys m’ai...

Tal’Ri coupa Zéphyria.

  • J’en étais sûr! Plus incorrigible l’une que l’autre !

  • Ca va … Je ne le dirais à personne. Dit Zéphyria presque honteuse mais trop contente de sa manœuvre.

Tal’Ri s’éloigna en marmonnant.

  • Très bien rentrons. Dit-il en faisant demi-tour.

  • Tu ne me proposes pas de le tester ? Dit Zéphyria en retrouvant son sourire et son ton narquois.

  • Et pis quoi encore. Dit Tal’Ri avec un petit sourire en coin.

Sur le chemin du retour Zéphyria ne put s’empêcher de me poser les questions qui la démangeaient à l’aller, je m’employai donc, durant tout le chemin du retour, à lui expliquer la composition de la planète et la possibilité de mes installations sous-marines pour l’exploitation du précieux minerai.

Lui révélant au passage le fantastique trésor sur lequel nous étions en train de marcher en ce moment même. D’où la forte quantité de navire de guerre ainsi que des patrouilles et contrôle drastique, la planète était verrouillée.

Nous dînâmes ensemble le soir venu, pour ne pas changer elle bu plus que de raison. Mon personnel avait fait préparer une chambre en prévision. Les visites de l’Impératrice d’Asphalie étaient devenu très vite réputées.

Je la raccompagnai à ces appartements plus par peur de la voir tomber que de la voir se perdre.

Je regagnai ensuite mes appartements pour une dernière nuit sur Reach.

Le lendemain matin.

Nous nous séparâmes sur le spatioport, regagnant ma corvette toujours prête depuis la veille et je gagnai la flotte en orbite, le blocus toujours en place avec le croiseur Phénix en retrait, l’Aegis attendait patiemment son commandant flanqué de deux frégates Griffon.

Une fois sur le pont les activités reprirent leur rythme standard, l’équipage préparant le saut vers Félicia, la capitale du domaine Thal.

  • Communication entrante mon Seigneur, c’est l’Echinda.

  • Sur écran, ordonna Tal’Ri.

Zéphyria fit son apparition sur l’écran.

  • C’est ton vaisseau amiral que j’ai failli percuter alors…

  • Que tu as failli quoi ??

Zéphyria s’esclaffa de bon cœur. Et reprit.

  • Je vois qu’on a les moyens en tant que diplomate, je devrai penser à une reconversion peut être…

  • Toi ? Jamais et tu es Impératrice je te rappel. Et oui, moi, je ne vole pas en classe éco. Au plaisir et à notre prochaine rencontre.

Au même moment, et sans laisser à Zéphyria la possibilité de répliquer, l’ordre de saut en hyperespace fut donné. La plantant là au milieu du blocus.

A bord de l’Echinda:

Je l’ai pas volé celle-là. Décidément je l’aime bien celui-là. Garry, nous rentrons.

Au même moment sur l’Aegis:

Décidément je l’aime bien celle-là.

  • Mon Seigneur, une transmission du conseil Négien sur la crise Cardaniste.

  • Transmettez dans mes quartiers,se levant et se dirigeant vers ses quartiers.

édité le 25.07.2017, 15:25

Ravager, 25 juil. 2017, 14h45

Vladeus

Quelques Heure avant la rencontre Dans l’hyper Espace,

Deux pieds sur le tableau de bord et une chaussette trouée

  • Rayvax : J’ai pas envie d’y aller, moi ces rencontres ça me gave, ça se touche sans se toucher, et puis ça s’arrête à la première égratignure. Et pourquoi pas un concours de capoeira.
  • Capucine : C’est important, nous allons rencontrer des sponsors, et ta plus vraiment la cote c’est dernier temps. Ambassadeur d’une nation en guerre contre tout le monde. Et puis y'en a marre de manger des cookies. Je veux bien passer pour la potiche de service mais avec des mets raffinés dans la bouche.
  • Occupe-toi du vol, on arrive à proximité, Sort de l'hyperespace, descends pas dessous de 70 de poussée ça va le mettre les miquettes et puis demande pas l’autorisation d’atterrir tout de suite.
  • OK boss.

-Sortie de l'hyperespace dans 3, 2, 1… -HOOOOOOO ! je sens l’ionisation de la coque d’ici, tu as déjà retiré les boucliers ? -Non je comprends pas!!

un message radio retentit

-"Tour de contrôle Syns à Griffons non identifié, nous percevons plusieurs balises merci de vous identifier"

  • Capucinne : Vaisseau privé de rayvax, demande autorisation d'atterrir pour assister au combat. -"Tour de contrôle Syns à Griffons non identifié ---Grésillement annonce---

Rayvax : - On vient livrer les Pizzas !

La carlingue du vaisseau eut des violentes secousses.

-Rayvax : C’est quoi encore que ça ? - Capucine : on a perdu le moteur Gauche ! -le moteur Gauche ? mais d'où tu as sortie ce vaisseau

Capucine se tue

  • Capucine : on a perdu le droit
  • Rayvax : Bordel laisse moi les commandes et met toute la puissance que les propulseurs latéraux ! tu as déjà vu un griffon planer ? -Euuuh on pas a perdu l’ailerons gauche !
  • bon tu as déjà vu planer une briques de 12 tonnes ?

