Forum Roleplay RP Commun de la Renaissance

 RP Commun de la Renaissance

SIKA PROD

L'histoire commence en 725, les vaisseaux de Kovahk assombrissent le ciel d’Akhénion et annoncent la chute des archontes.

Et dès le 11 janvier (pré-inscription ici), c'est à vous de continuer l'histoire ici ou d'aller à la rencontre des autres personnages à l'Asylam-Bar. RP libre, tous les débutants sont bienvenus et encouragés à tenter l'expérience.

Respectez les autres, ne tuez pas, dans vos RPs, un autre joueur, un des leurs officiers ou ne faites pas la conquête d'une de leurs planètes ici, à moins que vous l'ayez réellement fait In Game.

Background de l'histoire

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SEG725, les vaisseaux de Kovahk assombrissent le ciel d’Akhénion et annoncent la chute des archontes.

Vainqueur des armées de l'empereur Ipérien II, Azgar Kovahk le Conquérant restaure la lignée des Empereurs akhéniens et offre à l’Empire une période de stabilité politique qu’il n'avait plus connue depuis le sacre de l’Impératrice Alecto. Pendant près d'une strate, la valse des empereurs parvient à maintenir une paix à l’échelle galactique.

Le gouvernement d'Akhénion contrôle un grand nombre d'états, de républiques et de dynasties vassales. Mais si l'Empire a réussi à étouffer les volontés séparatistes de ses vassaux et à garantir sa pérennité, c’est grâce à la concession qu’il leur a faite : l’autonomie politique. Le maintien du pouvoir impérial a un prix : la cohésion de l’Empire. Jamais dans l’histoire de la galaxie les tensions entre les différents états que l'empire fédère n’ont été aussi fortes.

Aux quatre coins de la galaxie des alliances se nouent, motivées par des idéaux contraires. La Maison de Kovahk, la protectrice du trône impérial, se scinde en deux dynasties rivales. Dans les Azuries, le baron défend les valeurs militaristes historiques de son clan, alors qu’en Grande Morganie, l’autre branche s’allie aux seigneurs locaux et jure fidélité au richissime Doge, tyran de la Province de Négore.

Bien loin de ces querelles dynastiques, les deux plus importantes républiques de la galaxie cherchent, elles aussi, à influencer la politique de l'Empereur. Convaincues depuis plusieurs strates de ne pouvoir accorder savoir et sagesse, Aphéra et Synelle s'opposent aussi bien sur le plan idéologique que politique. Alors que la première défend que seule la science peut rendre l’Empire plus juste, la seconde rétorque que c’est en changeant l’homme par la philosophie que l’on améliorera la galaxie.

Chacune de ces quatre factions veut imposer ses idéaux à la galaxie. Quel sera l’avenir de l’Empire ?

S'engagera-t-il sur la voie de connaissance Aphérane ?

S'engouffra-t-il dans le libéralisme exacerbé de Négore ?

Au contraire, rejettera-t-il ces préoccupations matérialistes, pour suivre la voie de la sagesse de Synelle ?

Ou alors est-ce que la galaxie verra la naissance d’un nouveau Conquérant Kovahkarh, capable d’unifier une nouvelle fois l’Empire dans le sang ?

À l’orée de la 9ème strate, après avoir connu révoltes et révolutions, la galaxie s'apprête à vivre la Renaissance de l'Empire !

A vos claviers pour la suite!

édité le 08.01.2017, 21:05

SIKA PROD, 7 jan. 2017, 0h17

Falmala

Mélyssandre se prélassait dans dans son bain à vapeur. La journée avait déjà été riche en négociations et elles n’avaient pas toutes été les plus simples à traiter. Elle inspira longuement la vapeur aux senteurs d’eucalyptus et détendit ses muscles. Sa vie se bousculait entre des négociations, les problèmes techniques de ses transporteurs ou de marchandises qui “miraculeusement” s’égaraient dans l’espace. Elle esquissa un sourire, cela faisait pas longtemps qu’elle gérait ce commerce mais elle allait réussir à remettre de l’ordre dans toute cette pagaille.

Pour l’instant les différentes factions de la galaxie de l’oeil essayait de décider quel était le meilleur avenir et de quel façon il fallait attendre ce but. Elle eu une pensée pour ses grands parents qui avaient vécu la 2ème guerre de succession impériale, puis ses parents avaient vécus la 3ème guerre de succession. L’univers avaient du mal à trouver l’équilibre, un cycle des guerres était bien présent, il n’y avait que pendant ces quelques segments ou tout s’était calmé et le tout semblait se balancer sur un fil très délicat prêt à rompre à n’importe quel moment. Il n’était qu’une question de temps, les visions de l’avenir étaient bien différentes au quatres coins de la galaxie.

Mélyssandre fut tirée de sa rêverie par une servant qui entra dans l’étuve, sa tenue légère ne tarda pas à se coller contre sa peau tellement la vapeur était dense.

- Madame, il y a un visiteur pour vous, …. un marchand, Seigneur Férus D’Isancour. Je lui ai dis que vous ne pouviez pas le recevoir maintenant mais il a lourdement insisté pour que je vienne vous demander une audience.

Elle se tortilla légèrement, elle savait que déranger la sa maîtresse durant son bain de vapeur était risqué. La vapeur commençait à perler sur sa peau et les vêtements devenaient de moins en moins confortables. Mélyssandre esquissa un sourire amusé.

- Faites le donc venir

- Ici ?

La servante fit les yeux ronds

- Oui … ici. S’il déjà il me dérange durant mon instant de calme autant qu’il fasse un effort lui aussi.

- Mais madame vous êtes …. pas … vêtue….

Mélyssandre eu un rire presque enfantin.

- Je serais décente, … donne moi donc une serviette …

La jeune servante se précipita à l’extérieur pour aller chercher une grande serviette et la lui rapporta. Mélyssandre s’y enroula et se réinstalla dans un coin reculé de la pièce.

- Eryne …

Elle fit signe à la servante d’approcher et lui glissa quelques mots à l’oreille. Elle recula la main sur la bouche et les yeux pétillant de rire. Elle lui fit un signe de tête avant de ressortir rapidement de cette chaleur qui devenaient presque insupportable.

Eryne s’approcha du marchand qui s’impatientait dans le salon. Elle n’avait pas pris le temps de se changer et sa tenue lui collait horriblement à la peau ce qui semblait visiblement amuser le marchand.

- Ma maîtresse va vous recevoir.

- Ah ce n’est pas trop tôt !

- Cependant elle ne peut pas se déplacer pour l’instant et elle demande à ce que vous la rejoigniez.

- Alors ne lambinez pas et amenez moi donc jusqu’à elle, dit il d’un ton hautain et pressé.

Eryne s’inclina et lui indiqua la direction à suivre avec un léger sourire aux lèvres. Ils traversèrent la grande demeure et longèrent les bains, puis ils arrivèrent au niveau d’une petit pièce d’où une vapeur épaisse s’échappait de sous la porte.

- Dame D’Asphalie est ici, elle lui indiqua la porte fumante, cependant vous ne pouvez pas y entrer dans la tenue que vous portez.

- La … dedans ? …. avec cette … fumée ?

- De la vapeur monsieur et oui elle a accepté de vous recevoir malgré son moment de détente vu que vous sembliez pressé. Maintenant vous êtes prié de vous dévêtir afin que vos vêtements restent sec pour votre départ.

- QUOI ? …. me dévêtir ?!!

- Oui Monsieur, vous dévêtir, si non vous ne pourrez voir ma maîtresse.

Son visage vira d’abord au rouge cramoisi puis passa dans une teinte blanchâtre.

- Mais je ne peux pas me présenter à une dame dans … dans … mon plus simple appareil, sa voix frôlait les aigus.

Eryne dû étouffer un rire et essaya tant bien que mal de garder son sérieux.

- Vous aurez une serviette monsieur … vous serez … décent.

*- Mais fin je …. *

- Voulez vous cet entretien monsieur ?

- Mais oui il est urgent que je voie Dame D’Asphalie.

- Alors déshabillez vous !

Elle lui indiqua un paravent un large sourire aux lèvres. Sa maîtresse avait un drôle d’humour, mais c’est aussi pour cela qu’elle restait à son service, il se passait toujours des choses passionnantes.

Elle entendit des grognements derrière le paravent, Férus marmonnait dans sa barbe et il semblait que ce serait pas demain la veille qu’il exigerait à nouveau un rendez-vous urgent. Elle esquissa un sourire et secoua la tête en attrapant la plus petit serviette du lot.

- Monseigneur D’Isancour avez-vous terminé ?

Il y eu un grommellement et un petit Oui. Eryne lui tendis la serviette derrière le paravent et attendis. Lorsque Férus sorti de derrière le paravent elle eu du mal à se contenir. Férus était un homme avec un certain embonpoint et il était loin du physique des icônes divines. Il tenait fermement la serviette enroulée autour de son bas ventre, il semblait qu’elle soit quelque peu récalcitrante. Il se tortillait dans sa serviette.

- Pouvons-nous y aller ? grogna t-il.

- Bien sur, par ici je vous prie.

La jeune femme ouvrit la porte et un épais nuage de vapeur saturé d’eucalyptus en sorti. Férus hésita quelque secondes et entra, suivit par la servante qui l'annonce haut et fort dès le passage de la porte.

Le marchand avança prudemment dans la vapeur et quand il arriva vers le fond de la pièce de grosses gouttes de sueur dégoulinaient déjà sur sa peau. Il agrippait fermement la toute petit serviette qui cachait l’essentiel. Mélyssandre se redressa avec grâce et l’observa quelques instants.

- Dame D’Asphalie … je vous remercie de me recevoir sans ...rendez-vous.

- Seigneur D’Isancour c’est la moindre chose à faire voyons pour une probable futur …. partenaire.

Des gouttelettes d’eau glissèrent le long de la peau de la jeune femme et disparurent entre ses seins. Ses longues jambes étaient légèrement repliées sur le banc ou elle était assise et la serviette avait quelque peu glissée et dévoilait la naissance d’une fesse. Ses longs cheveux aubruns étaient relevés dans un chignon lâche, les mèches qui s’en échappait se collaient à son visage et à son dos. Le marchand du déglutir, la chaleur était intense dans la pièce. Mélyssandre le regarda avec ses yeux vert émeraude et souris.

- Quel est donc cette marchandise que vous avez tant hâte à me proposer.

