Forum Roleplay The Asylam-Bar IV (RP ouvert) - Renaissance

 The Asylam-Bar IV (RP ouvert) - Renaissance

Ezelweiss

Ezel tenait toujours sa lame contre son avant bras, se préparant à son dernier mouvement. Dans ce sublime paysage silencieux, il ferma les paupière puis se mit à chantonner d'une voix faible et mélodieuse :

Dormez, fermez les yeux puisqu’ils sont pleins de larmes,

Dormez, penchez le front puisqu’il est triste et las,

Dormez. Pour assoupir votre âme agonisante

Et l’ombre autour de vous s’élève envahissante.

Car l’Ange de la mort vous murmure tout bas

Une chanson très douce où l’oubli met ses charmes ;

Dormez, fermez les yeux puisqu’ils sont pleins de larmes.

Dormez, pour assoupir votre âme agonisante.

Soudain, une voix provenant de derrière son dos, semblable à la sienne, se mêla en cœur à ce chant et, d'une même voix, ils continuèrent : .

Dormez, c’est le sommeil éternel qui commence,

Laissez-vous consoler comme un petit enfant ;

La nature ce soir vous berce en murmurant :

La mort est un repos, ce n’est pas la souffrance,

Dormez, c’est le sommeil éternel qui commence.

Dormez, dormez, mourez, la vie est menaçante,

C’est pour vous appeler que la nature chante.

Elle a pitié de vous car vous avez souffert

Et pour vous recueillir son sein est grand ouvert,

Dormez et n’ouvrez plus jamais votre paupière,

Que la brise du soir soulevant vos cheveux

Caresse la couche où vous rêvez heureux.

Dormez, et n’ouvrez plus jamais votre paupière.

Puis le silence retomba, pendant quelque secondes, quelque longues secondes. Aaaah le silence... à la fin, le silence, après la mort, plus rien, simplement le silence.

-Ne fais pas ça... Avertit la voix.

Ezel expira, puis rouvrit les yeux :

-Et pourquoi pas ? Dit-il d'une voix mélancolique.

Sans un bruit, la personne se rapprocha :

-Tu ne peux pas tout abandonner, pas après ce que tu as fait.

-Après ce que j'ai fais.... Tu veux que je te rappel ce que j'ai fais ? Qui je suis ?

-Je sais déjà tout ç...

Ezelweiss se retourna, de nouveaux les larmes aux yeux, pour se retrouver face à son frère.

-J'ai tué, j'ai massacré, j'ai décapité, j'ai anéanti, j'ai lapidé, j'ai trucidé, j'ai exécuté, j'ai détruit, j'ai assassiné la vie de nos parents ! Et je t'ai buté toi aussi ! Toi et bien d'autres !

Il fondit en larme et s'effondra à genoux sur le sol recouvert de neige.

-J'y ai pris plaisir ! Tu ne comprends donc pas ?! Dès que je vois quelqu'un, je ne peux m’empêcher de désirer sa mort, désirer de me délecter de sa souffrance, désirer de faire pleuvoir une averse de sang ! Je n'en peux plus.... Je ne peux vivre avec cette folie... Ne m'oblige pas à vivre, je t'en supplie. Tu n'es même pas réel...

-Oui, c'est vrai, tu es malade et personne ne peut t'aider. Cependant, tu peux désirer la mort de quelqu'un sans pour autant le tuer. Tu peux te contrôler, il te reste encore ta volonté.

-Non je n'y arrive plus... Ma tête ! C'est comme si elle allait exploser ! Je n'arrive plus à la retenir... je n'arrive plus à contenir ma folie. Je veux mettre fin à tout ça...

Ezeal s'accroupit devant son frère en lamentation puis posa ses mains sur les épaules d'Ezel. Étrange sensation que de sentir la présence de son frère , il avait vraiment la sensation que quelqu'un le tenait par les épaules mais savait pertinemment que non.

-Reprends toi mon frère, relève la tête. Tu ne peux plus abandonner, tu es le dernier représentant de notre famille. Tu as tué père et mère pour ta nation, alors fini ce que tu as commencé car la guerre est proche. Kovahk a besoin de guerrier. Considère ce qui te reste à vivre comme une punition et que ta mort soit ta délivrance et ton pardon. Protège Kovahk de ta vie, l’Essaim doit vaincre ses ennemies et pour se faire, elle a besoin de tous les Kovhkakarhs. Es-tu un Kovahkarh ?