Tour de xxx à Griffons non identifié, vous sortez du couloir ae---Grésillement ---

“Le vaisseau a force de régulateur de poussés” alla se crasher gentiment dans les cultures Syns. Rayvax sortie de la carlingue quelque peu cabossée et ne se gênant pas pour donner quelques coups de latte au griffons encore fumant.

  • Mais c’est quoi que cette camelote encore !!!

“ il s'approcha de la coque moteur et lu les inscriptions “Made In Négore”

  • QUOIIIIII !!!!!! Capucine, mais où tu as trouvé ce vaisseau bordel ??? tu me fais voler dans du Négien ? Mais quelle idée t’es passé par la tête ?
  • Mais vous avez dit de réduire les budgets pour votre compagne ?
  • Mais pas du Négien !!!
  • Mais oui mais On en avait pleins en hangar !
  • Mais pas du Négien !!!!
  • Mais c’est pas chère !!!!
  • MAIS pas du..[..]

Quelques Parts dans les Gradin réservé Kovahk Pendant la rencontre “Au premier sang”

-Rayvax : Tu as bien réservé la place de devant moi aussi ? - Capucine : Oui c’est bon.

“Rayvax pris alors ses aises et étalait ses jambes.

-Rayvax : Elle se battent à quoi alors ? -A l'épée longue ! -A l’épée longue ? mais les lames sont plus lourdes quelles !! C’est barbare l'épée longue. Un coup de blaster et c’est réglé ! -bah elles ne sont pas si frêles ! -C’est quoi leur quotte? -Je sais pas. -Eh bien bah va me mettre 1millions de crédit sur la Cardanienne et essaye de faire monter les enjeux, y a peut-être moyen de se faire un peu de pognon avec cette connerie.

“voyant les combattantes entrer dans l’arène”

-Ah elles arrivent !

Vladeus, 26 juil. 2017, 18h36

Ravager

Je n’avais pas vu Zéphyria depuis sa dernière visite surprise sur Reach et voilà que je recevais une invitation à un combat ! Décidément incorrigible ! Après tout c’est ce que j’appréciai chez elle et, il fallait le reconnaître, j’en étais tout aussi friand.

Activant mon implant :

  • Capitaine faites préparer l’Aegis, nous partons pour Tanith en territoire Syns.

  • Bien reçu. Nous vous attendons, Aegis terminé.

Dans l’hyperespace à proximité de Tanith.

  • Capitaine, annoncez notre arrivée dès la sorti de l’hyperespace, nous laisserons l’Aegis en orbite. Nous rejoindrons la surface avec l’Aurore. L’une des deux frégates Griffons toujours au côté de l’Aegis.

  • Bien compris mon Seigneur, j’avertis l’Aurore de votre arrivé.

Je me préparai dans mes quartiers quand je sentis le léger tremblement caractéristique de la sortie d’hyperespace, je me dirigeai donc vers le hangar principal où une corvette me poserai sur l’Aurore.

Je n’étais pas un grand consommateur de tenu sophistiqué, j’ai donc privilégié une tenu simple me faisant presque passer pour un contrebandier rien que d’y penser cela me fit sourire mais tout en conservant les apparats, si chère à cette bonne société, d’un diplomate.

Alors que je montais à bord le vaisseau entamait déjà sa lente descente dans l’atmosphère, suivant les coordonnées indiqué par le spatioport. Grâce à mon implant je disposais de tout un arsenal de données capté directement par le vaisseau, l’une d’elle retint mon attention.

  • Lieutenant, faites un léger détour aux coordonnées suivante : Je les transmettais directement sur les écrans de contrôle.

  • A vos ordres mon Seigneur.

Si c’était bien ce que je pensais la scène risquez bien d’être aussi amusante qu’horrible, ou l’une des deux. Et mon intuition ne m’avait pas trompé bien que le résultat soit quelques peu... décevant.

Nous survolâmes une épave de Griffon, il s’était visiblement crashé sans trop de dommage. Le matricule et sa balise ne laisser aucun doute, c’était bien le vaisseau défectueux que j’avais vendu à une charmante demoiselle pour son maître et à l’annonce de son appartenance politique je n’ai pas pu m’empêcher d’ordonner à mon contact de faire cette petite « blague », de mauvais goût j’en conviens.

Les chaînes d’informations de la planète, qui couvraient le combat, informaient bien de l’arrivée du Dignitaire de Kovahk en tribune. Je ferai mieux la prochaine fois. pensai-je.

Une fois arrivé dans les tribunes, la place réservée au représentant Négien m’attendait au côté de nos alliés Impériaux. Je m’installai confortablement sur un balcon avec ma garde personnel derrière moi dans l’ombre. J’attendais ainsi l’arrivée des combattantes mais aussi, de Naelys.

Je me demande si Zéphyria va oser… Non quand même pas… Arf ca risque de tourner au vinaigre je le sens.

édité le 27.07.2017, 18:28

Ravager, 27 juil. 2017, 16h31

Zolored

Naelys accourra dans le bureau de son intendante (et sœur);

  • Zééphiiiiiiiiiiiiiiiii chériiiiiiiiiiiiiiiiiiiie!!!!!!