Elle insista bien sur l’urgence du rendez-vous.

- Je me présente à vous car nous proposons une toute nouvelle gamme de tissus.

- Des tissus ?.... vous me pressez pour du tissu ?

Le ton monta quelque peu.

- Attendez madame, je n’aurais pas osé si …

- Je l’espère oui … dites moi donc qu’as t-il de si … spécial ….

Elle attrapa une serviette humide qui baignait dans une bassine d’eau fraîche et s'épongea le visage et le poitrail. L’eau s’écoula lentement le long de sa peau brulante et elle poussa un soupire d’aise. Férus observa la jeune femme perdu dans ses pensées, ses mains de plus en plus crispées sur la serviette.

- Seigneur Férus !!! … les tissus

- Oh veuillez m’excuser madame je … je … oui les tissus ils ….

Il ferma les yeux quelque instants et secoua la tête, inspira profondément.

- Nous avons découvert, lors d’une de nos excursion une nouvelle variété d’arbres avec de l’écorce si fine que nous pouvions en faire des fils. Un procédé particulier nous permet de les assouplir et ils deviennent doux comme de la soie et encore plus résistants.

Il avait réussi à donner toute son explication en fixant fermement un point quelque part au dessus de son interlocutrice. Il poussa un gros soupire et sourit tout en se permettant de croiser à nouveau son regard. Elle souriait et son regard semblait fixer un point lointain dans le brouillard de la pièce.

- De l’écorce … d’arbre … dites m’en plus …

Elle se tourna lentement et s’assit face à lui, les perles d’eau se glissèrent dans son décollé et la serviette glissa sur une de ses cuisses. Elle se pencha légèrement vers lui un sourire amusé aux lèvres. D’une voix presque ronronnante :

- Je suis toute ouïe…

Férus commençait à avoir terriblement chaud, la serviette enroulée autour de son bas ventre s'imbibait toujours plus de la vapeur environnante et la vision de Dame D’Asphalie ne lui simplifiait pas la tâche.

Il commença ses explications avec le procédé de retrait de l’écorce tant bien que mal, la vapeur roulait en grosses gouttes le long de sa peau, ses cheveux s’étaient plaqués sur son crâne. Il avait dû libérer une de ses main pour poursuivre ses explications sur une torsion des fibres qui semblait excessivement complexe et sa serviette fini par commencer à glisser. Il la rattrapa de justesse et soufflait lourdement, il était au bord de l’évanouissement. Mélyssandre semblait attentive et hochait la tête au rythme de ses explications. Férus eu un léger hoquet de surprise lorsqu’au milieu de son litanie un nouveau nuage de vapeur brûlante fut propulsé dans la pièce. Il poussa un petit gémissement et essaya de conclure les explications rapidement.

- Et c’est ainsi qu'à la fin nous obtenons ses très fins fils soyeux.

Il s’essuya le front du revers de la main et essaya tant bien que mal de faire son plus beau sourire commercial. La chaleur était écrasante et il sentait plus ses doigts qui serraient la serviette depuis trop longtemps.

Mélyssandre hocha pensivement la tête et s’étira ce qui fit glisser le noeud de la serviette qu’elle rattrapa de justesse. Elle eut un sourire amusé devant le regard du marchand. Elle se redressa lui tourna le dos pour remettre sa serviette en place, ce qui offrit un aperçu de la chute de ses reins au pauvre Férus qui faillit tourner de l’oeil. Lorsqu’elle se retourna il était tellement rouge qu’il aurait pu être confondu avec une tomate trop mûre.

- Mon cher monsieur D’Isancour, votre proposition me semble très intéressante; vous êtes presque pardonné de m’avoir dérangé durant mon instant de détente.

- Je suis soulagé qu’elle vous plaise.

Il poussa un petit soupire de soulagement. Mélyssandre prit encore une fois la serviette humide pour s’éponger en douceur tout en défiant le marchand du regard, puis partit s’allonger sur son banc une jambe repliée et les bras relevés au dessus de sa tête, ce qui offrit la vision d’une fesse et la naissance d’un sein au seigneur D’Isancour qui ne savait plus comment se tenir.

Il y eu un long silence dans la pièce, le marchand se dandinait d’un pied à l’autre en s’essuyant le visage avec ses grosses mains. Mélyssandre fini par tourner la tête pour le regarder.

- hummm vous êtes encore là … ?

- Je … fin …

- Vous pouvez disposer… pensez à me rapporter des échantillons la prochaine fois ….

- Oui madame … je m’en souviendrais ...

Il fit une petit courbette et se précipita vers la sortie …

- Seigneur D’Isancour …..

Il s’arrêta juste avant de sortir.

- Oui Madame ….

- Ne me dérangez plus jamais lorsque je prends du temps libre …. si vous voulez encore faire des affaires avec moi ….

- Je …. oui Madame

Il s’inclina une nouvelle fois et sortit du bain à vapeur.

A la sortie, Eryne l’attendait avec un grand verre d’eau très fraîche un sourire amusé aux lèvres. Il l’attrapa et le but d’une traite puis poussa un long soupire. Eryne lui indiqua la direction pour se rafraîchir ou il partit au petit trot. Il semblait pressé de repartir, la vapeur et lui ne faisaient visiblement pas bon ménage. La jeune fille lui indiqua où elle avait déposé ses vêtements et qu’elle l'attendait à l’entrée des bains.

Une fois qu’il eu fini de se rafraîchir, il partit la rejoindre. Eryne dû utiliser de tout son self contrôle pour ne pas rire. Malgré une douche froide, Férus était toujours d’un magnifique rouge écarlate et ses cheveux lui collaient au visage tel une vieille serpillière à frange.

- Je vais vous raccompagner vers la sortie.

Le seigneur D’Isancour la suivit en silence, Eryn n’arrivait pas avait du mal à déchiffrer l’expression de son visage, il semblait … perturbé… qu’avait-il bien pu se passer dans se bain à vapeur.

Mélyssandre fixait le plafond de l’étuve où dansait la vapeur entre les spirales du carrelage des murs. Elle dû sourire, encore une nouvelle marchandise, ce qui était un bon signe pour son commerce. Elle allait avoir une nouveauté à présenter au marché, une excellente chose. La maison D’Asphalie allait retrouver sa splendeur d'antan…. elle le jura …. dans le silence de cette brume tropicale dans un murmure :

- Une des plus grande marchande ….. oui … et qui sait …. peut-être même j’arriverais à devenir Doge ….

Elle sourit et ferma les yeux satisfaite pour profiter d’encore quelques minutes de calme avant la prochaine tempête de catastrophes en tout genre.

édité le 15.01.2017, 19:13

Falmala, 15 jan. 2017, 19h07

Jj22

Falaza le guerrier de kovahk franchis le seuil de sa maison sur sa planète manger. Celle ci est une île paradisiaque sans animaux nuisant à la santé de l'homme. Il voulait du divertissement, alors il pris son pistolet à signaux intergalactiques, le pointa vers le ciel puis tira... BOOM! Une lueur verte signal de fête de propagea dans son ciel puis commença à dérivait au grès du vent solaire. Qui voudra bien venir, il le saura dans environ 48 relèves le temps que le nuage arrive au première planète habitable. Pendant ce temps il pourra préparer les tables d'honneur pour les chefs de factions si ceux ci voudront venir honorer sa planète. Etant en période de paix, ce sera possible.Il espérait de tout cœur qu'il trouverait l'amour à cette fête .

Jj22, 21 jan. 2017, 14h48

Cecil Baetz - RIP

Cecil, qui tirait sa crypto-clop dans la ruelle sombre et sordide de l'asylambar, avait bien vu la lueur d'un tir de pistolet à signaux intergalactiques. Mais la lumière était étrangement verte.

Verte? Au plus loin de ses souvenirs d'école militaire Négienne, Cecil n'arrivait pas à se souvenir de sa signification? Orange, alerte de panne de système de télécommunication. Rouge, alerte de danger de mort iminente. Violette, alerte d'invasion d'intelligence artificielle non identifiée. Mais verte?

Bordel de bouiasse puante, mais oui... s'exclama-t'elle à haute voix c'est le signal du regroupement social à but de contact pacifique dans le cadre d'un format informel, futil et non vital!

Étrange pensa-t'elle, quel est le farfelu qui se sert encore de ce signal datant des Strates primaires?

Elle releva sa visière et s'envoya encore une grande aspiration de crypto-clop.

Néanmoins, elle dirigea son scanner à identification universelle vers la lueur en question: seg 812 rel 14 - dynaste de l'essaim - falaza - invitation sur la planète manger

Cecil, curieuse, quoique circonspecte, se saisit de son pistolet à signaux intergalactiques et envoya sa réponse. Une lueur verte caca-pomme se propagea dans l'espace, signifiant "peut-être que je participerai" mais compte là dessus et bois de l'eau songea-t'elle au même instant.

édité le 23.01.2017, 14:13

Cecil Baetz - RIP, 23 jan. 2017, 13h48

Jj22

Pour Falaza ce fut une grande déception lorsqu'il découvrit que personne de connue n'était venu à sa fête. Il avait espérer un cour instant que Cecil viendrait mais il ne vit pas l'ombre d'un phénix. Aucun n'accord n'avait été passé avec Négore. Cependant, il se sentais de feu lorsqu'il voyait cette belle femme à chaque segment. Mais elle ne voudrait jamais de lui, un armateur, un guerrier et de plus de l'Essaim, mais il pouvait toujours espérer.

Jj22, 25 jan. 2017, 18h32

Cecil Baetz - RIP

SEG830 REL13, 8ème strate


La cabine n'était pas climatisée, la chaleur des circuits électroniques et du convecteur temporel surchauffaient l'espace limité de l'habitacle.

Cecil devait rejoindre la flotte du Major Minerve. Elle se trouvait encore à plus de 22 A.l. et devait passer en hyper-espace. Mais courber l'espace temps requérait une puissance phénoménale. Cela nécessitait d'accumuler suffisamment d'énergie afin que le convecteur temporel, qui exigeait 2,21 gigowatts, puisse s'enclencher.

Le voyage serait long, mais le temps n'était pas compté. Cecil n'était pas pressée. Le présent l'importait peu, seul le passé l'intéressait et le futur, elle en était certaine, lui donnerait raison.

Les diodes clignotaient à la tout va et le compte à rebours s'enclencha... l'IA embarquée commença le décompte à haute voix métallique.