-Oui...

-Es-tu un guerrier de Kovahk ?

-Oui.

-Protégeras-tu Kovahk même si tu dois en mourir ?

Eziell Edelweiss arrêta de verser ses larmes, releva la tête fièrement, et le visage sérieux il clama :

-Oui, jusqu'à la fin, et pour toujours.

[HRP : Le chant est un poème écrit par Jeanne Neis Nabert nommé Berceuse de Mort que j'ai condensé, et légèrement transformé. Fin HRP]

édité le 04.03.2017, 23:18

Ezelweiss, 4 mars 2017, 22h58

Cecil Baetz - RIP

UPDATED - new remasterized version!

Cecil, ressortant du bar, fut surprise de voir un ivrogne, divaguant des phrases incohérentes.

- Lodis!?!?!

L'homme se retourna, mais ce n'était pas Lodis, pourtant Cecil l'aurait juré!

- Pfffft, un Kovakh, juste bon pour nourrir des vautours nécrophages! Certainement un homme d'équipage de l'un des Koblakahars qui traine à l'Asylambar!

Elle l'enjamba, en prenant soins de lui écorcher le nez avec son talon.

- Oh, mille pardons mon petit! Oh, mais vous saignez! Ne vous inquiétez surtout pas, les vaut....heu... secours arriveront vite. Laissez-moi les appelez avec votre holophone. Je reviens! dit-elle avec une compassion inhabituelle et en lui caressant tendrement la joue.

- et surtout, crève, saleté de Kovakharys! ricana-t'elle en s'éloignant.

Un craquement raisonna dans la petite ruelle, Cecil jeta dans le caniveau, les morceaux, de ce qui ressemblait à un holophone brisé en deux.

édité le 10.03.2017, 20:20

Cecil Baetz - RIP, 9 mars 2017, 7h51

SS O'Higgins

Il venait tout juste de débarquer de son discret pégase de prendre la direction de l'Asylam-bar quand il aperçut la Négienne jetant un objet dans le caniveau. Il la croisa rapidement et lui fit un signe de tête, l'Asylam-bar l'appelait depuis bien longtemps et il devait absolument le rejoindre. À l'entrée se trouvait un Kovahkarh ensanglanté et bien qu'il n'aimait pas trop Kovahk il décida de lui porte assistance du moins prévenir les secours. Passé cette intermède il entra avec fracas dans le lieu de débauche et de perdition qui s'offrait à lui.

  • Salutation belle compagnie, il y a un kovahkarh agonisant devant l'entrée. Peut être devriez vous le rafistoler

Toute le monde se retourna vers lui, c'était la première fois qu'on le voyait dans les parages et son visage était encore inconnu au bataillon. Vêtu d'une simple chemise en soie blanche et d'une cape couleur Synelle l'homme de taille moyenne qui venait d'entrer n'était autre que le Seigneur O'Higgins, un jeune Syn nouvellement élu au poste de Chancelier succédant au pauvre Kern victime d'un malaise dans la soirée.Il ptit alors La direction du bar pour commander un vers de retourne-troll dont les mérites lui avaient été vantés par la distinguée Dogaresse

Il vida alors d'un trait sa liqueur et en repris une autre.

édité le 27.03.2017, 1:17

édité le 28.03.2017, 7:50

SS O'Higgins, 27 mars 2017, 1h07

Ezelweiss

Le ciel s'assombrissait, et l’atmosphère devenait plus fraîche, petit à petit, quelques flocons tombaient de ci de là, sans oublier cette légère brise, qui se faisait de plus en plus violente : le soir approchait doucement, annonçant ainsi la fin de journée. Ezel se releva ; finalement, un nouveau jour commencera. Il ne savait pas trop s'il devait s'en réjouir ou en être dépité... M'enfin, faisons avec...
Il se rééquipa de son armure d'avant bras, rengaina sa lame bien-aimée avant de reprendre le chemin du retour, le même que celui de son arrivé. Malgré un mal de crâne insoutenable, il pressa le pas, il voulait rejoindre son vaisseau avant la nuit tombée. Au moins son front arrêtait de saigné, ou alors que très peu. Il marchait, marchait, et encore marchait... il ne se souvenait pas d'avoir parcouru une si longue distance.... A vrai dire, depuis qu'il n'y avait plus de trace de sang, de son sang, il se déplaçait à l'aveugle, ne reconnaissant pas le paysage.