Zéphyria s'occupait à cet instant de divers courriers administratifs qu'elle terminait de classer dans un grand bureau, elle sursauta aux cris de sa sœur, lâchant les feuilles qu'elle avait en main. Elle manqua ensuite de tomber en voulant les rattraper ne pouvant que soupirer en regardant cette petite dizaine de feuille étendue par terre.

  • Je suis là pas la peine de crier... ni besoin de m'appeler comme ça à chaque fois tu sais.

Naelys s'approcha et appuya sa tête sur les épaules de sa sœur.

  • Oui, mais j'aime bien.

  • Je capitule... Alors, qu'est ce qui t'amène ici Nana?

  • C'est l'heure pour ton entraînement et j'ai envie de te voir un peu, tu as toujours été bien meilleure que moi avec une arme, même si ta grâce laisse encore à désirer en épée longue. ( se retourne et lui tire la langue )

  • On en reparlera quand tu seras à mon niveau sur une seule lame valable.

  • Heu... la plume compte?

  • Tssssss, file je te suis. ( regarde les feuilles par terre ) Je rangerai tout ça après.

Une fois arrivé, Zéphyria s'équipa pour que l'entraînement commence avec son maître d'arme. Après quelques échauffements et petits exercices de maniement, l'entraînement s'intensifia pour que l'intendante devienne plus agile et précise dans ses déplacements et coups portés. Sa sœur l'Impératrice Naelys observait avec attention ses mouvements de plus en plus fluide.

La scène lui remémorait son enfance, où déjà à cette époque Zéphyria se montrait plus habile aux armes. Très jeunes, les deux soeurs avaient déjà commencé à s'entrainer sur diverses armes sous les directives de leur père. Naelys ne s'y intéressait pas vraiment se contentant du minimum au maniement et préférant s'instruire dans de longues lectures. Sa soeur en revanche avait déjà fait preuve d'une ténacité et d'un talent indiscutable. Leur père (Zyrios) ancien grand combattant était très satisfait des progrès de Zéphyria et de son insatiable envie d'amélioration. Naelys revoyait dans l'entrainement de sa soeur d'anciennes scènes de leur jeunesse.

Après quelques travaux de précisions, Zéphyria se lança dans un combat plus long. De nombreux coups furent échangés ponctués de courtes reproches et félicitations du maître avant d'enchainer. Au bout de quelques minutes, Zéphyria demanda une pause. Son instructeur la sermonna:

  • Rapide et précise mais si vous maniez cette épée sans être agile, vous vous épuiserez vite intendante...

Zéphyria enchaîna plusieurs combats de plus en plus longs pour améliorer ses techniques et endurance. Une fois terminée elle se dirigea vers les douches et enfin, elle alla rejoindre sa soeur pour se diriger vers le palais toute contente d'elle. Elle ajouta à Naelys:

  • J'espère que tu as apprécié ce petit entraînement, pour moi en tout cas c'était assez physique, je suis crevée.

-Tu étais merveilleuse Zéphi; tu peux m'accompagner jusqu'à mon bureau? J'aimerai clarifier deux-trois petites choses.

  • Sans soucis

Les deux soeurs rentrèrent calmement en continuant de parler de l'entrainement jusqu'au palais.

  • Alors, de quoi voulais-tu me parler?

Naelys prit sa mine embarassée et des plus tristes pour ajouter d'une petite voix:

  • Je n'aime pas cette idée de combat...

Zéphyria poussa un long soupire, la discution serait forcément délicate et dans ces conditions, sa soeur gagne souvent...

  • Je ne peux pas faire marche arrière.

  • Je sais, je n'aurai pas dû te laisser seule... Tu es partie trop vite avec cette alecto, comme souvent, tu ne t'es pas retenue sur tes propos.

  • Je n'allais pas la laisser continuer il fallait réagir, tu sais bien.

( Les paroles de Naelys se firent de moins en moins forte, son regard fuyant, cherchant à contenir ses larmes )

  • Oui... mais j'aurai du être là pour t'aider, si j'avais été là j'aurai pu répondre avant que tu ne dise autre chose et tu ne devrai pas aller si loin dans un dangereux combat...

  • Tu n'y es pour rien voyons Nely... Je vais remporter ce combat, il n'est même pas mortel je te l'ai déjà dis.

  • Oui... tu es très forte en combat singulier, mais je n'aime pas la tournure de tout ça, et les grands évènements sont toujours dangereux. Tout rajouté, ça fait beaucoup Zéphi... ( Ayant de plus en plus de mal à dissimuler ses larmes perlant sur ses joue, elle murmura ) Beaucoup pour toi, trop pour moi...

  • Viens dans mes bras mon ange, ça ne te va pas de pleurer. Tu assombris tes yeux si magnifique.

  • C'est trop dur, j'ai du mal, je ne veux pas te perdre, je ne supporterai pas.

  • Je ne pourrai pas supporter qu'il te soit fait du mal non plus Nely, j'ai toujours fait en sorte que tu sois en sécurité tu le sais bien.

( Dans les bras de sa sœur, Naelys commença à lâcher de petits sanglots ne pouvant pas vraiment les arrêter, elle dit d'une petite voix étouffée contre sa sœur )

  • Au combat... Pour la première fois j'ai l'impression que c'est toi qui a besoin de mon aide pour te protéger, les rôles sont inversés. Je ne suis pas comme toi... C'est toi qui me protégeais... Je ne sais pas si je pourrai, j'ai si peur pour toi Zéphi...