- 5... 4... 3... 2... 1... zéro! Hyper-espace activé.

Le corps de Cecil s'engourdit, l'ensemble de ses cellules semblaient s'agiter comme pour se libérer de son corps. Elle percevait son corps s'éloigner de son esprit. Une sensation bien connue des voyageurs galactiques. Les distances étant si importantes, il nécessitait non seulement, de voyager à une vitesse supraluminique, mais aussi de jouer avec les courbes du temps. Tout était affaire de finesse pour rester sur la même ligne que son époque, malgré les distances en années lumières.

En effet, les premiers colons de l'espace avaient été prisonniers des effets relativistes de dilatation du temps. Alors qu'ils avaient voyagé à la vitesse de la lumière durant à peine quelques années, plusieurs centaines d'années avaient passé sur leur planète d'origine. Heureusement le convecteur temporel arriva à la rescousse et permit de corriger ces anomalies du temps.

Cecil, qui avait perdu connaissance lors de l'accélération, reprit gentiment connaissance. Le tic tac lancinant et incessant de la turbine à combustion bosonique, la berçait dans une douce torpeur, propice à la réflexion.

Voila déjà presque une centaine de segments qu'elle était née. Cecil avait perdu sa mère, mais elle ne lui manquait pas tant. Son précepteur avait pallié largement au manque d'affectif maternel, lui avait transmit les valeurs familiales et le respect de ses ancêtres.

Elle avait atterrit chez Négore un peu par hasard, elle n'avait pas particulièrement de liens ou d'affinité pour ces commerçants. Elle avait surtout un sentiment d'injustice prépondérant, lié à leur culture individualiste et égoïste, dût principalement à leur intérêt immodéré pour les crédits.

La justice était ailleurs, la victoire appartenait au peuple des élus et des érudits, qui avait tenté de remettre leur croyance au centre de l'univers. Malheureusement, ceux-ci, tout comme ses ancêtres, avaient été largement incompris et s'étaient dispersés dans l'espace.

Cecil était bien décidé de les retrouver, ainsi que de venger la mémoire de celles et ceux qui étaient morts bien trop tôt.

édité le 10.02.2017, 15:00

Cecil Baetz - RIP, 10 fév. 2017, 13h47

Zolored

Dans le grand hangars de l'asylambar, Le Baron de Kovahk et la Dogaresse de Négore s'entendent pour rentrer ensemble suite à la destruction du vaisseau kovahkarh par une commerçante imprévisible.

Tynia et Zyrios s'adressèrent un regard avant que ce dernier ne prenne la parole devant Mélyssandre:

  • Remorquer mon cerbère? Je crains que ce soit plus dangereux qu'utile... Je peux laisser mes hommes ici, c'est une zone neutre, avec l'aide de quelques-uns de vos mécaniciens, ils arriveront à le remettre suffisamment en état pour retourner vers mes chantiers. Si cela ne vous dérange pas bien sûr.

  • Pas le moins du monde très cher baron.

Zyrios s'adressa à Tynia pour lui donner ses ordres, elle s'occuperait du commandement des réparations et du rapatriement, le baron aurait préféré lui confier une autre mission, mais la vérité était qu'il avait besoin d'une personne de confiance pour gérer ses opérations ainsi que d'une personne capable d'effectuer les opérations nécessaires au baron... Il lui glissa à l'oreille après avoir fini ses recommandations:

  • Directive 5, Cécil Baetz, c'est la responsable de tout ça, je ne veux pas que ça recommence. Tynia savait à quoi s'en tenir, une importante directive portant sur la sécurité des hauts placés des provinces de Kovahk.

Zyrios suivi Mélyssandre jusqu'à son vaisseau. Ayant été légèrement distancé après avoir donné son dernier ordre à Tynia, il se situait juste derrière la dogaresse et disposait d'une vue des plus agréables pour ne perdre aucun instant du spectacle. L'élégante robe de Mélyssandre magnifiait ses délicates courbes et s'accordait parfaitement à sa coiffure. Il aurait pu la dévorer longuement du regard mais porta son attention sur l'imposant vaisseau Négien. Il semblait très robuste et plus large que ses propres vaisseaux mais moins vif, chacun ses priorités. Mélyssandre s'exclama:

  • Bienvenue à bord du Zuul

  • Magnifique. Zyrios ne mentais pas, ses vaisseaux étaient bien moins attrayants mais plus pratique. "Un vaisseau typique de voyage" pensa-t-il.

  • Je vais vous montrer vos appartements, heureusement qu'il y a de la place ici, vous verrez on s'y plait vite.

  • Heureux de pouvoir vous servir de compagnie, ce vaisseau me parait gigantesque.

  • On y trouve toujours ce que l'on désir.

C'est sur un sourire amusé que la dogaresse fit signe au baron de le suivre pour se diriger vers les appartements.

Après un petit couloir richement décoré, Zyrios fut subjugué par le décors d'un grand salon. C'était une pièce assez haute qui donnait l'impression de plus d'espace. De couleur chaudes, la pièce disposait d'une table en verre en son centre. Sur le côté, de larges canapés et quelques fauteuils autour d'une table basse. L’atmosphère était idéal et chaleureuse pour rapidement passer les plus long trajets. Mélyssandre se tourna vers le baron,

  • Je crois que je vous dois bien une petite bouteille... Je mets à votre disposition une pièce au fond là-bas, elle mène directement ici, je termine de vous la faire préparer. Elle fit signe à quelques servantes pour exécuter ses recommandations

  • Je m'en remets volontiers à vous pour me faire passer un bon voyage.

édité le 13.02.2017, 22:56

Zolored, 13 fév. 2017, 22h48

Cecil Baetz - RIP

La Commandante Blanche de Castille avait établit sa première base sous la haute direction de Cecil Baetz. Elle avait déjà prit du grade depuis lors et avait pris sous son aile la Majore Asmin.

Elle s'enorgueillissait de sa pouliche qu'elle avait mis à la tête d'une flotte de militaires qui malgré leur soutien inconditionnel et les générations précédentes de dirigeantes féminines, continuaient à grimacer devant une supérieure militaire.

Mais la force de ses hommes, couplées à l'intelligence des officiers de Cecil Baetz, faisaient de ses flottes de redoutables adversaires.

Il était d'ailleurs temps que Majore Asmin vole de ses propres ailes et qu'elle puisse créer sa propre colonie.

La mission continuait dans la bonne direction.

édité le 17.02.2017, 16:32

Cecil Baetz - RIP, 17 fév. 2017, 12h00

Cecil Baetz - RIP

SEG840 REL12, 8ème strate


Cecil était confuse, un peu perdue. L'objectif était clair, le chemin n'était pas serein. Sa tête bouillonnait, son esprit tergiversait, la confusion était légion. Ses réflexions étaient proches de la fusion.

Video: https://vid.me/Gpmn

Cecil Baetz - RIP, 20 fév. 2017, 12h01

Jj22

La guerre, quelle belle chose. A la fois violente et destructive. Falaza était fou de joie enfin il y avait de l'action. En effet son père Jj22 lui avait raconté toute les batailles qu'il avait fait. Mais oui, Falaza n'avait jamais pu prendre part aux combats mais cette fois ci il ne se priverait pas. Son père était mort il pouvait donc choisir la direction qu'il prendrai et il avait choisi la voix de la guerre. Maintenant, il préparait ses flottes et ses commandants à partir au combat bouté l'ennemie hors des frontières de Jovahk et même plus loin. Ainsi tou le monde le reconnaîtrai et tremblera devant son armée.

Jj22, 20 fév. 2017, 16h21

Falmala

Mélyssandre donna les directives pour la chambre du baron. C’était un invité important malgré tout, puis elle pris quelques instant pour aller se changer. Son vaisseau abritait toujours d'innombrables penderies et placards, il fallait être parée à toutes les éventualités.

Elle enfila une robe aux voiles légers, dans les tons jaunes comme le soleil couchant, les voiles flottaient autour de ses jambes et son dos était comme à l'accoutumé nu. Elle brossa ses cheveux et s’observa dans la glace un sourire aux lèvres.

Elle retourna dans le salon ou le baron observait les tableau qui avaient été accrochés on ne sais vraiment comment aux murs. Elle l’observa quelques instant, il semblait pensif et soucieux et elle pouvait le comprendre. Elle s’avança dans la pièce en souriant.

- Pardonnez mon absence j’ai pris quelques instant pour mettre quelque chose de plus agréable pour le voyage.

Zyrios se tourna vers elle et il se mit à sourire.

- Vous êtes ravissante.

Elle fit une petit révérence avec un sourire amusé, puis elle se dirigea vers le petit bar d'où elle sortit une bouteille de vin et s’appliqua à l’ouvrir. Elle servit deux verres et en tendit un au baron avant de lever son verre.

- A un agréable voyage malgré les circonstances.

- A un agréable voyage.

Il leva son verre à son tour puis il burent ensemble. On pu sentir une petit secousse dans le vaisseau, qui était entrain de quitter le spatioport.

A ce moment la, une des servantes fit irruption dans la pièce une pile de serviettes et autres tissus dans la main. Mélyssandre lui fit signe d’approcher et regarda le baron.

- J’ai pensé qu’une douche vous ferais peut-être du bien après tout ce liquide collant. La serviette n’as pas vraiment du pouvoir vous retirer toute la boisson de la peau. Pendant ce temps je donnerais les directives pour un dîner, autant que nous en profitions pour une fois que nous sommes …. en tête à tête pour parler.

- C’est avec un grand plaisir que j’accepte votre proposition. Me débarrasser de cette odeur d’alcool et cet effet collant ne ferais pas de mal. Et c’est avec joie que je dînerais avec vous.

- Sahra va vous guider jusqu'à la chambre, puis à la douche. Prenez votre temps le voyage sera … long.

- Je vous suis mademoiselle.

La servant s’inclina et s’avança dans un des couloirs pour d’abord montrer la chambre. Elle était décorée avec goût et sobriété au couleurs de l’aube.

Sahra déposa une pile de vêtements sur le lit.

- Dame Mélyssandre a supposé que vous voudriez peut-être mettre des vêtements propres après vous être rafraîchi. Je vous ai mis différents choix, j’espère que la taille correspondra. Il y a également une nouvelle chemise.

- Merci Sahra, c’est très attentionné de la part de la Dogaresse.