Il fini tout de même par voir au loin la jolie devanture de l'Asylam-bar. Il souffla de soulagement, il n'était pas perdu. Il s'approcha, et pas à pas, une silhouette se dessinait doucement, celle d'une personne allongée dans la neige, en mauvaise état semble t-il.

-Tsss... encore un fêtard Négien, qui, après avoir trop picolé, s'est fait virer du bar...

Le corps inerte était à présent à porté de vue : Il ne s'agissait pas d'un Négien ivre d'alcool, non... puisqu'il portait une tenue de pilote de Kovahk.

-Hein ? Je rêve ?

Il continua de s'approcher :

-Oh... putain.... de... merde...

Il plaqua ses mains contre son visage, puis se frotta les yeux, comme s'il essayait de faire disparaître une hallucination. Mais non, rien à y faire, il s'agissait bel et bien du sergent Trandel.... un de ses sous-officiers. Non seulement il s'agissait d'un Kovahkarh, mais pire encore, l'un des siens... quelle honte...

La fleur Blanche, réprimant sa colère, lui donna un léger coup de pied dans les cottes, histoire de le réveiller. Cette action n'eut aucun effet, enfin si, celui d'énerver encore plus notre jeune Guerrier. Au deuxième coup, il ne se gêna guère et frappa dans l'intention de lui faire mal. Trandel se réveilla en sursaut, de surprise, de douleur, et de colère :

-Spèce de sale petite garce ! Si tu m'refrappe une nouvelle fois je vais te faire bouffer mon point dans ta bouche !!

Il regarda son agresseur, puis réalisa qu'il s'agissait de son Seigneur ; trop tard, le mal était fait... Ils se regardèrent pendant de longues secondes, yeux dans les yeux. Trandel devenait de plus en plus livide, se rapprochant ainsi du teint naturel de son supérieur, c'est vous dire...
Ezel le regardait, impassible, du moins physiquement car intérieurement c'était une véritable tempête de haine qui avait lieu, tellement violente qu'elle en était indescriptible.

-J'...je...je...je... je suis.... je suis désolé ! Balbutia t-il. Je vous ai pris pour une autre personne ! Je vous jure !

Il s'était agenouillé devant Ezel, clamant ainsi son pardon. Ezelweiss finit par remarquer qu'il tenait sa lame dans sa main, il ne se souvenait pas de l'avoir dégainée. Qu'est ce qu'il avait envie de la lui planter dans ses misérables tripes ! Il regarda sa lame une demi seconde puis reposa son regard sur le Kovahkark alcoolisé. Pour éviter tout accident, il planta sa lame dans le sol, entre lui et son officier puis, d'une voix froide, il lui dit :

-Que fais tu là Trandel ? Et fait attention à ce que tu vas me dire, je n'aime pas les mensonges.

-Je... et bien... lorsque votre absence a été alertée, nous avons reçu l'ordre de fouiller la galaxie, du moins tous les lieux où vous auriez pu aller... J'ai donc sauté dans un pégase pour partir à votre recherche, ici, à l'Asylam-bar.

-Tu as profité de mon absence et de cet ordre pour aller t'abreuver de plusieurs litre d'alcool ? Sa voix restait calme, impassible et froide.

-.... ou... oui....

Immédiatement après cette réponse, d'une rapidité surprenante, Ezelweiss le gifla d'un revers de main en armure, lui ouvrant ainsi sa lèvre inférieur :

-Je t'avais prévenu, je n'aime pas les mensonges.

Eziell s’accroupit, s'appuyant sur le manche de sa lame avec sa main gauche, il lui prit le menton avec son autre main pour relever sa tête et observer son visage, plus particulièrement cette fine écorchure :

-Qui est cette personne avec qui tu m'as confondu ?

-Une... une femme. Mais je ne sais pas qui elle est. A vrai dire j'ai juste reconnu qu'il s'agissait d'une femme au timbre de sa voix... et à son ricanement de... de... Ah ! Elle m'a appelé Lodis ou quelque chose dans ce genre là il me semble. Euh... Vous saignez ? Vous êtes blessé Seigneur ?

Le jeune Edelweiss se relava tout en prenant soin de l’ignorer. Il observa l'horizon, à la recherche d'une silhouette, celle de cette fameuse femme. En effet, au loin on pouvait apercevoir une forme humaine en mouvement.

-Me confondre avec une femme... sérieusement... 

édité le 28.03.2017, 17:35

Ezelweiss, 28 mars 2017, 0h15

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