Zéphyria ne sut pas vraiment quoi répondre, elle s'occupait de la sécurité de sa sœur justement pour cette raison. Elle ne supporte pas que l'on puisse l'atteindre d'une quelconque manière, mais elle n'avait pas pensé (même si c'était évident) que cette inquiétude était réciproque. Ce combat était tout ce que Naelys pouvait craindre, sa soeur a choisis la seule chose avec lequel Naelys ne pouvait rien faire, un combat singulier.

( Zéphyria retient sa soeur contre elle pour éviter qu'elle s'écroule, elle la sert contre elle en tentant de la calmer: )

  • Nely s'il te plais, calme toi. Je vais bien et tout ira bien. Il ne peut rien m'arriver et il ne m'arrivera rien, je m'entraîne pour ça depuis si longtemps.

( D'une petite voix sa soeur lui répondit: )

  • Oui... tu es vraiment bonne, mais j'ai quand même peur.

  • Je vais gagner et l'on pourra rentrer toutes les deux. N'y pense plus, dirigeons nous plutôt vers tes appartements pour que l'on choisissent nos deux tenues pour y aller.

( Se calmant petit à petit, Naelys finit par se diriger vers son impressionnante garde robe entrainant Zéphyria au plus près d'elle )


Quelques segments plus tard, le combat avait enfin lieux. Naelys accompagna sa sœur jusqu'à l'arène avant de la laisser s'équiper. Même s'il était dur pour l'impératrice de laisser Zéphyria seule dans cet instant, elle ne pouvait se résoudre à saper la concentration si nécessaire de sa sœur. C'est ainsi que Naelys rejoignit sans histoire sa place en haut de l'arène.

La vue d'ensemble sur l'arène était époustoufflante et bien loin des anciennes arènes de combats. Celle-ci était bien plus vert et beaucoup plus grande. Sa forme générale était un grand ovale, on avait dit à Naelys que l'arène était plutôt du type "stratégique", maintenant elle comprenait pourquoi; au sud de l'ovale on trouvait une petite forêt, plus surprenant encore un ruisseau traversait toute la zone de combat du nord au sud. Enfin, une petite butte de terre de quelques mètres de hauteur surplombait le reste de l'arène au nord. Bien que la majorité de la zone était plate, ses divers petits aménagements faisait honneur à un combat stratégique, les combats par camps rangés devaient être très populaires ici mais avec seulement deux combattantes, l'arène risque de ne pas être utilisé à sa pleine capacité...

Une voix tira Naelys de ses pensées:

  • .....trice?........ Naelys vous m'entendez?

  • Heu... oui oui.

Se retournant, elle vit le diplomate Tal’Ri Thal et lui adressa un petit sourire ne sachant comment réagir, il lui demanda alors:

  • Tout vas bien?

  • Désolé, ce combat me stresse beaucoup trop. Heureusement je vois que je suis juste à côté de vous, je ne le supporterai pas toute seule.

  • Je vous tiendrai compagnie dans ce cas.

Naelys s'assit au balcon juste avant l'arrivée des deux combattantes, l'impératrice n'arriva pas à s'empêcher de se raidir, le stress commençant à faire effet sur tout son corps avant même qu'un coup soit donné. Elle murmura:

  • Faites que tout aille bien...

édité le 28.07.2017, 11:15

édité le 28.07.2017, 11:16

Zolored, 28 juil. 2017, 11h14

Ezelweiss

Les diffuseurs crachaient des vapeurs soporifiques, embaumant l'atmosphère de la pièce d'un doux parfum de fleurs. On pouvait y reconnaître un mélange d'odeurs de jasmin, de lavande, d’eucalyptus et de rose. Chose étrange car aucune de ces plantes n’étaient diffusées. Après tout, il se disait que l'odeur de la Fleur du Dormeur était perçu de façon différente pour chaque individu, en fonction de son caractère, de ses émotions et de son vécu. A cette senteur s'ajoutait une douce musique, les sons du piano rendaient cet espace plus apaisant, plus paisible.

Elwen Carciphona Miraak se tenait au centre de cette chambre plongée dans l’obscurité, assis et somnolent sur un doux coussin de soie, méditant et profitant de cette atmosphère qui lui offrait un plaisir olfactif et auditif magnifique. Cette air imprégnait ses vêtements, ses cheveux, sa peau, ses poumons et tout son être. L'impression d'être une âme sans corps l'envahissait, libéré de toutes douleurs, physique ou moral, car après tout sans corps, on ne peut souffrir.

Miraak adorait les fleurs, elles avaient un langage, une odeur particulière et une apparence majestueuse propre à chacune d'elle. Il en avait fait une forme de passion lorsqu'il s'était mis à les étudier. Voluptatem Sopitas ou plus communément appelé Fleur du Dormeur possède une particularité unique ; son huile essentiel, lorsqu'elle est inhalée, provoque une stimulation de l'aire mémoire du cerveau et ainsi l'individu entre dans une forme de transe et de sommeille partiel permettant de se souvenir d'un moment précis de sa vie, comme s'il revivait l'instant passé au présent. La musique quant à elle servait à faciliter cette stimulation. Outre que cette fleur soit considérée comme une drogue, son inhalation reste un brin malsain car les émotions mêmes sont ravivées, qu'il s'agisse de bonheur, de joie, de tristesse, de colère ou de haine. La Fleur de la Rancœur est un autre de ses surnoms.