- Je vais vous conduire aux bains maintenant.

Zyrios lui fit signe de passer devant, puis lui emboîta le pas tout en continuant à observer les décorations du vaisseau. Il n’était vraiment pas prévu pour la guerre de son point vu. Trop de décorations dangereuses sur des étagères. Il du sourire, ses reflex de guerrier prenaient encore le dessus. Ils arrivèrent rapidement devant une grand porte vitrée aux complexes arabesques fumées qui servaient préserver l’intimité. Elle menait à une pièce très claire et épurée. La décoration était fait de blanc et de noir avec de subtiles touches de rouge sombre, avec une fleure, une décoration ou un tableau. Des plantes vertes cascadaient autour d’une grande baignoire. De l’autre côté de la pièce une douche fermée par une parois de verre subtilement teintée. Sahra déposa les serviettes sur un petit tabouret et sortit de la pièce.

Mélyssandre avait demandé à ce que l’on prépare les couverts pour le repas et qu’on prépare un dîner simple mais goûtus. Elle avait vérifier rapidement ses communications lorsque elle entendit l’eau qui se mis a couler dans la salle de bain. Il y avait rarement des invités avec elle a bord de ce vaisseau songea-t-elle, mais celui-ci était très agréable. Il était fâcheux que ce fut un acte de sabotage qui avait permis à ce qu’il soit la. Elle sirota son verre de vin et ne puis s’empêcher d’approcher de la porte menant à la salle de bain. Une légère brume s’en échappait, elle hésita quelques instants et poussa un peu la porte pour laisser son regard s’égarer dans la pièce. Elle pu voir, à travers la brume chaude un corps ou ruisselait une cascade d’eau chaude, elle du sourire et secoua la tête avant de refermer la porte pour retourner dans le salon.

- Ma pauvre fille, c’est tout à fait déplacé comme comportement, marmonna-t-elle toute seule.

Elle n’avait pas fini sa phrase qu’elle fit un sourire amusé.

- Une bien honteuse, mais tellement charmante vision. Et voilà que je me retrouver à parler toute seule.

Elle s’installa sur une grande pile d’oreiller en tout genre son verre à la main et feuilleter quelques rapports en attendant le retour du baron. Elle entendit l’eau s’arrêter et au bout de quelques instants un petit nuage de vapeur dansa le long du couloir. Elle se plongea à nouveau dans sa lecture ce ne fut que lorsqu’il apparut à l’entrée du salon qu’elle leva les yeux. Il avait changé de tenue, et il était renversant. Il portait un pantalon de toile légère mais solide d’un blanc cassé, il avait troqué la chemise pourpre qu’elle lui avait fait apporté au bar contre une chemise sans manches d’un bleu profond aux reflets verts sombres. Elle était fait d’une soie toute particulière qu’elle avait commencé à vendre il n’y a que très peu de temps. La couleur jouait avec celle de ses yeux, qui eux l’observaient, allongée sur sa pile d’oreillers. Ses cheveux encore un peu humides étaient en bataille et lui tombaient de façon désordonnés sur le front. Les yeux de Mélyssandre faisaient des allers retours les long de cette apparition jusqu'à ce qu’elle s'aperçoive qu’il était pieds nus. Elle du sourire et remonta vers son visage souriant.

- Vous êtes …. surprenant, cette tenue vous sied à merveille. Vous sentez vous mieux ?

- Oui beaucoup mieux, et je sens meilleur aussi, fit il une note d’amusement dans la voix.

Mélyssandre ne pu s’empêcher de rire. Elle tapota la pile d’oreillers à côté d’elle ou attendait déjà le verre de vin de Zyrios.

- Venez donc vous asseoir, le dîner devrait être servi sous peu.

Zyrios observa la pièce.

- Sur le sol ?

Mélyssandre rit de bon coeur, et répondit d’un air très amusé.

- Oui sur le sol …. venez et vous verrez.

Une douce odeur fraîche et épicée se dégagea de lui lorsqu’il s’installa sur la pile d’oreillers un sourire des plus amusé aux lèvres. Une fois qu’il fut assit un ballet de servantes déferla dans salle, avec une petite table très basse qui fut déposée entre les deux dirigeant, puis tout un tas d’autres petites tables furent disposées autour.

On y apporta divers mets, fumants, aux odeures exotiques. Des viandes, des légumes, des fruits et une sorte de semoule. La petit table fut dressée dans une sorte de danse maîtrisée à la perfection. Les yeux de Zyrios suivaient ce va et vient de plats, et assiettes d’une façon amusée. Mélyssandre quand à elle observait Zyrios pensive, ce ballet elle l’avait déjà observé beaucoup de fois, mais jamais elle n’avait pu l’observer lui autant à sa guise. Lorsque tout fut installé, on leur servit différentes choses dans leurs assiettes et les filles disparurent comme elle étaient venues.

- J’espère que ce repas vous conviendra …. même sur le sol.

- Je suis sur qu’il sera exquis …. et je suis sur que le sol y sera aussi pour quelque chose.

Ils rièrent en coeur et se mirent à manger. Mélyssandre regarda Zyrios attaquer son repas avec appétit avec ses couverts, elle se contenta de ses doigts à la manière plus orientale. Le baron fut d’abord un peu surpris en relevant les yeux et voyant Mélyssandre manger avec ses doigts et un sourire amusé se dessina sur ses lèvres.

- C’est meilleur avec les doigts, murmura Mélyssandre en avalant un autre morceau de viande fumante, vous devriez essayer.

- Au diable les couverts, dit il en les posant et attrapant un morceau de fruit du bout des doigts pour le déguster. Vous avez raison, c’est bien meilleur.

Mélyssandre lui fit un clin d’oeil entendu.

Ils mangèrent dans la bonne humeur, les discussions allant de bon train au sujet de choses et autre. Le repas était un délice et la compagnie aussi. A la fin du repas le ballet de servantes repris et le tout fut débarrasser à l'exception des fruits. On leur donna des serviettes chaudes pour se rafraîchir et il y eu plus de vin et plus de rires.

Ils restèrent allongés sur les oreillers, dans le fond le sol était pas si inconfortable et parlèrent longuement sans se soucier du temps. Ils n’avaient pas à s’en soucier pour une fois, ils étaient comme suspendus quelque part hors du temps quelque part dans l’espace, en direction des terres Kovahkarh.

Falmala, 23 fév. 2017, 1h10

Kern

Encore perdu. Cela devenait plus que rageant. C'était la septième partie de dés que Talgar perdait. Brez se fichait de lui à gorge déployée, bien évidemment, toujours prêt à se moquer de son compagnon à la mauvaise fortune. Alzim raflait tranquillement la mise, un rictus narquois au coin des lèvres.

  • Décidément Talgar, tu devrais arrêter de jouer, commenta-t-il, je vais finir par avoir deux soldes chaque mois si tu continues.
  • Que veux-tu que je fasse d'autre de cet argent, de toute façon ?
  • Oh allez, intervint Brez, tu devrais plutôt nous payer une tournée, au moins ce ne serait pas de l'argent jeté en l'air. Tu ne peux que perdre face à cet escroc !
  • Tu gagnes bien de temps en temps, toi.
  • Ah oui, mais ça c'est parce que le petit Alzim, là, je connais son oeil enjoué, son air rusé. Je sais quand il utilise son dé pipé ou non !
  • Je ne vois pas du tout de quoi tu parles. Ton ami est juste malchanceux.

Malchanceux, ça oui, Talgar l'était. Il repensa un instant à son garçon, à sa femme.

  • Eh, je te vois divaguer, bois plutôt un coup.

Brez tendait un verre, avec un sourire ayant du mal à dissimuler sa compassion. Il a pitié de moi. Il comprenait. Après s'être pointé le segment dernier à la caserne avec un petit paquet d'affaires, tomber sur Brez qui était de service avait été le coup en trop. Il s'était effondré dans les bras de son camarade.

  • Encore en train de chialer à propos de ton ex-femme, demandait Alzim en soupirant ?
  • Eh ferme-là toi, veux-tu ? L'écoutes pas, Talgar, il verra bien comment il se sentira quand sa mère le fichera à la rue.
  • Qu'est-ce que tu viens de dire ? Je vais t'arracher la langue et te la fourrer là où je pense, ça t'apprendra à insulter plus fort que toi.
  • Plus fort que moi ? Ton évaluation de tir est si médiocre que tu louperais un Syn à bout portant.
  • C'est bon Brez, laisse-le. Je n'ai pas envie de penser à la guerre pour le moment.

La guerre, oui, on venait juste de l'apprendre publiquement sur Celestis. Synelle et Kovahk s'étaient ligués contre Aphéra, et les nouvelles du front n'étaient pas très bonnes. Pourtant tout semblait indiquer qu'Aphéra avait le dessus, dotée de toute sa puissance technologique et des meilleurs pilotes de la galaxie. L'effet de surprise passé, le rapport de forces devrait rapidement basculer...

Mais bon, tout cela était loin. Talgar n'était pas un très bon pilote, ceux qui étaient partis dans les secteurs centraux étaient les meilleurs. Lui avait été laissé derrière. L'armée n'avait pas été la seule à l'avoir laissé tomber. Il se souvenait encore des cris, de Thill qui regardait depuis la porte de sa chambre ses deux parents se disputer. Et puis il se revit faire son paquetage, furieux d'abord, et rapidement désemparé. Elle avait raison, il n'était pas très dégourdi et c'était stupide de ne pas l'entendre. Pour elle qui était devenue une scientifique renommée, voir son mari rester simple soldat était quelque peu décevant. Il aurait pu grimper dans la hiérarchie, mais son goût pour le jeu et son manque de dynamisme lui avaient ôté toute chance de promotion.

Un craquement sourd le tira de ses rêveries. Les trois hommes tendirent l'oreille. Le son était lointain. Un long sifflement s'ensuivit, puis plusieurs autres bruits sourds, plus proches, se firent entendre. Cela n'annonçait rien de bon. Troublés, les trois soldats se levèrent doucement, Brez avait la main posée sur le pistolet qui lui pendait au côté, Talgar se rapprochait de son fusil posé contre le mur. Ils étaient postés sous un porche dans les halles d'un marché peu fréquenté. Ils se dirigeaient vers l'extérieur quand soudain un fracas épouvantable les fit tomber au sol. Une arche du bâtiment s'effondra, une gerbe de flammes montant vers les cieux. Des bruits de moteur s'éloignaient.

  • On est attaqués !
  • Attention !

Talgar bouscula Brez avant qu'une pierre ne l'écrase. Ils n'eurent pas le temps de se ressaisir avant qu'une salve de lasers n'arrive dans leur direction. Une violente déflagration projeta Talgar au mur, il s'y sentit comme complètement écrasé.

Sa vision était floue, il ouvrit difficilement les yeux. Des sons diffus et sourds lui parvenaient, en plus d'un long sifflement. Il avait déjà entendu ce sifflement à l'exercice, quand le sergent avait balancé une grenade à concussion au milieu du rang. Du sang lui coulait dans les yeux, il voulut le retirer mais son bras répondait à peine, tremblant de douleur. Il passa difficilement sa main sur son visage, qui glissa sur le sang chaud. Il semblait ne pas parvenir à le retirer, il ne voyait toujours que du rouge. Quand soudain il comprit que c'était un ciel de flammes qu'il voyait.

Nous sommes attaqués. Il devait rejoindre son bataillon, pour y attendre les ordres du commandant. Mais ses jambes refusaient de lui répondre, il ne pouvait se lever. En tournant la tête il vit Alzim à moitié carbonisé, et Brez, inanimé sous une pierre énorme. Du sang, tellement de sang.

Je dois rejoindre... Sabine. Thill. Où étaient-ils ? Talgar tenta de se souvenir de la date et de la relève, pour déterminer où ils étaient sensés se trouver. La maison, ils sont sûrement à la maison. Il jeta un oeil dans la direction de sa demeure, qui était à quelques pâtés de maisons de là. A cet instant précis, de terribles explosions survinrent tandis qu'une escadrille de chimères survolait la zone.

  • Noooooooon !!

D'un bloc, Talgar se releva, attrape un fusil au sol, se mit à courir. Il sortit du marché, dans les rues où l'on hurlait, où l'on mourait. Choqué, il fut stoppé dans son élan. Des enfants pleuraient près d'un cadavre, une femme et son bébé courait en hurlant. Les hommes se cachaient, sous des débris, recroquevillés. Des morts, du feu, du sang partout. Une nouvelle explosion secoua le sol, Talgar dut dissimuler le visage de son bras valide. Il ne pensait plus qu'à une chose : trouver sa famille.

Il courut, au milieu des tirs de laser des chasseurs, au milieu des vieillards qui suppliaient pour de l'aide, des mourants dont les râles montaient vers le ciel. Trois satyres firent une violente embardée pour arroser le quartier des tirs de leurs canons. Sans s'arrêter de courir, Talgar leva son arme vers le ciel, tira une rafale en hurlant sa rage. Les chasseurs passèrent, sans dégâts apparents, une maison fut avalée par des flammes sauvages dans le dos de Talgar. L'onde de choc et la vague de chaleur l'envoya à terre. Il se releva immédiatement, ses mains au sol pour tenter de reprendre de l'élan. Il rampait presque. Un chimère aphéréen était isolé dans le ciel de flammes. Il lâcha quelques tirs de laser vers une cible que Talgar ne voyait pas du sol, un terrible coup de canon lui répondit. La carcasse du vaisseau alla s'écraser dans les habitations dans un torrent de feu.

Le soldat ouvrit le feu sur une sirène qui passait à basse altitude. D'autres tirs de laser provinrent du sol dans l'espoir de l'endommager. Pour toute réponse, ses canons ciblèrent l'origine des tirs, qui se turent. Talgar lui trébucha sur le cadavre d'une jeune fille, et s'effondra dans les gravats. En se hissant au sommet des débris, il fut pétrifié d'horreur : il reconnut les restes d'un commerce au-dessus duquel sa maison se trouvait. Le bâtiment était en proie à un terrible incendie, et les derniers étages étaient détruits. En se retournant vers la fille sur qui il avait trébuché, il reconnut une camarade de classe de son enfant. Une angoisse terrible le saisit, le pétrifiant totalement. Les larmes de mêlant au sang sur ses joues, il chercha du regard sa famille. Ils étaient forcément sortis, ils ne pouvaient pas être là-dedans.

Des chasseurs arrivèrent encore une fois. J'aurais pu les protéger, si je n'avais pas été une larve pareille. J'aurais pu être pilote, j'aurais pu être dans le ciel pour leur barrer la route. Une haine atroce s'empara du soldat, et il lâcha rafale sur rafale en direction des chasseurs. Un léger filet de fumée s'échappa de l'un d'eux, le pilote redressa pour éviter de s'écraser. Talgar lui hurlait sa haine au milieu des décombres, en tirant au point de faire surchauffer son fusil. Soudain il entendit un cri.

  • "Tal ! Tal ! On est là ! Tal !"

Il tourna la tête. Il aperçut Sabine, serrant Thill dans ses bras, enseveli sous des gravats. Les voir ainsi coupa totalement l'homme de la réalité. Sans prêter attention à quoi que ce soit d'autre, il s'élança vers sa femme et son enfant. Une douleur terrible le lançait au ventre. Il ne baissa pas le regard, seule sa famille comptait.

Puis il sentit le sol à nouveau trembler. Une rafale tranchait le sol, en travers de la rue.

  • Noooon !!! Nooooon !!!!
  • Tal !! Tal !!

La douleur le submergea. Le souffle coupé, il s'effondra à terre, sans pouvoir détourner le regard. Il lâcha son fusil. Ses yeux ne purent se détacher du tas de ruines où sa femme l'appelait il y avait encore quelques secondes. La douleur au ventre le lançait atrocement, il y mit la main, qui retrouva du sang à flot. Il baissa la tête. Son abdomen avait été complètement crevé par un éclat de shrapnell. Ses jambes l'abandonnèrent, il tomba de côté, roula sur le dos. Les yeux dressés vers le ciel noirci de fumée, une chaleur insupportable l'asphyxiant, il contemplait les vaisseaux ennemis qui passaient. Ils semblaient si loin. Il ne les voyait déjà plus. Seulement les visages de sa femme et de son fils. Une dernière larme coula sur sa joue, tandis que les flammes emportaient Célestis et ses habitants.

édité le 24.02.2017, 17:06

Kern, 24 fév. 2017, 2h12

Zolored

Zyrios venait de sortir de la douche le corps encore légèrement humide. Il avait comme à son habitude prit bien plus de temps qu'il lui était nécessaire pour se laver, ne voulant pas couler l'eau chaude ruissellant sur sa peau. Le baron enfila rapidement une des magnifiques tenues mis à sa disposition, le bleu roi s'imposa sans soucis. A peine arriver dans le salon, il ne pût s'empêcher d'admirer la dogaresse, délicatement allongée sur tous ses coussins telle une déesse. Le dévorant du regard et l'invitant à la rejoindre.

Être allongé sur un lit de coussin est au final plus qu'appréciable. La multitude de ceux-ci les rendaient à la fois agréable et doux au toucher mais aussi suffisamment nombreux pour facilement trouver une position des plus confortable. Les coussins étaient de toutes les formes, ils s'assembaient pourtant merveilleusement pour former un harmonieux ensemble coloré. Ils semblaient tous avoir été soigneusement confectionné à la main au vu de la richesse des motifs et de leurs finesses.

Malgré toute cette abondance de décors et de richesse, seul l'élégance et la beauté de Mélyssandre accaparait l'attention du baron. Sa nouvelle tenue bien plus légère que la précédente mais toutefois aussi belle continuait de faire rayonner dans le salon la ravissante dogaresse. Sa robe faisait une nouvelle fois apparaître un dos nu parfait qu'on ne pouvait que contempler avant de glisser le regard plus bas pour deviner les savoureuses courbes de Mélyssandre...

Le dîner se prolongea jusqu'à très tard dans la soirée, les plats se succédant dans un curieux manège au gré de la conversation des deux dirigeants.

Après une agréable nuit, le cerbère négien s'arrima à la base kovahkarhe Hurricane. Le voyage touchait à sa fin, Mélyssandre accompagna Zyrios jusqu'au quai avant qu'il ne lui dise au revoir.

  • Vous m'avez été d'un grand secours, le voyage fût des plus agréable et la nuit délicieuse. J'espère vous revoir au plus vite.

  • Je suis sûr que ça ne tardera pas très cher baron.

Zyrios admira une dernière fois la dogaresse vêtue d'une nouvelle robe dévoilant une de ses jambes. La porte se referma coupant le regard des deux dirigeants. Le baron observa, pensif le vaisseau s'éloigner avant de retourner vers son palais pour la gestion de kovahk.

édité le 28.02.2017, 13:17

Zolored, 27 fév. 2017, 18h41

Cecil Baetz - RIP

SEG852 REL5, 8ème strate


Cecil bailla, elle avait mal dormi. Elle se leva en titubant et s'approcha de son sas vitré. Elle avait l'une des plus belles vues de la planète Datura.

  • Aaaaaaaaarggh Cecil manqua de s'étrangler....

Les colonies Kovakarhs avaient progressé dans le secteur Syn numéro 4. Cecil n'aimait guère les malotrus de Synelle, mais les troupes de leur nouveau chancelier, Mahatma Kernhi, dit bapu, etait un non-violent, et pas vraiment dangereux.

Tout le contraire de ces Kovakarhs de malheur, des vautours, prêts à tout pour prendre le pouvoir galactique. Malheureusement, la Dogeressse acoquinée avec le Baron, faisait preuve d'une naïveté sans égal à leur égard!