Mais bien sûr Elwen préférait l'appeler la Fleur du Dormeur car celle ci lui permettait de méditer, de revivre les événements, un peu à l'image d'un rêve, et de se juger afin de faire les meilleurs choix quels qu'ils soient. A vrai dire il passait plus de temps dans cette pièce, dans ce sanctuaire, qu'en dehors, ici, la notion du temps n'existait pas. Peut-être qu'on le nommerait le Chancelier Miraak dit « le Dormeur ». Cette pensée le fit sourire, un sourire ironique, car dans le fond ils n'auraient pas tout à fait tord. Qu'était t-il ? Autre qu'un Chancelier dormeur ? Un Chancelier pas très bon dans son rôle peut-être, pour ne pas dire médiocre... Il releva la tête puis ouvrit ses yeux couleurs ambres ; devant lui, l'étendard de la Marche de Synelle était accroché au mur. Derrière ce morceau de tissu se trouvait une porte et derrière cette porte le mausolée de ses ancêtres, et le sien. Il leva les yeux, au dessus de l'emblème de Synelle était inscrit des mots qu'il ne connaissait que trop bien : Au plus loin des Guerres, la vie prend racine

Que suis-je ? Il referma les yeux.

"Au plus loin des Guerres, la vie prend racine" Tel était le précepte de Synelle, inscrit au plus profond de la pierre marbré, au dessus de l'imposante porte menant à La Chambre de la Convocation. Ces mêmes racines avaient pris vie, taillées dans l'épais chambranle, grimpant ainsi autour de l'huis orné de l'emblème de Synelle. L'ensemble de l'entrée était fait de marbre noir, roche compacte et miroitante. Deux gardes Syns étaient postés, droits et fières, aux cotés des deux battants de la porte, dans l'attente du Maître des lieux et de la planète Apocrypha toute entière.

Au fond de l'unique et sombre couloir débouchant à la Chambre, une silhouette isolée se dessinait. Pas à pas elle approchait. Pas à pas elle se dévoilait. Pas à pas elle se révélait. Et d'un pas résolu, Miraak marchait, empli d'une conviction, d'une idéologie à exhaler : la fédération du Monde. Cette idée avait germé dans son Être, il en était devenu la fleur; il la représentait, il l'incarnait, il en était l'essence même, rempli d'une vitalité prééminente.
Les idées, racines de la création, pourrissent comme les fleurs et les Hommes. L'Homme ne suit pas l'idée, mais l'Homme qui la détient. Ainsi, lorsque cet Homme meurt, l'idée s'éteint petit à petit pour finalement tomber dans l'oubli. Pour perdurer, l'idée doit s'incarner, prendre un visage et même un corps qui ne craint ni le temps, ni la mort. Miraak en était un exemple. Il était une idée personnifiée représentée par un masque. Si son corps meurt, le masque est endossé par un autre, faisant ainsi vivre Miraak, et donc l'idée, pour l’éternité. Ce masque fait d'un bois rare et luxueux était de forme tentaculaire, ou plutôt racinaire, puisqu'il représentait en fait des racines tombantes, racines nourrissant cette idée. Sans ces racines, l'idée ne serait pas ; sans ce masque, l'homme ne serait pas l'idée.

A son approche, les deux hommes postés se mirent au garde à vous.

  • Fédéré Miraak.

Ils lui ouvrirent les lourdes portes dans un puissant grondement avant de les refermés avec soin, juste après son entrée.

Miraak se retrouva seul, sur une plate forme circulaire, en contre bas de toute une assemblé d'homme et de femme, des Fédérés de Synelle pour la très grande majorité. En tant que représentant et chef des Éclairés, il était tant de transmettre leurs paroles. Son discours, son idéologie, allaient être diffusées à la galaxie entière.

[Début de transmission]