édité le 04.03.2017, 7:18

Cecil Baetz - RIP, 4 mars 2017, 7h16

Jj22

SEG853 REL12, 8éme strate

Falaza pris son Phénix neuf sorti il y a peu de ses chantiers. Il le prépara avec tout le nécessaire pour faire un long voyage et une surprise à quelqu'un. Il mit alors le cap sur les provinces de Négore dont la devise prenait un sens énorme pour ce qu'il préparait. Il se mit à grimpez la pente pour rentrer dans le vaisseau et dit "En avant Amiral. Mettez Cap sur Datura ville monde de Cecil chef de la province de Négore. La dogaresse"
Arrivé au porte de cette planète si grande et si imposante, Falaza ne savait plus ce qu'il devait faire mais il était trop tard pour faire marche arrière. Une voix métallique se mit alors à raisonner dans la salle de pilotage du vaisseau. "Veuillez vous identifier ou faite marche arrière *- *Je suis Falaza guerrier de L'Essaim et je viens rendre hommage à votre dirigeante la dogaresse.
Les portes s'ouvrirent et un emplacement pour les vaisseaux officiels s’éclaira. Alors le phénix se posa et Falaza descendit. En bas, une délégation l'attendait et lui firent l'excuse de l'absence de la dogaresse et qu'ils allaient le menez dans son bureau. Une fois arrivé devant les portes, il le firent asseoir dans une salle adjacente et lui proposèrent de leur remettre une lettre pour la dogaresse à la place d'attendre mais il refusa et dis qu'il attendrai le temps qu'il faudrait. Il attendit trois heures et rentra dans le bureau. Cecil regardait à travers la fenêtre pendant qu'une sorte de conseiller lui parlait des routes commerciales. Il tournèrent alors la tête vers lui. Falaza dit alors :veuillez me pardonner de mon intrusion mais j'aimerais m'adresser en privé avec elle.
Le conseiller sortit. Alors, Falaza pris une grande inspiration, se rapprocha de Cecil qui n'avait pas bougé, et mis un genou à terre puis il dit:
Cecil dogaresse de Négore voulez vous me prendre pour époux ?

édité le 05.03.2017, 14:12

Jj22, 5 mars 2017, 14h11

Cecil Baetz - RIP

Cecil s'approcha de Falaza, lui murmura quelque chose à l'oreille, puis s'éclipsa.

Elle franchit plusieurs sas, mais malgré l'insonorisation, on percevait de fortes intonations, visiblement courtes, mais à chaque fois liée à une courte pause dans un bureau ou un autre.

...IRÉ!.........OU...ÊT....VIR.................IRÉ!.................IRÉ!

Cecil repassa brièvement par son bureau. Ignora Falaza et hurla sur un officier.

- PRÉPAREZ MON VAISSEAU IMMEDIATEMENT!

Et Cecil se dirigeait déjà vers son spatioport.

édité le 06.03.2017, 10:03

Cecil Baetz - RIP, 6 mars 2017, 10h02

Jj22

Falza voyant que Cécil partait en courant rouge de colère, il décida de reprendre son phénix et de retourner sur sa ville monde d'où il pourrait réfléchir. Falaza était désespéré de ce qui lui arrivait son cœur était brisé Cécil le lui avait déchirée en lui soufflant les quelques mots à l'oreille. De plus, son malheur s'était accrue à cause de l'échec de son putsch. En effet à la relève cinq il avait fait sa proposition pour être nommé baron à la place de Zyrios. Mais par une habile manipulation de Sherylin, son putsch avait échoué. Il était fatigué de ses échecs à répétition, il se décida alors de mettre fin à ses jours et de céder tous ses biens à une personne X qui continuera la bataille et gardera les planètes pendant son très long sommeil. Jamais cette guerre sera finie. Il décida de se donner la mort sous deux jours si jamais rien d’heureux ne lui arrive avant.

édité le 06.03.2017, 19:19

Jj22, 6 mars 2017, 19h06

Ezelweiss

Secteur 4, Planète Electrum, 1 heure 06 minutes et 52 secondes avant le départ.

Ezel était debout, nu comme à son premier jour, devant sa médiocre garde-robe, n'affichant que trop peu de modèle vestimentaire. Se grattant l'arrière du crane avec sa main droite et le mollet droit avec son pied gauche, il se demanda :

-Mais qu'est ce que je suis en train de faire...

Il y a environ deux relève de cela, le jeune Edelweiss avait reçu un message de la délicieuse Mélyssandre d'Asphalie en personne, prévenant de l'organisation d'une grande fête en l'honneur de sa nomination, ou plutôt de sa reprise du pouvoir, pour conserver, disons, de bonne relation avec les factions voisines depuis le passage de la Cecil Baetz au titre de Dogaresse.

-Eh bah... celle la n'aura pas fait long feu...

Négore, Kovahk, Synelle, Aphéra, tous été invités à cette fête. Une fête.... Ezel n'était en aucun cas festif. Ces endroits regorgeaient de monde, d'alcooliques et de fêtards Négiens. Qu'est ce qu'il détestait ces endroits surpeuplés de personnes, pour la plupart, plus détestables les unes que les autres. Et puis une fête Négienne quoi... leurs réputations n'étaient pas pour plaire à Ezel, loin de là. Il ne prit même pas la peine de répondre, et fit mine de ne pas l'avoir vu. Du moins, jusqu'à ce qu'il ouvrit son deuxième message.... Le Baron en personne... Et merde... Il encourageait les Kovahkarhs à se rendre à cette « somptueuse fête » pour de bonne relation future... Mouais, parle pour toi...

Après s'être excusé de cette légère vulgarité auprès d'un Baron absent, il rouvrit malgré lui cette affreuse invitation. Une requête du Baron, comment refuser ? Il ne pouvait clairement pas laisser le Baron seul parmi tous ces Négiens. Du moins, Ezel ne voyait aucun autres confrères qui se joindraient à ces festivités. Peut-être Falaza... enfin, s'il lui restait suffisamment de courage après cette infâme traîtrise... Ezel avait été surpris, et même dégoûté, lorsqu'il avait appris pour ce fameux coup d’État totalement raté de la part de Falaza. Et puis son attaque dissidente envers Négore...

-Remarque, s'il ose se présenter, je pourrais peut-être m'entretenir avec lui, histoire de connaître les raisons qui l'ont poussé à agir ainsi.

Après un temps de latence et de réflexion, il finit par accepter l'invitation.

-Dans quoi je vais encore me fourrer...

Secteur 4, Planète Electrum, 1 heure 39 minutes et 46 seconde avant le départ.

Un splendide destroyer Minotaure, anciennement fleuron de la flotte Kovahkarh, reposait dans le Hangar militaire numéro 04, prêt à partir à tout moment. Alors que tout les invités allaient sûrement prendre leur beau Phénix, Ezelweiss, quand à lui avait décidé de partir à bord d'un Minotaure, symbole de L’Essaim. Tout ce petit monde qui s'agitait été opérationnel pour un long voyage à destination de Négore. Tous sauf un. Une seul personne manquait, il s'agissait bien entendu du jeune Edelweiss, non résolu à partir vers un endroit dont il n'avait l'habitude d'aller : une prestigieuse et ravissante fête.

-Allez ! Vite ! Dépêchez-vous ! Tout le monde vous attends pour partir ! La servante Leyna tirait de force Ezel dans un long couloir, affichant des bannières de Kovahk, en direction des quartiers du jeune maître, qui n'était, mais alors pas du tout prêt.

-Veux-tu me lâcher ? Je peux marcher seul...

-Non, je vous connais que trop bien jeune Maître. Si je vous lâche maintenant, vous sauterez dans le premier vaisseau venu et nous vous retrouverons que lorsque la fête sera terminée.

-Comment ça non ? Je t'ordonne de me relâcher.

D'un sourire, elle lui certifia : -Non.

-Tsss... Tu as de la chance que je sois assez bon,au point de ne pas te virer.

Elle se mit à rire joyeusement, suivi par un sourire amusé d'Ezel. Arrivé devant une porte, elle le poussa à l’intérieur avant d'ajouter :

-Allez ! Dévêtez vous ! Et prenez votre douche rapidement, ou je vous fais couper l'eau chaude ! Ah, et appelé moi lorsque vous aurez terminé pour que je vous aide à mettre de nouveaux bandages. Puis elle ferma la porte.

Bon... il ne lui restait plus qu'à collaborer...

Il ôta ses vêtements, puis déroula ses bandages. Bras tendu, il observait toutes ces fines incisions, lui rappelant de mauvais souvenirs, d'anciens comme de récents. Il repensa à Leyna puis sourit. Il y avait au moins une personne qui se moquait bien de ses anormalités.

-Je ferais bien de me dépêcher, cette bourrique est bien capable de me couper l'eau chaude.

Il pénétra dans la cabine de douche, activa l’appareil et des jets d'eau chaude sortirent dans son dos et par dessus sa tête, dégoulinant ainsi sur son visage. Ezel resta bien une demi-heure sous la douche, somnolant légèrement. Chose enfin faite, après être sortit de la cabine, il essuya avec délicatesse sa peau humide à l'aide d'une légère serviette blanche. Il passa par une deuxième porte, le menant directement à sa chambre.

Il se retrouvait donc là, nu, à 1 heure 06 minutes et 52 secondes avant le départ prévu, devant sa pauvre « garde robe » réfléchissant à ce qu'il pourrait bien porter. Remarque, il n'avait pas l’embarra du choix. A vrai dire, il réfléchissait plus aux raisons de se rendre à cette fête, et, il faut avouer, il trouvait plus de cotés négatifs que de positifs. Se rendre dans un endroit où il ne connaissait personne ne l’enchantait guère... Et si la fête se transformait en ….. ? On ne sait jamais, tout peut arriver avec ces Négiens... Ezel s’imagina la scène, il n'était clairement pas près pour ça. Il se surprit à rougir, et, au même moment, se colla une claque au visage laissant ainsi une légère trace rouge sur ça douce peau blanche.

-Arrête tes conneries... Ce dit-il.

-Bref... je ferais bien de me dépêcher, on m'attend.

édité le 10.03.2017, 23:44

Ezelweiss, 10 mars 2017, 23h36

Zolored

Les derniers segments étaient des plus difficile. Les nombreuses demandes des guerriers kovahkarhs pour le lancement d'une opération de grande envergure avaient fait céder le baron Zyrios...

On lui reprochait déjà depuis quelques temps sa relation avec la dogaresse Mélyssandre, l'honneur de kovahk l'obligea pour mener la faction à la victoire de déclencher une dernière guerre afin de terrasser les derniers opposants. La guerre réclamée depuis si longtemps ne pouvait plus attendre, c'était d'autant plus difficile pour lui qu'il lui suffisait de fermer les yeux pour revoir sa douce Mélyssandre dans ses magnifiques robes, avec son enivrant parfum.

Zyrios ne pouvait pas se résoudre à déclencher la guerre, cette pensée lui était bien trop dur... Il confia la tâche de la gestion de kovahk à sa fidèle conseillère et amie Sherilyn. Il la connaissait de longue date et suivait avec attention jusqu'à la nommer chambellan en remerciement. Ses qualités n'étaient plus à prouver et chacun lui faisant confiance pour mener la faction à la victoire. Zyrios ne pouvait pas accomplir toutes les actions nécessaire à la victoire de kovahk, il ne pouvait pas rester baron plus longtemps.