  • Salutation galaxie de l'Œil. Déchirée par les conflits, les guerres, la corruption et les flammes de la folie, ton œil est teinté de larmes, des larmes de sang. Ton peuple crie pitié et miséricorde, n'entends-tu pas son éternel supplice ? Ne l'entendez vous pas ? Vous qui m'écoutez ? Il n’existe nul sourds dont les oreilles sont assez fermées , volontairement ou non,pour ne pas entendre les cris tourmenté de l’humanité. Dans cette agonie, ce monde sombre petit-à-petit vers sa destruction, vers sa mort certaine et l'Homme en est le cruel bourreau. L'Humanité est vouée à l’échec, vouée à un funeste destin. Et devant la défaite de l'Humanité, les Hommes restent égaux à eux même, crétins et méprisants. Mais quelle démence nous guide ? Sommes-nous inconscients ? L'êtes-vous, vous ? Je m'adresse à vous, peuple de la galaxie, peuple de l'Humanité...
    Avant d'être Homme de Synelle, de l'Empire, de Négore, de l'Essaim, de la Confrérie, nous sommes des Hommes. Nous sommes l'Humanité ! Il n'y a qu'une seule faction, l'Humanité. Notre vrai nationalité est l'Humanité. L'Humanité est une dignité à reconquérir et ensemble, oui ensemble, nous rallierons les Hommes ! Car tel est notre devoir ! Alors en marche Synelle, il est temps de te déraciner pour partager tes fruits de savoirs et de connaissances à la galaxie, car l'éducation est l'arme la plus puissante pour changer le monde. Partage ta vie et sauve l'Humanité. Continu à guider l'Empire sur le bon chemin, soutient les jusqu'à la fin. Fait d'eux des Bons Penseurs. Quant aux autres, tous ceux qui ne peuvent ou ne veulent être éclairés doivent être anéanti. Il ne faut en aucun cas laisser la nécrose se propager car elle nous conduira tôt ou tard à notre perte. Il n'y a malheureusement nulle paix sans guerre. Moi, Miraak, au nom de tous les Éclairés, je dis non au totalitarisme, je dis non au fanatisme religieux, je dis non à l'esclavagisme, je dis non à la corruption et je dis non à ce funeste destin. Rejoignez La Marche de Synelle, rejoignez moi, rejoignez le rang des Éclairés et battez vous pour des valeurs qui sont justes. Ainsi, ensemble, nous éduquerons le monde dans ce dernier combat ! Par le savoir et la connaissance ou par l'extermination de la nécrose humaine !

[Fin de transmission]

La vision s'arrêta là.

Qui était-il avant ? Un Éclairé, leur représentant, une Idée, mais tous ça s'était fini... Son masque était tombé depuis bien longtemps, le partie des Éclairés, un groupuscule politique et idéologique, avait été dissocié, tous ça juste après son élection en tant que Chancelier. Il était tombé amoureux de sa nation, de son peuple et il se refusait d'impliquer Synelle dans une guerre, qu'elle soit idéologique ou non. Il a préféré la survit de son peuple à celle de l'humanité, il a préféré fermer de nouveau Synelle au monde entier au lieu de partager leurs savoirs et leurs connaissances. Il a préféré abandonner l'Empire, l'Empire qui avait besoin de son aide plus que jamais, de celle de Synelle, la nation qui les avait conduit vers cette démocratie... Il avait abandonné son idéologie, sa vie, pour devenir Le Dormeur. La marche de Synelle s'était arrêtée, elle aussi, en sommeil profond.

Il avait tout fait pour maintenir la paix et la neutralité afin de voir grandir les nouveaux bourgeons de Synelle dans le meilleur environnement possible. Et au final, le pacifiste se faisait marcher dessus, la Confrérie marchait sur Synelle, ignorant sa neutralité, ignorant tout ce qu'il avait accompli. Sommes nous si faible ? Se demanda t-il. Ai-je affaibli Synelle ? Moi qui voulait la renforcer ? « Il n'y a nulle paix sans guerre » Une phrase culte au sein des Éclairés, une phrase qui, à ce moment, ne sonnait pas faux, loin de là. Il s'était trompé de voie, faisant de lui un mauvais Chancelier. Avoir peur de voir son peuple mourir, n'est ce pas là un manque de confiance pour ce même peuple ? Ne sous estimait-il pas simplement son peuple ?

  • La fédération du monde... quelle idée absurde. Absurde ? Si l'idée n'est pas à priori absurde, elle est sans espoir. Alors peut-être que.. qu'il restait un espoir ?

La porte s'ouvrit, repoussant l’obscurité ambiante de la pièce.

  • Chancelier, vous êtes attendu.

Miraak inspira une autre bouffé d'air contaminée, puis expira longuement.

  • Chancelier... ? Chancelier ? Vous êtes là ?

  • Hmm... oui... oui...

Il se releva doucement avec peine avant d'ajouter :

  • Le Dormeur s'est réveillé.

édité le 20.08.2017, 2:25

Ezelweiss, 20 août 2017, 2h02

Ravager

RP commun - La Croisée des Destinées - Un mariage !

Naelys et Tal’Ri passèrent encore quelques jours ensemble sur Thélona, à l’abri de tous les regards protégés par l’anonymat relatif et le flou autour des activités du Doge sur la planète.

Des jours merveilleux... mais qui prirent fin bien vite. Malheureusement le statut de Naelys autant que celui de Tal’Ri finissait toujours par les rattraper, et l’urgence de la situation à l’échelle de la Galaxie finit par les faire céder.

Naelys parti directement pour l’Empire et Tal’Ri fit de même pour Félicia, capitale autoproclamée de Négore. Un voyage bien court restant songeur face à la beauté de Naelys et tous ces moments passés ensemble.

Son Intendante l’attendait de pied ferme sur la zone d'arrivée du Sénat, et visiblement très agacés de cette absence prolongée après leur discussion privé.

L’Intendante s’avança :

  • Ravi de voir que vous vous souvenez de vos obligations Tal’Ri !

  • Allons y. dit il à regret et sans même relevés le ton de son Intendante

Bien des segments s’écoulèrent depuis ces doux moments sur Thélona et tous les moyens étaient bons pour voler quelques instants avec l’Impératrice depuis. Négociations au sommet, conseils de guerre, affaires moins urgentes qui subitement avaient besoin de l’attention immédiate de l’Impératrice et du Doge en privé.