La guerre éclata peu après. Plus aucun retour en arrière n'était possible, les officiers de l'essaim fondant déjà sur les planètes negiennes. Il ne fallut pas attendre longtemps pour que les premiers rapports en provenance de tout le front inonde les communications. Les cibles negiennes disparaissaient les unes après les autres. Seul quelques timides contre offensives ponctuaient les joyeux départs des guerriers kovahkarhs vers une mort certaine. Ils avaient le courage et l'honneur si particulier à notre faction pour s'élancer corps et âmes à la conquête de chaque planète.

Face à ce curieux ballet, Zyrios commença à douter de ses choix. Son honneur était sauf mais quelque chose de bien pire était briser en lui, une silhouette, une odeur, une présence lui manquait et il ne pouvait pas continuer à se mentir à lui-même...

Zyrios se dirigea vers Belle mort, une de ses bases militaires du front. La visite était des plus protocolaire, passage en revue de troupes, salutations des plus hauts gradés pendant que les autres s'occupaient de la défense de la base. Chacun des officiers bien aligné semblaient très content de pouvoir détruire des vaisseaux et envoyer des centaines de leur semblable à la mort. Il faut les comprendre, ils vivent pour ça et sont bien protégé car bien moins facile à remplacer qu'un pilote...

Une fois que la visite fût terminée, cela ne put que dégoûter Zyrios, il ne partageait plus cette envie de guerre et de destruction. Même son honneur avait trouvée quelque chose de bien plus fort, et aucun membre de kovahk ne semblait pouvoir le comprendre. Il se retrouvait de nouveau seul, plus loin que jamais de celle qu'il aimait et encore plus loin de son cœur...

Il ne servait plus à rien de rester ici, libéré de ses obligations l'évidence apparaissait enfin. Chaque jour passé plus loin d'elle le consummait un peu plus. Plus que sa faction et plus que tout il ne pouvait que rejoindre son être aimé quel qu'en soit les conséquences...

Zolored, 25 mars 2017, 15h44

SIKA PROD

SIKAREP IV, bien que sous le couvert de l'anonymat, avait bien vécu tous les événements passés. Sa mère Dòchas Cãctï Bezel, petite petite fille de Repelle Russula, qui était la fille de Sikarep III, était morte en couche sans connaître sa fille.

Un bien triste sort alors que son arrière arrière grand-mère Repelle était aussi morte sans connaître son enfant après sa détention sur Belecticaz par l'abominable Zolored.

Ses descendantes, n'ont pu laver l'honneur de la famille, il en incombe à SIKAREP IV.

Néanmoins certains ne l'ont pas soutenu dans la poursuite de ses objectifs. Aujourd'hui, l'un se retrouve, après avoir été maudit... bien seul parmi les siens!

Le "Cas lâche" doit d'ailleurs s'en mordre les doigts, car si l'un d'entre-eux à mordu la poussière, c'est bien lui et comme il se doit! D'ailleurs "Ni a pas" que lui, mais elle ne saura attendre...

Mais nos ennemis d'hier peuvent parfois devenir nos amis d'aujourd'hui, ainsi "Mets l'y le feu" hier est devenue son amie sans feu d'aujourd'hui.

édité le 26.03.2017, 23:52

SIKA PROD, 26 mars 2017, 21h21

Zolored

Après un long et dangereux périple, Zyrios se trouvait enfin aux portes de son objectif. La planète CrazyEpicurian se situait en secteur 26, en plein cœur du territoire de Négore, c'était également la capitale de Mélyssandre, Dogaresse de la faction commerçante. C'est sur cette planète que Mélyssandre avait accordé une entre vue à l'ancien baron. Lui qui avait fuit kovahk à la suite de la situation résultait de la guerre contre Négore. Son ancien territoire était sous contrôle de Tynia, sa fidèle conseillère devenue Conquérante.

Zyrios et quelques uns de ses pilotes se dirigeaient donc en direction de CrazyEpicurian à bord de chasseurs modifié sans aucun blason apparent. Tous les symboles de kovahk avaient été retirés, des blasons sur les vaisseaux jusqu'aux écussons et décorations des pilotes. La petite flotte se dirigea vers la capitale négienne, l'affaire était entendu et un faux rapport serai renvoyé pour faire croire à une disparition et éviter toute poursuite.

Les vaisseaux s'étaient arrimés sans problème et les pilotes se dirigeaient avec Zyrios vers la sortie du hangar principal. Quatre pilotes kovahkarh l'entouraient. Chacun de ceux-ci portait une combinaison blanc immaculé faisant ressortir Zyrios aux couleurs de sa faction. Il disposait d'une tunique bleu frappée du blason de sa famille, celui de kovahk. A peine sortis ils pouvaient voir la dogaresse s'approcher d'eux entourée d'une multitude de garde aux couleurs de Négore et lourdement armés, un curieux contraste avec Mélyssandre. Elle portait une élégante robe violette laissant entrevoir une de ses jambes à chacun de ses pas et arborant un généreux décolleté. Elle portait également des gants en dentelle remontant jusqu'à ses avant bras terminant de la sublimer.

À la vue de Mélyssandre, s'arrêtant à quelques pas de lui, Zyrios alla se perdre dans le regard qu'elle lui adressait. Il n'y voyait plus le désir et l'envie de découverte qu'il repérait lors de leurs premières rencontres. Seul l'incompréhension et une pointe de tristesse filtrait de son regard. Zyrios écarta sa tunique faisant apparaître une longue épée et s'en saisir le plus délicatement possible, la dogaresse fit signe à ses gardes très nerveux de laisser faire. L'épée était magnifiquement forgée, étincelante et frappée du sceau de kovahk. Cette épée était le symbole de son illustre lignée, de sa loyauté et honneur. Zyrios s'avança d'un pas pour planter d'un unique geste son épée dans le sol, il retira également sa tunique pour la poser dessus faisant apparaître une chemise pourpre familière.

  • Il y a des actions impardonnables... des erreurs pouvant nous briser. J'ai du faire face à un cruel dilemme dont la réponse m'a été dicté par mon sens de l'honneur. Agir en vrai baron... mais je n'ai jamais eu la force d'agir en tant que tel, cédant ma place. La guerre m'a dégouté, et malgré mon honneur intact vis à vis de kovahk quelque chose s'était brisé au plus profond de moi. J'ai eu tort d'agir ainsi et j'espère pouvoir rattraper mes erreurs, j'abandonne ici mon épée, les symboles de ma faction et toute volonté de la servir à nouveau. Plus que tout je désire combler le trou creuser entre nous. Je ne peux continuer à ignorer plus longtemps l'amour brûlant en moi, car seul toi, ma douce Mélyssandre peut décider de la suite, j'ai tout abandonné pour de nouveau voir ton désir, ton amour pour moi grandir dans tes yeux.

Zolored, 30 mars 2017, 18h59

Falmala

Musique : You never Know

Mélyssandre avait appris il y a quelques jours qu’une flotte étrange sans blason, avait élu domicile sur une planète à proximité de à sienne. La tension était à son comble sur CrazyEpicurian jusqu’à il y a un jour de cela où ils reçurent une communication de l’ancien Baron Zyrios qui demandait une entrevue. Que faisait-il si loin de ses terres ? en territoire ennemi ? Avait-il complètement perdu la tête ? La Dogaresse avait été nerveuse depuis ce message, des sentiments contradictoires se bousculaient dans sa tête. Elle le haïssait, il avait brisé leur pacte en place depuis de si nombreuses strates et elle y avait mis tant de cœur et de ressources pour soutenir sa faction. Son amour propre en avait pris un coup et son cœur était meurtri.

Il avait trahi sa confiance, tout s’était écroulé autour d’elle le matin ou elle avait vu leurs attaques. Son peuple l’avait pointée du doigt, tout avait été de sa faute et de sa confiance aveugle. Elle se l’était juré, plus jamais elle n'accordait simplement sa confiance. Elle avait voulu fuir, elle avait voulu tout abandonner oublier simplement, laisser ce peuple ingrat qui n’avait pas su comprendre tous les sacrifices qu’elle avait fait pour lui. Mais elle était restée, elle avait juré de rester jusqu’au bout, elle était partie elle-même au front pour défendre leurs terres et leurs valeurs. Jamais elle n’avait baissé les bras, guidée par l’espoir et la colère. Et maintenant il demandait une entrevue, lui qui l’avait tant blessée. Elle la lui avait accordée, son rang l’obligeait à mettre ses propres sentiments de côtés. Elle devait encore guider son peuple même si elle ne savait pas pourquoi il était là.

Le jour était venu et on annonçait son approche à bord des fameux vaisseaux sans blason. Elle s’était préparée soigneusement comme pour recevoir n’importe quel autre diplomate ou chef de faction, mais ses mains avaient tremblé tout le long. Ses nerfs étaient à fleur de peau. Mettre ses propres sentiments étaient une chose facile à dire, mais visiblement pas autant à faire.

Elle se tenais sur le perron de sa maison, les gardes l’entouraient lourdement armés, aucun risque ne voulait être pris. On lui avait proposé de se protéger plus, mais elle avait refusé, elle ne pouvait s’y contraindre. Elle poussa un long soupire, plia et déplia ses doigts le long de ses flancs et et fit signe aux gardes de se mettre en route. Elle avançait à l’allure fière, le visage tendu et froid. Tout se bousculait encore dans sa tête dans un joyeux capharnaüm. Elle le vit s’approché, dans sa tenue au couleurs de sa faction, son bleu faisait un curieux contraste avec le doré de la capitale et le blanc immaculé de ses gardes. Son cœur battait fort ses mains se crispaient et décrispaient convulsivement le long de ses hanches. Ils s’arrêtèrent l’un en face de l’autre. Elle le regarda droit dans les yeux, elle scrutait et cherchais à lire en lui. Elle y vite de la douleur, de la détresse, son regard ne brillait pas comme il le faisait habituellement, mais elle put y déceler autre chose une toute petite lueur lorsque ses yeux se figèrent dans les siens. Ils ne dirent rien et restèrent à se fixer quelques longues secondes, puis Zyrios écarta un pan de sa tunique et laissa apparaître une épée pendue à sa hanche. Les gardes nerveux portèrent leurs mains à leurs armes mais Mélyssandre secoua la tête et leur faisant signe de ne pas bouger, le danger ne viendrait pas de là. Zyrios s’avança d’un pas et Mélyssandre pris une profonde inspiration, il planta son épée d’un unique geste dans le sol devant elle, puis retira sa tunique bleu Kovahk qui faisait tant ressortir ses yeux, puis la déposa sur l’arme. Lorsque Mélyssandre leva à nouveau les yeux vers lui il portait la chemise pourpre qu’elle lui avait offerte cette première fois dans le bar. Elle le vit inspirer profondément, leurs regards se croisant à nouveau et une douleur profonde brilla dans ses yeux.

-Il y a des actions impardonnables …. , commença-t-il.

Les paroles pleines de douleur se déversèrent d’entre ses lèvres, ses épaules étaient légèrement voûtées par le poids de sa décision. Il renonçait à sa faction, ses origines, sa vie pour elle. Le cœur de Mélyssandre battait tellement fort qu’il la rendait presque sourde, sa respiration était sifflante et ses poings étaient tellement serrés que les jointures de ses doigts avaient blanchies. Lorsqu’il eut fini, il y eu un moment de silence, un silence assourdissant. Même les gardes n’osaient pas bouger. Mélyssandre tentait d'interpréter tous les signes de son corps et son cœur, tout en tentant de calmer le feu qui la ravageait intérieurement. Les mains lui faisaient mal, sa gorge était serrée et le sang battait toujours sauvagement dans ses oreilles. Elle dû fermer les yeux, inspirer plusieurs fois profondément et faire jouer ses doigts pour y faire revenir le sang et arrêter leurs tremblements. Puis elle ouvrit les yeux et les planta dans ceux de Zyrios. On pouvait toujours y lire une colère froide et douloureuse, puis d’une voix monocorde et froide :

- Tu m’as trahi !

Elle laissa le temps en suspens quelque instants avant de reprendre lentement de façon toujours aussi froide.

- Tu m’as trahi …. tu m’as humiliée devant mon peuple…., tu m’as menti...Toutes ces belles paroles sur la confiance envolées … pour …. la fierté !!! Comment as-tu osé ? Comment n’as-tu seulement pu y songer ?

Il ne disait rien, il resta debout devant Mélyssandre, les poings serrés ses yeux bleu perdu au fond des siens, acceptant chaque mot qu’elle lui jetait tel des poignards chauffés à blanc. La gorge de Mélyssandre était de plus en plus serrée.

- Imagines-tu seulement de quoi on a pu m’accuser ? Le peuple a avait perdu sa confiance en moi …. parce que …. j’ai cru en toi…j’avais …. confiance …

Sa voix se brisa sur les derniers mots. Une larme perla sur sa joue rougie par toutes les émotions. Sa poitrine lui faisait mal, elle avait l’impression qu’on lui arrachait le cœur. Elle regarda Zyrios de sa vue brouillée, il semblait hésiter. Une autre larme perla sur sa joue, elle n’arrivait pas à les retenir, au diable la fierté. Zyrios tendis une main doucement vers la joue de Mélyssandre, et essuya avec une infime douceur la larme qui y coulait et murmura doucement :

- Pardonne-moi. Je n’aurais jamais dû….je le sais maintenant… je le regrette plus que tout.

Son contact était si chaud et si doux, sa voix lui réchauffait le cœur qui lui semblait glacé depuis le début de cette guerre. Ses mains se desserrèrent doucement laissant la trace de petit croissants rougis dans la paume. Les épaules de Mélyssandre s’affaissèrent doucement, la colère s’était évaporée à son contacte, comme si elle n’avait jamais été la. Zyrios replaça une des mèches de cheveux derrière l’oreille. Il s’approcha d’un pas, mais aucun garde ne semblait réagir il lui caressa sa joue humide et continua dans un murmure :

- Je t’aime...et je ne saurais continuer sans toi.

A ces derniers mots, la carapace que s’était forgée Mélyssandre se brisa en mille morceaux. Et des flots de larmes se mirent à couler sur ses joues. Un sanglot déchirant s’échappa de sa gorge serrée. Zyrios se précipita et l'enlaça de toutes ses forces. Mélyssandre laissa ainsi échapper toute la colère et le chagrin qui lui vrillait les entrailles debout au milieu du débarcadère. Ses bras se glissèrent autour de la taille de Zyrios et se resserrèrent convulsivement autour de son corps comme si elle avait peur qu’il puisse disparaître à nouveau. Elle respira son odeur et s’en enivra, la chaleur de son corps envahit le sien. Elle pouvait sentir son cœur battre la chamade contre sa poitrine et une de ses mains caresser doucement ses cheveux. Ses larmes finirent par se tarir et son souffle redevenir régulier. Il n’y avait que son cœur qui ne pouvait s’empêcher de battre à vouloir jaillir hors de sa poitrine, mais plus pour les mêmes raisons que précédemment. Elle se recula un peu, regarda les yeux aussi bleu qu’un ciel de printemps de Zyrios ou planait encore tant de doute et de douleur. Celui de Mélyssandre s’étaient adoucis, ils brillaient, humides mais emplis d’un feu ardent. Elle remonta une main sur la joue de Zyrios, la caressa avec douceur appréciant enfin ce doux contacte puis elle sourit d’un sourire presque timide. Elle inspira profondément, pour se délester du dernier poids qui pouvait encore penser sur son âme et murmura à son tour :

- Je t’aime…. et cela depuis plus longtemps que je n’oserais me l’avouer. Je ne saurais te détester plus longtemps.

Des flammes de passion illuminèrent les yeux de Zyrios et il attira avidement le visage de Mélyssandre vers le sien. Ils échangèrent un baiser passionné. Ce n’est qu’au bout d’un long moment qu’ils finirent pas se souvenir où ils étaient. Les gardes avaient détourné le regard pour leur laisser de l’intimité. Mélyssandre du rire lorsqu’elle se rendit compte de la situation, un rire de bonheur. Elle glissa sa main dans celle de Zyrios entrecroisant leurs doigts et l'entraîna vers sa demeure. Elle fit un signe de tête à un des gardes pour qu’il récupère les affaires de Zyrios et invita tout le monde à la suivre.

- Viens, rentrons …. nous avons du temps a rattraper….

Falmala, 4 avr. 2017, 0h16

Zolored

Lorsque Zyrios eut terminé sa déclaration, il ne pouvait que rester suspendu à la décision de Mélyssandre. Il ne savait plus quoi penser, la décision était prise et aucun retour en arrière n'était possible, il s'était rattaché au dernier espoir qui valait pour lui la peine de continuer à avancer. Zyrios savait qu'il avait d'abord prit la mauvaise décision, son cœur n'avait pas pu surmonter l'honneur kovahkarh forgé dans chacune des grandes familles depuis la tendre enfance parée à tout subir pour la gloire. Cette fois-ci Zyrios avait tout abandonné dans l'espoir d'enfin pouvoir combler la nouvelle raison de sa vie, se tenant devant lui, pleine de colère et d'amertume.

Zyrios encaissa coup sur coup toutes les reproches de Mélyssandre, il les avait toutes bien méritées… Chacune de ses phrases rappelait à l'ancien baron ses erreurs. Il avait trahi sa douce, l'obligeant à subir ce qu'il espérait fuir en préparant cette guerre. On avait reproché à Zyrios sa compassion pour Négore, son refus d'entrer en guerre avait été perçu comme une faiblesse pour tout kovahk qui ne pouvant comprendre le lien créé entre les deux dirigeants. Pour éviter une guerre civile, Zyrios avait fait passer l'honneur prioritaire, se mentant à lui-même, brisant une partie de lui bien plus importante que toute la gloire de kovahk. La colère de Mélyssandre se changea soudainement en une tristesse infinie mélangée à une détresse enfouie... Une larme perla sur sa joue. Zyrios hésita un instant, son cœur battait si vite, puis il put tendre son bras vers Mélyssandre et enfin briser cet éloignement forcé… Leur contact changea tout, chacun pu ouvrir son cœur à l'autre et d'un murmure ressouder leur amour. Ils savaient qu'ils ne pouvaient vivre l'un sans l'autre. A cet instant, Zyrios savait exactement ce qu'il comptait faire, son seul objectif serait de faire battre le cœur de celle qu'il pouvait enfin de nouveau tenir dans ses bras, plus de faction, plus d'obligations ou de combat, l'amour réciproque suffirait à le combler.

Mélyssandre avait pu guider Zyrios vers ses luxueux appartements, il pouvait de nouveau observer dans les yeux de sa bien-aimée la passion qui les avaient consumés dès leur première rencontre. Le palais négien était de toute beauté faisant honneur à sa propriétaire, les somptueuses pièces étaient toutes richement décorées mais paraissaient bien peut attrayante comparé au rayonnement de beauté de Mélyssandre. Une fois arrivée dans un grand salon où était disposé nourriture et boisson, Mélyssandre fit signe aux gardes de la laisser pour pouvoir enfin profiter d'un instant rien qu'à eux.

Une fois les gardes partis, Zyrios et Mélyssandre pouvaient reprendre là où ils s’en étaient arrêtés, laissant leurs mains se perdre dans le dos de l’autre, se noyant dans le désir ardent de leur regard avant d’enfin pouvoir continuer à échanger de langoureux baisers. Zyrios murmura :

  • Ma douce et tendre, je ne désire plus que te combler, j’en ai fini d’ignorer ce que ressent mon cœur. Laissons ce désir bruler en nous, marions-nous laissant l’ardeur nous guider…

Comme réponse, Mélyssandre l'embrassa de nouveau avec une passion dévorante. Après un long moment, elle s'écarta sourire aux lèvres faisant signe à Zyrios de la suivre, le regard débordant d'envie. N'hésitant qu'une seconde, Zyrios se dirigea vers le couloir où avait disparût la dogaresse. Au milieu du couloir, un léger bruit se fît entendre avant un écoulement d'eau. Avançant avec prudence et envie en direction du bruit d'eau, Zyrios remarqua une porte entrouverte d'où commençait à peine à se dégager une vapeur d'eau chaude. Arrivé à l'entrée de la pièce qui semblait bien être une douche, Zyrios remarqua les vêtements de sa belle déposés au sol. Suivant l'invitation, il put faire de même avant de se glisser dans la douche pour enfin y rejoindre Mélyssandre.

Zolored, 7 avr. 2017, 18h58

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