A l’échelle de la Galaxie les répercussions d’une telle relation pourrait être dangereuse, chacun en avait conscience et le secret devint leur voile protecteur. Un voile qui au fil du temps se fit lourd, pesant et presque aussi néfaste pour eux qu’il n’était bénéfique pour la Galaxie.

L’Empire comme Négore connaissaient leur première ère de paix depuis bien des segments grâce à un gouvernement fort et respecté qui avait su imposer ses décisions pour sauver ce qui pouvait l’être d’un conflit d’une durée inouï. Lors d’une session de l’OPU et comme à l’accoutumée, Tal’Ri rejoignit discrètement Naelys dans ces quartiers. Pour ne pas déroger à la règle il la fit sursauter quand elle alluma la lumière puis elle lui sauta dans les bras et échangea quelques doux baisers avec lui.

  • Des semaines sans se voir.. J’ai bien cru qu’il n’y aurait jamais de bon prétexte pour se voir.. c’était interminable. Dit Tal’Ri fixant Naelys dans ces yeux magnifiques

  • Tu m’as tellement manqué. Dit elle

Ils ne se lâchèrent pas encore pendant de longues minutes.

Naelys finit par s’écarter délicatement, c’était toujours elle, plus forte et plus courageuse. Et en l'occurrence, elle semblait troubler, voire peinée.

Avec la gorge serrée elle dit :

  • On ne peut pas continuer, c’est trop dur, ces petits moments volés ne sont que des tortures plus horribles pour tous les instants séparés.. Je ne veux plus me réveiller seule.. me coucher seule.. manger seule.

Tal’Ri la regarda avec la tendresse dont il avait l’habitude :

  • Je suis d’accord, nous ne sommes plus des enfants, nous sommes des dirigeants. Ce qui implique des responsabilités et des devoirs à servir avant nous même.

  • Donc on arrête là ..? Dit elle au bord d’un sanglot face à Tal’Ri visiblement imperturbable

  • Un jour tu m’as dit ceci : “Je veux rester avec toi, bien plus que tout autre chose.” Cette phrase m’a marqué et je fis d’elle ma motivation et ma détermination dans chaque attente de te revoir, chaques négociations difficiles et même dans les batailles sur le pont de mon bâtiment. Nous sommes en effet des adultes, des adultes amoureux l’un de l’autre et ayant des responsabilités. Et des devoirs, des devoirs envers toi aussi..

Tal’Ri mis un genou à terre et sortit une petit boîte de sa poche et l’ouvrit

  • Naelys D’Asphalie, Impératrice des Akhéniens et de mon coeur, voulez vous m’épouser ?

  • Oui je le veux ! Dit elle avec vigueur avant de lui sauter au cou en l’embrassant partout

Cette fois Naelys parti d’un sanglot complet et tomba à genoux entre coupant ces pleurs de joie avec de petits rires de bonheur, elle tendit la main et Tal’Ri lui passa une magnifique bague tout en or surplomber d’un rubis de la couleur ambre des cheveux de Naelys.

Tal’Ri passa sa main dans les cheveux de Naelys et l’embrassa sur le front avec une tendresse sans nom. Puis il se releva et prit la main droite de Naelys dans la sienne et la releva délicatement.

Tal’Ri et Naelys se regardèrent dans les yeux avec intensité et d’une seule voix se dirent mutuellement le pacte ancestrale de la Galaxie de l’Oeil :

  • Tu es à moi et je suis à toi, pour toujours et à jamais.

Tal’Ri embrassa Naelys de plus belle et la souleva de terre délicatement pour la portée jusqu’au lit avant de faire diminuer la lumière au plus bas…

Ravager, 30 août 2017, 20h05

Ethana/Alecto

Au premier Sang - Suite

Il y avait toujours eut un contraste surprenant entre l’attitude calme et froide qu’Alecto adoptait habituellement et la l’agressivité tout azimut qu’elle déployait en combat. Et encore, la lame la forçait à être plus calme qu’à l’accoutumée, il ne fallait pas qu’elle se laisse glisser vers trop de sentiment. Ainsi, pour beaucoup, voir la jeune femme chargé sans la moindre hésitation dès le départ avait dû être une surprise. Dès les premiers échanges, elle sut que le combat allait être bon. Zéphyria et elle semblait d’un niveau très proche et se rendait coup pour coup.

Pendant les premiers instants, alors que les attaques pleuvaient, et malgré son agressivité semblant irréfléchie, elle avait tenté de trouver une faiblesse exploitable. Pensant ne pas en trouver, elle finit, cependant, par toucher l’Intendante à l’épaule. La protection absorba le choc, mais Alecto était satisfaite. Elle avait pu l’a touché, elle allait pouvoir recommencer. Un sentiment de contentement l'envahit, alors qu’elle savait, désormais, qu’elle pouvait gagner.

Elle s’était attendue à ce que son adversaire soit désormais sur la défensive mais, au contraire, elle s'attaqua. Ne lâchant rien, Alecto lisait ses mouvements, parant les attaques de sa propre lame, figée dans une concentration extrême. Elle vit juste à temps le coup plus rapide que les autres, et pourtant, quand elle voulut le parer, elle eut l’impression que sa lame se faisait plus lourde, et elle ne pu rien faire. Elle sentit la morsure de l’acier contre sa peau et laissa échapper une grimace, pensant avoir perdu. Quand il y passa la main pour la montrer au juge, elle fût satisfaite de ne pas y voir de sang.

Jetant un coup d’oeil à son arme, elle savait que trop bien ce qui se passait. Son équilibre émotionnel était vacillant et l’épée exprimait son hostilité enver sa détentrice. Immédiatement, Alecto se plongea dans un état proche de la méditation pour chasser ce qu’elle pouvait ressentir et reprendre le dessus sur son arme.

Son visage s’était refermé, et il ne fallut pas beaucoup plus de temps pour que le combat reprenne de plus belle. Quand elles se retrouvaient presque corps contre corps, Zéphyria réitéra son affront. Et Alecto sentit une colère froide l’envahir qui lui dicta sa conduite. Sachant qu’elle devait calmer cette colère, mais quand les lèvres de l’Intendante touchèrent les siennes, ce fût une rage brûlante qui envahit la jeune femme.

Zéphyria allait payé pour ça, et cette pensée consumait l’esprite de la jeune femme. Une énergie nouvelle sembla couler dans ses veines, et son penser à rien d’autre qu’à la fureur et la victoire, elle poursuivit son adversaire. Dès lors le combat repris et la rage d’Alecto se transforma en une sérénité obscure. Elle vaincrait qu’elle qu'en soit le prix. Quand l’Intendante l’atteignit au dos, elle ne le sentit qu’à peine et ne se détourna pas de sa tâche. Il était hors de question que l’Intendante gagne.

C’est avec une détermination et une volonté encore plus grande qu’elle reparti à l’attaque. Ses mouvements étaient désormais aussi rapide et précis que maîtrise du combat le permettait, et elle se concentra que sur le fait de donner des coups encore plus rapide et plus précis. En se focalisant sur l’exécution des mouvements, elle retrouva un calme glaciale. Et soudainement, l’ouverture dans la défense adversaire fût évidente, sa lame y plongea d’un coup rapide et violent. Se reculant pour laisser à l’arbitre le temps d’inspecter. Elle en profita pour reprendre son souffle, comme souvent, dans le feu de l’action, elle ne se rendait que très peu compte des efforts physiques déployés, mais là, si le combat devait reprendre, il fallait qu’elle profita du repis. De plus, l’épée ne s’était pas rebiffée à nouveau, mais elle ne pouvait exclure cette possibilité. Alors, en respirant, elle forma les yeux et lança quelque prière à l’intention d’Olaka, plus comme un mantra pour faire le vide que comme réelle appelle à la déesse.

Quand elle sortit de sa courte méditation, Zéphyria était en train d’ôter ses protections. Cela laissait Alecto dubitative. Si l’Intendante n’avait pas eut ses protections tantôt, elle aurait sans doute déjà saigné. Etait-ce là une stratégie visant à la troubler, elle ne le passait pas. Mais le message était clair. Les prochaines passent allaient sans doute être les dernière du duel. Cette fois, fini de jouer…

Alecto se remit en garde, fixant son adversaire des yeux, et se concentrant sur sa lame pour ne faire qu’un avec elle.

Ethana/Alecto, 2 sept. 2017, 10h34

SIKA PROD

Tam Hog se morfondait dans les méandres de ses pensées et même un séjour au gouffre de l'antique sépulture ne lui ramenait point le sourire. Il était le dernier d'une grande lignée de Sikareps, sans héritier et surtout sans une femelle pour le lui donner.

Il fallait se faire une raison, après le Grand Sikarep premier, le magnifique Sikarep II, l'extraordinaire Sir Peak, Aka Sikarep III, et même le voluptueux Kumites Praedial, le temps d'une anomalie temporelle, qui revint réincarné en Sikarep III à nouveau. Puis la merveidieuse Dòchas Cãctï Bètzel, petite-petite fille de la regrettée Repelle Russula, et la tempêtueuse Cecil Baetz, aka Sikarep IV, première femelle du nom de la lignée quasi divine, sa tendre mère, devenue Sainte Cecil notre mère!

Tam, Sikarep V, bien qu'ayant été la réincarnation de l'élu, sombrera dans l'oubli et la putréfaction...

SIKA PROD, 18 sept. 2017, 19h57

SIKA PROD

Du fin fond du gouffre de l'antique sépulture, plongé dans une intense prière, Tam Hog perçu néanmoins un flash intense, la mort fut instantanée!

À la 12ème relève, du Segment 1026 de la 11ème Strate, l'univers d'Asylamba s'effondra sous le coup d'un effondrement de la gravité quantique. Le vide remplaçant rapidement les ruines, les poches gazeuses et les centaines de systèmes planétaires, ne laissant qu'un souvenir éphémère, le néant!

Un bon Cardanite, un fervent Magothiste, ne sauraient se faire prier pour obtenir leur félicité, mais à l'instant, nul ne semblait encore conscient pour déterminer leur destiné.

Il va s'en doute, quelle que soit la raison de cet événement, une rupture de supercordes ou l'absorption par un TNSM (trou noir super massif), Asylamba renaîtra, soit dans une nouvelle dimension de Calabi-You, soit sous la forme de l'expansion d'un nouvel univers. Reste à savoir à quelle Strate l'horloge atomique re-tic-tac-era....

SIKA PROD, 22 sept. 2017, 20h23

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